Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mardi, 25 Avril 2017

  •   Yahia Benaïssa
  • samedi 14 décembre 2013 19:17

Télégestion de l’eau : visite dans le bâtiment intelligent de la SEOR (Oran)

SEOR Oran Télégestion EauLe contrôle "en temps réel" des ouvrages de distribution de l’eau.

 

Dans le secteur de la gestion de l’eau, les outils TIC sont devenus incontournables pour mieux exploiter cette ressource. Le bâtiment intelligent de la Société de l’Eau et de l’Assainissement d’Oran (SEOR), réceptionné en cette fin d’année 2013, confirme bien cette tendance qui répond avant tout, selon le directeur du bâtiment, Saïd Hamida, à un besoin vital de sauvegarde des acquis et de rentabilité.

 

Bourré de nouvelles technologies et de solutions pour les métiers de l’eau, le bâtiment intelligent de la Société de l’Eau et de l’Assainissement d’Oran (SEOR) est doté d’un système de supervision et de télégestion des réseaux de distribution de l’eau. L’édifice, d’architecture moderne, s’étale sur une superficie de près de 2.000 m² et surplombe la localité de Aïn El Beïda, daïra d’Es-Senia. Le système de contrôle, doté d’une application de type SCADA TOPKAPI, permet le "pilotage des installations et des équipements de distribution de l’eau potable à distance", selon les explications de Saïd Hamida, le directeur de ce centre de commande. Le système "est lié à tous les ouvrages, réseaux et stations de pompage de la wilaya", dit-il encore. Il est donc possible de contrôler "en temps réel" et de "télécommander à distance", par modes GSM/GPRS/RADIO, l’ensemble des ouvrages et des stations de pompage sur le territoire de la wilaya d’Oran, divisé en 97 secteurs.  Au delà des de l’apport technologique qu’offre ce bâtiment intelligent, il permet surtout à des équipes pluridisciplinaires (topographes, informaticiens et hydrauliciens) de travailler de manière transversale pour faciliter la prise de décision. Cet esprit de transversalité entre les différentes disciplines, mais aussi entre les hiérarchies, est transposé même au niveau de l’architecture intérieure du bâtiment. Le mot cloison est quasiment banni. Les différents bureaux et salles de commande sont aménagés dans des espaces ouverts assurant une constante communication. Composé d’un R+3, le bâtiment est doté d’une salle de télé-contrôle, une salle de crises, d’un espace éducationnel, d’un centre de processus de données et d’une salle de conférences de 120 places. Coût total du projet, environ 210 millions de dinars.

La Télégestion au service de la performance

La télégestion désigne un ensemble de solutions technologiques permettant de piloter à distance des installations autonomes géographiquement dispersées. De quoi, par exemple, permettre à l’exploitant d’un ouvrage d’être alerté en cas de problème technique. C’est toutefois loin d’être le seul atout de ces systèmes, puisqu’ils savent également enregistrer le fonctionnement des équipements surveillés (pompes, vannes, etc.). Il est par exemple possible de suivre en permanence l’état d‘un réseau, d’analyser son comportement et d’en optimiser la gestion par l’établissement de bilans périodiques. Objectif : la maintenance préventive, la détection de fuites, la surveillance des consommations et des volumes produits et distribués. Avec, à la clé, des économies tant en termes d’énergie, que de la ressource elle-même, le tout en limitant les déplacements sur sites, et donc la réduction des coûts liés. Des avantages qui ont permis progressivement aux outils des technologies de l’information et de la communication (TIC) de prendre une place de plus en plus décisive au sein de ces installations.

Dans le secteur de l’eau, la télégestion est née, dans les années soixante-dix, pour optimiser le couple station de pompage-réservoir d’eau potable. La télétransmission d’alors ne sert qu’à déclencher ou stopper le pompage, par radio ou via une liaison filaire. Dans les années quatre-vingt, arrive la téléalarme, autorisant le poste local à prévenir l’exploitant du réseau d’un dysfonctionnement éventuel. L’étape suivante voit la mise en œuvre d’un dispositif permettant de connaître l’état de santé du réseau lui-même, à travers celui de ses équipements, ainsi que leur évolution dans le temps. Cette fonctionnalité est rendue possible par l’enregistrement en local des états des capteurs de l’installation. Complémentairement, des calculs de bilans assistent l’exploitant dans l’analyse du fonctionnement. Toutes ces données deviennent consultables par le biais d’un poste central : soit une technologie conçue pour le grand public mais utilisée à des fins industrielles. Cette approche de gestion de l’eau s’est encore améliorée depuis l’avènement des modems RTC (Réseau téléphonique commuté), et l’adoption de solutions comme le GSM (Global System for Mobile Communications) Data, l’ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line) et aujourd’hui le GPRS (General Packet Radio Service).

GPRS, GSM mais pas d’ADSL

La SEOR semble avoir préféré éviter de s’aventurer en éliminant, parmi les options retenues pour son système de télégestion, celle de l’ADSL, en raison des coupures et du peu de fiabilité de cette technologie appliquée à la gestion d’un réseau aussi important pour le quotidien des citoyens. Les choix technologiques des applications de télégestion sont donc régulièrement influencés par les progrès des TIC. La mise en œuvre de ces solutions a toutefois souvent lieu avec un recul d’une dizaine d’années par souci évident de sécurité de fonctionnement. Ainsi, l’utilisation courante du GSM Data ne s’est pleinement développée qu’à partir de 1998, l’ADSL vers 2008, avant d’ouvrir le champ au GPRS qui est en train de s’implanter. Cette dernière, une technologie sans fil qui, comme le GSM Data voici une quinzaine d’années, a suscité beaucoup d’espoirs chez les acteurs du marché. En particulier celui de s’affranchir enfin des limites du réseau commuté qui imposait, pour accéder à des sites très isolés, de tirer une ligne téléphonique. Avec les coûts très importants qu’une telle opération peut générer. Et, de fait, le GPRS permet de donner accès à la télégestion à pratiquement tous les sites. Le déploiement des PC portables, des tablettes et autres smartphones, a encore largement facilité l’accès aux informations pour les techniciens d’exploitation et d’intervention, avec Internet comme moyen de consultation à distance. Et l’avènement de l’Internet mobile 3G, devra considérablement conforter ces options.

 


Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.