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Mardi, 25 Avril 2017

  •   Oussama Nadjib
  • mercredi 18 décembre 2013 01:26

L’attractivité de l’amont pétro-gazier algérien testée un an après Tiguentourine

TiguentourineLe complexe gazier de Tiguentourine, à In Amenas


Le 4ème appel d’offres pour la recherche et l’exploitation des hydrocarbures est annoncé sans date précise par le président de l’Alnaft (Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures). Ce sera le grand test pour l’attractivité de la nouvelle loi sur les hydrocarbures et du degré d’absorption du choc de Tiguentourine.


Janvier 2013 a été pour le secteur pétro-gazier celui d’un terrible télescopage. La nouvelle loi sur les hydrocarbures qui devait être débattue le 21 janvier par l’assemblée nationale a été précédée par l’évènement imprévu et spectaculaire de l’attaque terroriste, le mercredi 16 janvier, contre la base gazière de Tiguentourine. Alors que la nouvelle loi visait à rétablir l’attractivité émoussée de l’amont pétro-gazier algérienne, l’attaque commanditée par Belmokhtar Belaouer créait un stress sécuritaire nouveau pour le secteur en Algérie. Promulguée le 20 février au journal officiel, la nouvelle attendra pratiquement une année – on parle de février 2014 comme possible date du prochain appel d’offres – pour être soumise au test de l’intérêt des compagnies étrangères. Une des raisons de ce temps relativement long entre la promulgation de la loi et le lancement de l’appel d’offres est l’élaboration des textes d’application. Un travail à faire avec minutie car, ainsi que nous l’a déclaré, Abdelmadjid Attar, ancien PDG de Sonatrach, il s’agit de ne pas faire d’erreur de formulation et de tomber dans les procédures d’arbitrage.  Les entreprises étrangères attendent ces textes d’applications pour évaluer les promesses d’allègements de la fiscalité. Elles savent déjà que la taxe sur le revenu pétrolier (TRP) est calculée en fonction de la rentabilité et non du chiffre d’affaires.

Option « Tight »

Une trentaine de textes d’applications sont en cours d’élaboration, a annoncé le président de l’Alnaft Sid-Ali Betata. Il a confirmé le choix, déjà annoncé par Youcef Yousfi, de développer rapidement les réserves Tight qui, tout en nécessitant le recours à la très contestée technique de la fracturation hydraulique, sont moins difficiles à exploiter que les schistes. Une task-force œuvre à identifier et sélectionner les périmètres de réserves de pétrole et de gaz « qui pourraient faire objet d’un projet de développement, en vue d’une cession dans le cadre de cet appel à la concurrence". Des contrats modèles et des cahiers de charge pour l’attribution de ces périmètres intégrant les amendements de la nouvelle loi sont à un stade avancé, a indiqué le président d’Alnaft. Pour rappel, la « bonne nouvelle » de l’année annoncée par Yousfi au sujet du gisement de Hassi Toumiet, dans le bassin d'Amguid Messaoud, avec un potentiel de 1,264 milliard de barils est du pétrole Tight. Le potentiel en gaz et pétrole tight s’installe comme objectif immédiat alors que le pétrole et gaz de schiste reste dans une configuration plus lointaine. Mais si le quatrième appel d’offres intègre les choix en matière d’hydrocarbures non-conventionnels, il reste beaucoup à faire dans le conventionnel. Et d’abord, comme le souligne Abdelmadjid Attar, le plus important reste à améliorer le taux de récupération des gisements actuels.

Une vie pour les petits gisements délaissés

Selon lui, les entreprises étrangères sont très intéressées par le prochain appel d’offres « moins pour les hydrocarbures non-conventionnels qui vont mettre du temps à se mettre en place que pour la fiscalité applicable pour le développement des petits gisements qui se trouvent dans des régions isolées ou complexes qui vont bénéficier d'abattement fiscaux importants ». De nombreux petits gisements sont inexploités en Algérie en raison de leur complexité technique et de leurs coûts financiers. Ces nombreux gisements devraient, grâce aux abattements fiscaux prévus, intéresser des sociétés de tailles moyennes qui, observe Attar, «maîtrisent parfaitement les techniques et sont capables de les exploiter au moindre cout ».

Adaptation sécuritaire
 
Outre ces aspects techniques qui font que l’appel d’offres vient un an après le changement de la loi au lieu de six mois, il y a eu probablement une volonté de laisser absorber le choc de Tiguentourine. Et de préparer et mettre en œuvre des dispositifs sécuritaires adaptés à un type de menace « sans précédent » mais pas « inconcevable », selon la formule de la commission d’enquête de Statoil sur l’attaque de Tiguentourine. Pour certains analystes, cette adaptation sécuritaire explique de manière plus pertinente - que la politique – les changements annoncés dans l’organisation des services de renseignements algériens. Une adaptation qui semble répondre aux exigences, devenues très élevées, des compagnies étrangères. L’année se termine en effet par l’annonce d’un retour d’une quarantaine de membres du personnel de Statoil à Hassi-Messaoud… En attendant Tiguentourine dont les responsables de Sonatrach espèrent une remise en marche totale à la fin du 1er semestre 2014.


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