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Mardi, 25 Avril 2017

  •   Mehdi El Amine
  • dimanche 29 décembre 2013 05:52

Le Pacte économique et social place l’entreprise algérienne au cœur du nouveau modèle de croissance économique

Un nouveau Pacte économique et social de croissance pour sortir de la spirale de la rente pétrolière (DR)

La commission en charge de l’élaboration du pacte économique et social de croissance vient de remettre son rapport au Premier ministre. Le document d’une quinzaine de pages, dont Maghreb Emergent a obtenu une copie, est une plateforme d'engagements de la part du gouvernement, du patronat et des organisations des travailleurs, à doter le pays d’une alternative crédible à rente pétrolière et à la croissance économique tirée par la dépense publique.

 

Le projet de pacte économique et social de croissance, élaboré après plus de deux mois de tractations par des représentants des organisations syndicales, du patronat et du gouvernement, reprend dans son ensemble les revendications exprimées lors de la tripartite de septembre, devant le Premier ministre Abdelmalek Sellal. D’abord, que les trois partenaires sont conscients du caractère fragile de l’économie algérienne, dangereusement accrochée à la rente pétrolière. Un constat inquiétant qui a amené les trois partenaires à réfléchir sur des objectifs sur cinq ans à atteindre, afin d’engager l’Algérie dans un nouveau modèle de croissance économique, basé essentiellement sur le développement industriel, avec l’entreprise comme locomotive. Pour atteindre ces objectifs, les préalables avancés dans le projet de Pacte économique et social de croissance, sont quasi-redondants : accélération du processus de réformes économiques, instauration d’un climat des affaires favorable, la promotion d’un système efficient de santé et de protection sociale, l’adaptation du système national de formation en adéquation avec les besoins des entreprises et de l’économie nationale et la garantie de la sécurité énergétique du pays à long terme.

L’entreprise, au cœur du Pacte économique et social de croissance

«Les entreprises publiques et privées, sans distinction, sont au centre de toute politique de développement dont elles sont les bâtisseurs : elles sont nécessairement des partenaires incontournables dans toute action de mobilisation pour la croissance économique, » est-il indiqué dans le projet de Pacte. Le gouvernement, le patronat et les représentants des travailleurs considèrent ainsi que « la croissance économique, la création de richesses et d'emplois décents et durables, ainsi que la distribution des revenus sont le fait des entreprises, de leur productivité et de leur rentabilité». Un objectif, ajoutent les rédacteurs du document, qui ne peut être réalisé sans « climat des affaires propice à l’investissement, une stabilité de l’environnement juridique, une confiance dans la justice et une politique économique en mesure de redynamiser les filières de l’industrie et de diversifier l’économie… ».

Le gouvernement, l’UGTA et le patronat s’engagent…

Dans le projet de Pacte présenté à Abdelmalek Sellal, les engagements de chacune des parties sont clairement mentionnés. Il s'agit de favoriser le dialogue dans le règlement des conflits sociaux pour les syndicats des travailleurs, de création et préservation de l’emploi pour les organisations patronales et de mesures favorisant la création et l’essor des PME pour les pouvoirs publics. Parmi ces engagements, les syndicats des travailleurs, représentés par l’UGTA dans la cadre de ce pacte, s'accordent à « préserver la stabilité sociale indispensable à toute politique de développement, par le recours au dialogue, à la concertation, l’arbitrage et la pratique de la médiation et ce, dans un souci de prévention des différends collectifs et de contribution à leur règlement, à tous les niveaux ». Les organisations patronales, s’engagent de leur coté à favoriser « la préservation et le développement de l’emploi et œuvrer au développement de l'investissement productif, créateur de richesses, et la promotion d’une économie nationale forte de biens et de services diversifiés, satisfaisant les besoins nationaux et tournée vers l’exportation ». Les pouvoirs publics, pour leur part, s’engagent, entre autres à lutter contre la corruption à débureaucratiser l'acte d'investir, et à assainir le climat des affaires pour favoriser l'expansion des entreprises. Parmi ces engagements, le document appelle à la création de fonds d’investissement, et adapter l’obligation de financement des importations par le crédit documentaire en direction des entreprises industrielles.

Un pacte incliné en Plans d’actions

Une nouveauté dans le pacte économique et social revu et corrigé : l’accord fera chaque année l’objet d’un rapport, élaboré par un comité national de suivi, sur l’application et la mise en œuvre des engagements pris par chacune des parties. Les recommandations du Pacte seront également déclinées en plans d’actions « élaborés par chaque partie pour ce qui la concerne, incluant des objectifs opérationnels et adossés à des indicateurs de mesure ». Des rapports d’étape trimestriels seront élaborés pour y inclure « des propositions de mesures correctives nécessaires à la bonne exécution du Pacte ». Ce plan d’action permettra aussi de mettre à l’épreuve les engagements par les pouvoirs publics, en particulier des mesures prises et souvent non respectés en raison des résistances bureaucratiques de l’administration.

 


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