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Mardi, 25 Avril 2017

  •   El Kadi Ihsane
  • jeudi 24 octobre 2013 08:55

Algérie : Polémique impromptue autour de l’invitation d’Anis Naccache au 18ème SILA

  Anis NaccacheAnis Naccache dans une manif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (dr)

Invité par les éditions Casbah, l’ancien militant activiste pro-palestinien Anis Naccache a été traité de "terroriste" par un journaliste algérien qui a interpellé les organisateurs pour sa venue à Alger lors de la conférence de  presse de présentation du 18e salon du livre d’Alger.

Tout le monde ne se souvient pas bien à Alger en 2013 d’Anis Naccache. Ce n’est pas le cas d’un journaliste algérien, Mohamed Tamelt, free-lance de retour d’un long séjour à Londres qui, arrivé en dernier, a en plus, vite bien lu le programme du 18e SILA lors de la conférence de presse de présentation tenue ce mercredi à la bibliothèque nationale du Hamma à Alger. Le commissaire du SILA  Hamidou Messaoudi a donc été interpellé sur un ton polémique au sujet de l’invitation de Anis Naccache  à Alger : « Vous avez toujours soutenu au commissariat du SILA que vous interdisiez les livres qui font l’apologie de la violence terroriste. N’y a-t-il pas une contradiction dans ce cas à inviter à votre salon Anis Naccache qui reconnait lui-même qu’il est un terroriste ? ».  Et de rappeler que cet invité du SILA a kidnappé notamment le ministre algérien de l’énergie Belaid Abdeslam lors de la prise d’otage de l’OPEP à Vienne en 1973 !».

Le commissaire du SILA a répondu qu’il n’était pas procureur de la république pour juger des faits et des gestes de Anis Naccache il y a trente ans ». Réponse qui n’a de toute évidence pas  convaincu Mohamed Tamelt, qui a  repris le micro pour affirmer que l’on ne pouvait dire cela lorsque l’intéressé lui-même reconnait avoir commis des actes de terrorisme ».  Mustapha Madi, l’un des co-organisateurs du 18e SILA en charge de l’animation a alors réagi du fond de la salle des conférences de la bibliothèque nationale  pour rappeler qu’Anis Naccache « est aujourd’hui un citoyen qui circule dans le monde. Il est déjà venu à Alger il y a de cela  trois ans pour participer à une conférence ».

Des éditeurs présents à la conférence de presse ont déploré que l’évènement n’ait pas permis d’insister plus sur la présence à Alger d’autres invités «moins controversés » selon eux. Le 18e SILA attend, entre autres, la visite de Adolpho Kaminski faussaire au service de toutes les causes de libération dans le monde, membre du réseau Jeanson de soutien au FLN, et de sa fille Sarah Romancière et comédienne. De l’ancien ministre des affaires étrangères français et avocat des militants du FLN, Roland Dumas a été convié par le SILA. Les éditions Casbah ont invité Yasmina Khadra et l’humoriste français de gauche Guy Bedos.

 Hommage à Jacques Verges

Anis Naccache, est surtout connu pour avoir tenté d’assassiner, l’ancien premier ministre du Chah d'Iran, Shapour Bakhtiar, le 18 juillet 1980, à Suresnes en France. Cette tentative d’assassinat a couté la vie à un fonctionnaire de police et, par erreur, à une civile de l’immeuble. Une troisième victime, un policier, est resté paralysé à vie. Anis Naccache s’étant rapproché de la Révolution iranienne qu’il jugeait alors le meilleur allié de la cause palestinienne, avait alors agit sous les ordres directs de l’Ayatollah Khomeiny, d’après les rapports de la justice française qui l’a condamné à perpétuité en 1982 après son arrestation. Anis Naccache a été gracié le 27 juillet 1990 par le président Mitterrand dans le cadre d’une négociation globale avec l’Iran qui incluait le sort d’otages français au Liban. Sa participation en 1973 à la prise d’otages des ministres de l’OPEP à Vienne dirigée par Illitch Ramires alias Carlos est le premier épisode spectaculaire connu de sa carrière de militant pour la cause palestinienne. Anis Naccache vit depuis son élargissement en 1990 au Liban et travaille comme consultant en stratégie.

Il a été convié au SILA pour participer à une table ronde sur le monde arabe et notamment pour intervenir sur le volet syrien qu’il connait particulièrement bien. Il sera également un des animateurs de l’hommage rendu par le 18e Salon du livre d’Alger  à Jacques Verges, grand ami de l’Algérie décédé en août dernier. L’ancien militant guévariste et essayiste français  Régis Debray, également invité au 18e SILA sur un autre panel d’auteurs, a exprimé le vœu de ne pas participer au même plateau que Anis Naccache. Le journaliste Mohamed Tamelt, peut être le premier algérien à avoir traité en public un militant pro-palestinien de « terroriste », aura eu au moins un allié de prestige avec cette ancienne figure française de la lutte anti-impérialiste. Le 18e SILA ouvre ses portes au public le 31 octobre prochain.


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6 Commentaires

  • Difficile de ne pas relever le simplisme - c'est à dire l'antithèse de la culture historique - chez ce journaliste. Je lui conseille de lire ce qu'écrit un jeune, en France, sur George Ibrahim Abadallah, ce "terroriste" selon les catégories de ce journaliste et des blancs/ http://artdelapaix.over-blog.com/2013/10/georges-ibrahim-abdallah-le-h%C3%A9ros-arabe.html

    Rapporter Bourboune samedi 26 octobre 2013 07:14
  • Cher M. Tamalt, je n'ais rencontré ni vous ni M.Ihsane et je sais que vous êtes tous deux sympathiques et vous le restez pour jusqu'au dernier jour… même si je ne suis pas d'accord avec vous dans les idées..
    Mais la question n'est pas si Nekkache était à la solde du plus payant ou Boutef serait un serviteur des pays du Golfe et des occidentaux ce qui ressort le plus de votre commentaire, mais la question est la réaction épidermique à la parisienne sur un "terroriste" classé pour un temps tel par la nomenklatura française et libéré grâce à la fameuse "raison d'état" de la nomenclature française… La question toute la question est qu'à Alger on raisonne français… Rappelant qu'un hommage sera rendu à J.Verges qui pour les medias français c'est un "avocat du diable" alors pour l'Algérie est un grand ami de la Révolution… Toute une question de prisme…
    Quand à Nekkache, c'est un écrivain qui a été invité en ma connaissance en tant que tel afin de débattre sur des sujets à caractères politiques, son passé soit il controversé ne doit en aucune manière influer sur le présent.
    Par contre le sujet qui doit vraiment interpeller tout les intellectuels est cette censure des livres jugés subversifs. Et là tout le monde s'est tu. Qui juge de ce que les algériens peuvent lire ou pas… ???!!! Bien sur le Monsieur qui s'est révolté de l'invitation de Nekkache aurait surement interdit la diffusion des écrits de celui-ci en Algérie puisque c'est un terroriste il ne peut que faire l'apologie de la terreur… Et pourtant la terreur toute le terreur, l'essence elle-même et son origine nous vient justement de ces objecteurs conscience de tous bords, ceux qui veulent nous dicter notre conduite et encore pire notre pensée…Le militantisme des salons et conférence de presse.

    Rapporter HKHELIFA vendredi 25 octobre 2013 12:32
  • Chère monsieur Kadi Ihsan
    L e jour ou nous nous sommes rencontré la première fois a la maison d'un ancien premier ministre je vous ai trouvé très sympa et encore plus très franc; cette image que j'ai formé de vous m'encourage a ouvrir un débat calme avec vous sans rancune ou émotion.
    le kidnapping des ministres du pétrole en 1973 n'avait rien avoir avec la cause palestinienne même si Carlos et Al Naccache disent le contraire, le but de l'opération était de liquider le ministre Saoudien Zaki Yamani par ordre du Colonel Ghaddafi (que dieu ait son âme) et tout le reste n'étais qu'une pièce théâtral pour justifier cette action. l'assassinat a été évité grâce a l'intervention de Bouteflika qui a beaucoup servit ses amis du Golfe et de l'occident.
    Les gouvernements occidentaux ne croit pas a l'existence d'un terroriste repenti, pour eux un repenti est celui qui coopère avec leur service de sécurité, sinon le terroriste reste un terroriste jusqu'a sa mort, celle la est peut être la raison pour laquelle deux hommes se trouvent dans deux endroits différents: Carlos et Al Naccache. Et d'ailleurs dire qu'Anis est l'amie de l'Algérie me pousse a poser une question importante: combien avait il reçu de la SM/DRS Algérienne en retour.
    Le but de ma question n'étais surement pas de culpabiliser Anis Al Naccache mais de montrer la contradiction qui existe dans la politique Algérienne; traiter tout une partie de peuple qui a réagit contre le coup d'état de 1992 de terroristes et honorer l'enleveur d'un ministre Algérien.
    En ce qui concerne ma position vis a vis la cause palestinienne vous l'a trouvez dans mon livre 'les relations Algéro-Israéliennes' qui honora des gents comme le Chahid Mohamed Boudia et non pas des militants a louer.
    Fraternellement
    Mohamed TAMALT

    Rapporter Mohamed Tamalt vendredi 25 octobre 2013 00:55
  • Et vous Monsieur EKI vous pensez quoi de la venue de Mr ANIS Naccache?

    Rapporter Kimagalek jeudi 24 octobre 2013 21:00
  • Le journaliste aurait pu aussi s'insurger sur le fait que l'Algèrie soit encore dirrigée par un hors-la-loi et un rebelle, ce qui techniquement est vrai depuis 1954...
    Une petite correction: "... dirigée par Illitch Ramires dixit Carlos..." c'est plutot "dit Carlos" car dixit veut dire " a dit"...

    Rapporter Truc jeudi 24 octobre 2013 17:01
  • Monsieur El Kadi, vous êtes en train de rendre compte d'une réalité déroutante mais qui est là: des algériens amnésiques qualifient de terroristes ceux qui se sont engagés pour les palestiniens, même Mohamed Boudia y passera... Et puis, n'avez-vous pas remarqué que dans les milieux nouveaux riches on a tendance à regretter le départ des français... Ce journaliste qui débarque de Londres pour s'en prendre à Naccache, n'est pas un accident, c'est l'expression d'une maladie qui métastase à l'ombre de la dictature

    Rapporter Bourboune jeudi 24 octobre 2013 11:18