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Lundi, 24 Avril 2017

  •   Abed Charef
  • mercredi 25 décembre 2013 08:18

En Algérie, la lune de miel entre le gouvernement et le patronat se poursuit

Patronat et Gouvernement sur la même longueur d'ondes...à quelques exceptions près (DR)

Le patronat multiplie les propos élogieux à l’égard du premier ministre Abdelmalek Sellal. Pourtant, celui-ci n’ose pas s’attaquer à des secteurs encore tabous.

 

Le patronat algérien multiplie les louanges en direction du premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, malgré quelques réserves sur lesquels les chefs d’entreprises maintiennent la pression. « C’est la lune de miel », a déclaré à Maghreb Emergent un économiste qui a suivi les travaux de la tripartite de début décembre. « A l’exception de quelques questions sur lesquelles le président Bouteflika a tranché, M. Sellal accorde aux entreprises tout ce qu’elles veulent », dit-il.

Saluant la méthode de M. Sellal, jugée « plus pragmatique », à l’opposé de son prédécesseur Ahmed Ouyahia, considéré comme « dogmatique », les patrons espèrent aller encore plus vite dans les mois qui viennent, à la faveur de la campagne pour les présidentielles, période favorable pour arracher de nouvelles promesses aux candidats.
Mais d’ores et déjà, les mesures décidées en faveur des entreprises sont nombreuses, note M. Abdelwahab Ziani, vice-président de la confédération des industriels et producteurs algériens, qui cite des abattements fiscaux, « une approche plus proche des entreprises », et des encouragements à réinvestir. Le gouvernement a aussi revu à la hausse le seuil d’investissement qui doit passer obligatoirement par le Conseil national de l’Investissement, et établi le « couloir vert », pour faciliter les démarches administratives avec les services de la douane.
Pragmatisme
« Ça se passe très bien avec le gouvernement », affirme M. Ziani, pour qui l’exécutif « a fait le ménage dans tous les secteurs », même si « ce n’est pas encore fini ». Avec le gouvernement de M. Sellal, il y a « plus de confiance ». Les relations se sont nettement améliorées depuis que le premier ministre s’est adressé aux patrons, pour leur dire : « Ramenez tout ce qui peut booster l’économie nationale ». Dès sa première rencontre avec les chefs d’entreprises, M. Sellal avait jeté la balle dans leur camp, leur demandant de lui faire des propositions pratiques, assurant qu’il les mettrait immédiatement en application.
M. Rédha Hamiani, patron du Forum des Chefs d’entreprises (FCE), salue lui aussi la souplesse de M. Sellal. « On nous écoute, on tient compte de nos observations », dit-il, reconnaissant que la politique économique de M. Bouteflika, telle que mise en œuvre par M. Sellal, « convient » au patronat, si l’on excepte les deux ou trois thèmes qui fâchent, comme la règle du 51/49 et l’instauration du crédit documentaire.
Lenteurs et bureaucratie
Cette entente n’arrive cependant pas occulter une réalité, celle du décalage entre ce qui est convenu et ce qui se fait sur le terrain. Un chef d’entreprises déplore « la lenteur » des procédures, et « le décalage entre les décisions prises et leur application ». Entre les deux, il y a la bureaucratie, dont le poids reste énorme. Alléger les procédures bureaucratiques fait d’ailleurs partie des revendications récurrentes des organisations patronales.
Le gouvernement a fait des promesses, mais les progrès sont laborieux. Les mesures prises concernent certains volets secondaires, comme les facilités pour la confection de dossiers ou l’ouverture de comptes bancaires. Sur les grandes décisions attendues, comme l’accès du privé au foncier industriel très convoité, détenu par les entreprises publiques, M. Sellal n’ose pas s’aventurer. D’autant plus que dans les cercles liés au pouvoir, de telles questions ne sont pas tranchées. M. Harchaoui, ancien ministre des finances et proche de l’ancien premier ministre Ahmed Ouyahia, l’a clairement signifié, en affirmant que le gouvernement a accordé trop de facilités au secteur privé, sans obtenir des résultats probants.


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