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Lundi, 24 Avril 2017

  •   Younès Djama
  • jeudi 26 décembre 2013 14:59

Algérie-Les exportateurs réclament un accompagnement des pouvoirs publics

Il existe une prise de conscience chez de nombreux industriels algériens pour l’exportation, estime Ali Nasri Bey, président de l’Association des exportateurs algériens. Qu’ils soient issus du domaine de la céramique ou de l’agroalimentaire, ces opérateurs veulent néanmoins un accompagnement de l’Etat.   

 

Les exportations hors hydrocarbures ont besoin de mesures à différents niveaux, qui intéressent tous les acteurs liés à l’exportation, notamment de la Banque d’Algérie et le Conseil national de la Monnaie et du Crédit, soutient le président de l’Association des exportateurs algériens, Ali Nasri Bey, invité jeudi de la radio chaine III. Ces deux institutions  constituent, selon lui, un handicap en termes de facilitations à l’exportation. La réglementation du commerce extérieur concernant le contrôle des changes est encore timide, a-t-il estimé. Il cite à titre d’exemple  l’instruction 2002/01 concernant l’investissement et la création de comptoirs à l’étranger « qui n’est toujours pas permise ». « Nous sommes toujours bloqués et on est dans des conditions anciennes qui n’ont pas évolué depuis plusieurs années. C’est pour cette raison qu’il est important que les pouvoirs publics fassent plus de confiance en les exportateurs, c’est le moment ou jamais », a-t-il plaidé. Et d’ajouter : « L’exportateur a besoin d’un soutien et d’un accompagnement d’abord dans les instruments bancaires. Par exemple, il n’y pas de bonification dans les lignes de crédits au profit des exportateurs. On citera aussi l’affacturage qui représente un moyen de vendre sa créance au niveau des banques n’existe pas… ».

Activer le Conseil national consultatif de la promotion de l’exportation

Selon le représentant des exportateurs algériens, la raison principale du niveau marginal voire insignifiant des exportations hors-hydrocarbures dans l’économie nationale est l’absence d’une stratégie et d’une vision d’intégration dans les espaces économiques naturels, dans les accords d’association signés, et surtout la non-installation du Conseil national consultatif de la promotion de l’exportation-il devait être installé en octobre 2004. A ce propos, M. Nasri Bey interpelle le Premier ministre afin de hâter l’installation de cette instance. Si l’Algérie n’arrive-t-elle pas à exporter, c’est parce que, explique-t-il, les pouvoirs publics ne parviennent toujours pas à définir les  potentialités de notre pays, et à dire quels sont leurs points forts face aux produits européens. L’Algérie a exporté en 2013 pour environ deux milliards de dollars de produits hors-hydrocarbures, constitués principalement de dérivés de pétrole.

Absence de stratégie tournée vers l’exportation est absente

L’invité de la radio déplore qu’en dépit du potentiel dont jouit le pays, le placement des produits algériens dans des marchés extérieurs, européens notamment, reste timoré. « En Europe, le marché existe notamment avec la forte présence de notre communauté. Ceci n’est malheureusement pas fructifié en Algérie où une stratégie nationale tournée vers l’exportation est absente », note-t-il. Il prend en exemple le secteur agricole dont le potentiel à l’exportation est réel, mais peu rentabilisé sur le terrain. « On ne peut pas du jour au lendemain procéder à des exportations sporadiques. Il faut d’abord mettre à plat les problèmes qui existent dans le monde agricole. Nous ne pouvons pas exporter à partir du circuit informel, de même qu’on ne peut pas exporter à partir d’une agriculture morcelée. D’où l’urgence de définir la stratégie d’accès des produits agricoles », préconise Ali Bey Nacer.

Des mises en demeure pour inciter les industriels à exporter

Pourquoi les opérateurs économiques privilégient-ils uniquement le marché intérieur pour faire écouler leurs produits et ne prévoient pas les marchés extérieurs dans leurs plans de charge? A cette question, l’invité répond que c’est lié à la logique du profit. « Nous avons un marché rémunérateur le plus dynamique de la région, et les industriels ne vont pas aller chercher plus loin », a-t-il expliqué. Il suggère que les pouvoirs publics mettent en demeure les opérateurs en vue de les pousser à exporter. « C’est à l’Etat de montrer la direction en faisant des analyses et des études, de dire quelles sont nos potentialités et sur quoi nous pouvons nous appuyer. Nous avons une industrie de l’électronique et de l’électroménager capable d’exporter », note Nasri Bey.


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