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Dimanche, 26 Mars 2017

  •   Yazid Ferhat
  • mercredi 25 décembre 2013 01:05

Couteuse mais sans contenus, la FTTX algérienne est un échec

FTTX Algérie TélécomLe projet du Triple Play a été enterré.

 

L’expérience d’Algérie Télécom de déploiement de la technologie d’accès à internet de type FTTX a été un échec. Et c’est le PDG de l’opérateur historique, Azouaou Mehmel qui le dit.

 

Interpellé samedi dernier lors d’une journée parlementaire sur la technologie 3G, organisée à l’Assemblée populaire nationale (APN,) par l’ancien PDG d’Air Algérie et député FLN, Wahid Bouabdellah sur le FTTX, Mehmel a reconnu que cette technologie « n’a pas malheureusement suscité l’engouement qu’elle mérite chez le citoyen ». FTTX - triple Play (Téléphonie-ADSL-Vidéo) d’Algérie Télécom offre une connexion ADSL (de 1 méga jusqu’à 100 méga de débit) des appels gratuits vers le téléphone fixe et un bouquet d’une soixantaine de chaînes de télévisions (arabophones, francophones et anglophone). Présentée comme une technologie d’accès Très haut débit du futur, l’expérience algérienne a été un échec, car lancé « précocement », selon le PDG d’Algérie Télécom. Lancée en 2007 dans certaines localités (notamment à Alger, Médéa et Sétif), elle a péché, en effet, par une tarification inabordable pour la majorité des Algériens et une absence criarde de contenus, son vrai moteur de croissance.

Cherté et absence de contenus

Avec un abonnement mensuel de 3.500 DA en plus des frais d’installation culminant à 42.000 DA, elle n’est pas à la portée de tout le monde. Citant l’exemple de la Cité Zerhouni Mokhtar de Dar el Beida (Alger), Azouaou Mehmel explique que les citoyens refusent cette technologie et demandent l’ADSL, en raison de son prix jugé élevé. Le ministère de la Poste et des technologies de l’information et de communication avait même examiné la possibilité d’aller vers la subvention des frais d’installation pour ne payer que le prix de l’abonnement mensuel sans franchir le pas. Algérie Télécom s’est orientée par la suite vers une clientèle « ciblée » notamment les PME/TPE, les institutions publiques, seules à même de pouvoir se permettre une telle dépense. Mais le grand problème du FTTX reste, selon le premier responsable d’Algérie Télécom, celui de l’absence de contenus. Pour cela il faudrait qu’il y ait des fournisseurs de services. Ce qui n’était pas le cas avec le partenariat raté l’EEPAD, le fournisseur d’accès internet privé algérien. Ce dernier compte néanmoins se positionner comme fournisseur de contenus et de services après un exil en Tunisie. Un autre fournisseur lorgne également sur l’Algérie. Icflix, une plateforme de diffusion de films et de séries en haute définition directement via Internet offre le service de la vidéo à la demande (VAD) en Algérie. « Sans un contenu local et tout un écosystème avec un modèle économique qui va contribuer à financer les infrastructures », le FTTX ne peut être qu’un « échec », soutient Azouaou Mehmel.

Le FTTX est un luxe

Selon lui, Algérie Télécom n’est qu’un fournisseur de cette technologie d’accès au haut débit. « Maintenant, c’est pour quel usage ? Si c’est juste pour avoir internet haut débit, nous pensons que ce sont des technologies de luxe », explique-t-il. Ce qui amène l’opérateur historique à reléguer le FTTX dans sa variante FTTH (Fibre jusqu’au foyer) au rang de « projet à moyen terme ». L’objectif d’Algérie Télécom d’offrir le haut débit et très haut débit ne peut être garanti que par la fibre optique laquelle doit être amenée au plus près du citoyen. Le PDG d’ Algérie Télécom considère que la technologie MSAN (Multi Service Access Node), en cours de déploiement, est une forme de FTTX où il ne reste que «le dernier km entre l’armoire et le domicile » pour aller progressivement jusqu’au bâtiment FTTB. L’Algérie a engagé d’importants investissements pour le développement du réseau de fibre optique et son déploiement. Dans ce cadre, Algérie Télécom a bénéficié d’un prêt de 115 milliards de DA sur 15 ans avec un taux d'intérêt bonifié pour l’installation de son réseau, auquel s’ajoute un montant de 140 milliards de dinars financé sur le budget de l’Etat, a été octroyé pour la fibre optique. L’objectif de l’opérateur historique est de parvenir en 2013 et 2014 à poser 20 000 Km de fibre optique. Force est de constater que moins de 10 % seulement a été réalisé actuellement, faute d’entreprises de sous-traitance capables d’accompagner son plan de déploiement après plusieurs appel aux entreprises nationales. Résultat: l’Algérie ne compte actuellement qu’environ 1,3 million d’abonnés à l’internet haut débit filaire, selon les statistiques de l’ARPT (Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications).

 


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