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Lundi, 24 Avril 2017

  •   Karam Kara-Békir
  • jeudi 12 décembre 2013 16:07

Les Chinois entrent dans le projet industriel Desertec

Après le retrait des groupes industriels allemands Bosch et Siemens et de la fondation Desertec (ONG) du projet industriel Desertec, le consortium Dii (Desertec Initiative Industrie) reçoit le soutien de l’électricien chinois SGCC. Il est désormais un actionnaire de Dii.

 

State Grid Corporation of China (SGCC) est devenu actionnaire de Dii en décembre 2013 à travers sa filiale China Electric Power Research Institute (CEPRI), un institut de recherche multidisciplinaire du secteur de l’électricité en Chine couvrant de nombreuses thématiques, annonce ce jeudi le consortium industriel Dii (Desertec Initiative Industrie) dans un communiqué.

« L’expansion globale des énergies renouvelables est un des domaines d’action stratégiques de SGCC. Dans ce cadre, SGCC s’efforce de trouver des moyens de contribuer efficacement à des projets d’agrandissement des réseaux électriques connectant des pays et des continents », a déclaré Liang Zhong Yao, Vice-Président de CEPRI. «  Dii est pour nous une alliance unique à la réputation solide pour l’intégration des énergies renouvelables des déserts dans des réseaux électriques interconnectés », a-t-il ajouté.

SGCC est l’un des plus grands fournisseurs d’électricité au monde. Ces activités se concentrent sur l’investissement, la construction et l’opération de réseaux électriques. Les réseaux de transport et de distribution de SGCC couvrent 26 provinces, municipalités et régions autonomes (environ 88% du territoire) de la Chine, faisant de ce réseau un des plus larges et sophistiqués au monde. SGCC a un certain nombre d’investissements à l’étranger, notamment aux Philippines, au Brésil, au Portugal et en Australie. Sa filiale CEPRI, est active dans divers champs de recherche ayant trait au secteur de l’électricité.

Soutien chinois après la désaffection des industriels allemands

L’entrée du chinois SGCC dans le consortium Dii intervient après une série de désaffection des industriels qui ont lancé l’initiative Desertec. Bosch, Siemens et la fondation Desertec (ONG) se sont retiré du projet visant à exploiter les potentiels énergétiques des déserts du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (MENA), via un vaste réseau de centrales solaires à concentration et de parcs éoliens à travers la Méditerranée. Le coût financier de Desertec est estimé à 400 milliards d'euros. Il prévoit l’installation d’une capacité de 100 GW d’électricité issue des énergies renouvelables en Afrique du Nord et au Moyen-Orient pour répondre à 15% à de la demande d'électricité de l'Europe d'ici 2050.

Paul van Son, PDG de Dii se dit honoré par le soutien de SGCC pour initiative industrielle Dii en devenant actionnaire. « L’institut de recherche de SGCC, à la renommée internationale, apportera une précieuse contribution à nos activités, en partageant notamment son expertise sur les technologies de transport de l’électricité et de production d’énergies renouvelables », a-t-il expliqué, précisant que la coopération entre SGCC/CEPRI et Dii, vise à créer des synergies et d’accélérer la mise en place d’un réseau électrique à haute tension en courant continu de part et d’autre de l’Europe et de la région MENA.


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5 Commentaires

  • Desertec n'est pas mort. Dii concoure à la vision Desertec mais n'est plus l'initiative industrielle de Desertec. La fondation n'est plus actionnaire de Dii. Dii continue sur sa voie et je lui souhaite beaucoup de succès.
    L'arrivée d'un actionnaire chinois pose beaucoup de questions. la Chine est très présente sur le continent africain. Lui ouvrir les portes de MENA dans le domaine des énergies n'est pas une bonne nouvelle pour les Européens comme pour les Africains.
    Pourquoi avoir signé un MoU avec MEDGRID pour s'allier ensuite à SGCC? Dii depuis sa création , a créé beaucoup d'interrogations et de méfiance côté français , je ne suis certain que cette nouvelle facilite les relations du futur.
    Dii reçoit des fonds européens pour ses études et que ces fonds et études puissent être exploités par la Chine m'interroge au plus haut point.

    Rapporter Petitjean dimanche 15 décembre 2013 09:56
  • Ce qui intéresse ici la région MENA c'est le transfert de technologies et la production de l'énergie à moindres coût pour le marché domestique et une garantie de débouché sur le marché européen.
    il est cependant de notoriété publique que la chine a mis un coup à l'industrie PV européenne. l'eurpe des 28 pense déjà à taxer plus les produits en provenance de chine. mais ça c leur problème. Nous Maghreb ce qui nous intéresse c d'être leader dans la production de l'électricté des ENR avec un taux d'intégration conséquent.

    Rapporter Faymous samedi 14 décembre 2013 11:00
  • Ce n'est pas le savoir-faire des chinois qui est en jeu: Les chinois ont fermé toute l'industrie du PV Europeenne. C'est une question de strategie industrielle...

    Rapporter Truc vendredi 13 décembre 2013 12:24
  • Pourquoi stigmatiser ainsi les chinois. Ils ont un savoir-faire peut être similaire à celui des allemand. Moi je pense que l'entrée des chinois dans ce projet est une bonne chose. ça va booster le projet, attendons juste que les états lèvent les obstacles réglementaires.

    Rapporter Faymous vendredi 13 décembre 2013 07:07
  • Si les chinois rentrent dans Desertec, cela veut dire que projet est definitivement mort...

    Rapporter Truc jeudi 12 décembre 2013 16:35