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Dimanche, 26 Mars 2017

  •   Merouane Korso
  • dimanche 22 décembre 2013 09:56

Maroc - Les sénateurs de l'USFP et de l'Istiqlal bloquent le projet de loi de finances 2014

Socialistes et nationalistes font bloc contre le projet de budget 2014 du gouvernement Benkirane (DR)

Le projet de loi de finances (PLF) 2014 n’est pas passé comme une lettre à la poste au niveau de la Commission des finances, des équipements, de la planification et du développement régional du sénat marocain. L’opposition au gouvernement islamiste de Abdelilah Benkirane est passée par là. Motif : le gouvernement n’a pas honoré les engagements pris lors de l’examen du projet de loi de finances 2013.

C’est un sérieux coup de semonce que l’opposition, à la chambre des Conseillers (Sénat), menée par l’Istiqlal (centre) et l’USFP (gauche), a donné jeudi dernier au gouvernement Benkirane. Le PLF 2014 a été rejeté par 15 voix contre 6 pour. Le rejet de la mouture du projet de loi par l’opposition est, officiellement, motivée par le fait que le gouvernement «n’a pas honoré les engagements pris lors de l’examen du projet de loi de finances 2013», c'est-à-dire la relance de la croissance à plus de 4%, la réduction à moins de 4% du déficit du PIB et l’amélioration du climat social. Pis, le gouvernement dirigée par le parti de la Justice et du Développement (PJD) « est incapable d’expliquer ce constat par des réponses claires et précises », selon les groupes de l’opposition au sénat marocain. Et puis, « le parlement n’a pas été associé à l’élaboration de ce projet sur lequel il est aujourd’hui appelé à voter », déplorent les parlementaires.

Une question d’amendements

Le rejet de ce PLF2014 était, in fine, déjà programmé par les socialistes de l’USFP et les nationalistes de l’Istiqlal, qui ont fait alliance contre le gouvernement. Fin novembre dernier, c’est Driss Lachgar, Premier secrétaire du parti socialiste marocain, qui a tiré la première salve, en reprochant au gouvernement de ne pas avoir pris en compte dans le projet de loi de finances 2014, des amendements introduits par l'opposition. Il a même menacé, ainsi que Hamid Chabat, chef de file de l’Istiqlal de voter contre ce projet si ces amendements ne sont pas pris en compte par le gouvernement. Lachgar estime qu'il n'est « pas tolérable que les amendements de l'opposition à la Chambre des conseillers soient rejetés par le gouvernement ».

Pouvoir d’achat et lutte contre la corruption

Les amendements proposés par l'opposition portent notamment sur la protection du pouvoir d'achat des citoyens, la lutte contre la corruption et la rente, et l'instauration de l'impôt sur la fortune. Le PLF2014 a été déjà adopté le 20 novembre dernier par 164 voix pour et 95 voix contre par la chambre des représentants (députés). Le PLF2014 table sur une croissance de plus de 4% et un déficit budgétaire de moins de 5%, et préconise notamment une réforme de la justice, la préparation de la mise en œuvre de la régionalisation et la réforme du régime des retraites et du système fiscal, comme mesures urgentes pour juguler le déficit budgétaire, qui avait atteint 7% du PIB en 2012, et probablement 5% pour 2013.

 

 


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