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Dimanche, 26 Mars 2017

  •   Abed Charef
  • jeudi 19 décembre 2013 11:40

Ce qui « hérisse » le patronat algérien et ce qui lui convient, selon Réda Hamiani

Réda Hamiani adopte la position du

Le patronat algérien est satisfait des choix économiques du président Abdelaziz Bouteflika. Mais il y a des décisions fâcheuses, comme la règle 51/49 pour le commerce extérieur, rappelle le patron du FCE, Réda Hamiani, qui reste prudent sur l’idée d’un quatrième mandat.

 

Le patronat algérien est dans l’expectative. A quatre mois de l’élection présidentielle d’avril 2014, la situation lui parait confuse. Et plutôt que de se prononcer sur un éventuel quatrième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, les chefs d’entreprise préfèrent parler de ce qui leur « convient », ce qui les « hérisse » et ce qu’ils souhaitent. En attendant que la situation politique se décante.
Réda Hamiani, patron du Forum des Chefs d’entreprises, l’organisation patronale la plus médiatique, affirme ainsi qu’il « n’y a pas de visibilité suffisante » pour se prononcer sur un éventuel quatrième mandat. Il botte en touche sur cette question, affirmant qu’il va attendre la décision du président Bouteflika d’abord, et remettre ensuite la décision aux instances du FCE, même si lui-même considère que le FCE n’a pas à se prononcer lors d’une élection présidentielle.
Il reconnait toutefois que les choix économiques du président Bouteflika conviennent au patronat, à l’exception de deux points concernant la règle du 51/49 et le crédit documentaire. Il y a juste « un problème dans l’application des décisions », dit-il, insistant sur un point : « la conduite des affaires nous convient ».
La situation s’est particulièrement améliorée depuis la nomination de M. Abdelmalek Sellal au poste de premier ministre. « Les équipes actuelles sont pragmatiques », dit-il. « Il y a échange, on tient compte de nos points de vue », ajoute-t-il, affirmant : « Je pense qu’il y a de la sagesse ». En toute logique, « si ce programme est maintenu, on ne va pas jouer l’opposition », en conclut M. Hamiani.
Incongruités
Mais à côté de ces satisfécits adressés au gouvernement, M. Hamiani évoque ce qui « hérisse » le patronat, avec les « incongruités » relevées, notamment du temps de l’ancien premier ministre Ahmed Ouyahia. Parallèlement aux mesures de libéralisation, le gouvernement affirme que « le secteur public constitue la colonne vertébrale de l’économie. Cette analyse nous hérisse », a déclaré M. Hamiani, qui critique aussi deux règles édictées par la loi de finances complémentaires 2009, celle du 51/49 et le crédit documentaire. C’est devenu « un dogme », dit-il. « C’est une vérité révélée, non susceptible de démonstration ».
Le patron du FCE reproche aussi au gouvernement d’avoir fait de « la paix sociale le critère numéro un de la politique économique ». Selon lui, les subventions et les transferts représentent 25 à 30% du PIB. « Nous sommes le peuple le plus subventionné de la région ». Pourtant, « le peuple n’est pas heureux ».
Sur le plan de l’investissement, l’Algérie reste « le pays le moins attractif de la région », selon M. Hamiani, qui rappelle que l’indice de satisfaction des patrons a brutalement chuté, passant de - 4 à -17. Pour lui, « la marge de manœuvre des entreprises algériennes est étroite, en raison notamment « des engagements internationaux pris par l’Algérie », notamment l’accord d’association avec l’Union Européenne.
Equilibrisme
M. Hamiani reconnait volontiers que le patronat joue un difficile exercice d’équilibrisme. Les chefs d’entreprises veulent naturellement se placer « dans le sillon » autorités politiques. Le secteur privé n’a pas vocation à « faire de l’opposition ». De plus, il est « fragile », dit-il. Ce grand écart amène M. Hamiani à ménager un gouvernement qui n’arrive pourtant pas à régler certaines questions élémentaires, comme le foncier industriel.
Tout comme les investisseurs étrangers, le patronat algérien revendique une « stabilité législative et règlementaire », ainsi qu’une « visibilité sur le long terme ». Pour M. Hamiani, « le flou est maintenu », alors que tout investisseur veut des garanties sur le long terme. Il déplore l’absence de réflexion sur le long terme.


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