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Dimanche, 21 Janvier 2018

  •   Merouane Korso
  • dimanche 19 mai 2013 11:38

Le Patronat marocain demande au gouvernement de l'associer aux grandes réformes économiques

Le face-à-face gouvernement-patronat risque de se durcir

 

 Le patronat marocain a critiqué les décisions économiques prises par le gouvernement de M. Abdelilah Benkirane, notamment les coupes drastiques dans le budget d'investissements, sans concertation avec les chefs d’entreprises.

Le patronat marocain a de nouveau exprimé ses réserves concernant la politique économique du gouvernement de M. Abdelilah Benkirane. Vendredi dernier, lors du conseil de coordination qui regroupe le gouvernement et la confédération marocaine des entreprises (CGEM, organisation patronale), la CGEM a rappelé au chef du gouvernement ses responsabilités envers les entreprises. Meriem Bensaleh Chaqroun, présidente de la CGEM et patronne des ''Eaux minérales d'Oulmès'', a dénoncé ''les dysfonctionnements'' dans l’action gouvernementale envers les PME, notamment ''des réformes et des textes de lois déjà initiés sans concertation''.

Elle a reproché au gouvernement, dirigé par le parti islamiste du PJD, de ne pas consulter la CGEM pour les questions économiques, qui touchent de près la PME et son environnement. "Nous souhaitons être beaucoup plus en amont et beaucoup plus efficaces pour pouvoir accompagner les différentes décisions par une force de proposition d'une façon sincère et responsable", a-t-elle déclaré. Elle a appelé le gouvernement à une prise de décision collégiale, à un moment où l'économie marocaine traverse une conjoncture difficile. "Nous sommes une force de proposition, et pour pouvoir sortir de la crise, nous devrons accompagner le tissu économique dans sa pluralité et ses spécificités", a affirmé la patronne des patrons marocains.

Selon le chef du gouvernement, la conjoncture économique difficile que traverse le Maroc  ''nécessite une mobilisation pour la mise en oeuvre des grandes réformes''. Un des principaux sujets de discorde concerne la caisse de compensation, qui grève le budget de l'état marocain.

Le patronat veut être aux premières loges

La CGEM est particulièrement remontée contre le gouvernement, qui avait décidé, face à une aggravation du déficit public au 1er trimestre 2013, de geler 15 milliards de dirhams sur les 58,9 milliards de dirhams fixés dans la loi de finances 2013. Selon le ministre de l'économie et des finances Nizar Baraka, cette décision ''vise à prévenir l'aggravation du déficit budgétaire''.

Mais la CGEM a un autre avis, et avait relevé que cette décision aura des effets négatifs sur les entreprises marocaines. ''Les prévisions en termes d'emplois et d'achats de biens d'équipement faites par les entreprises ont été basées sur le budget d'investissement prévu dans la loi de finances 2013'', selon un communiqué de la CGEM, qui précise qu’« une telle mesure aura un impact négatif sur les entreprises, les PME en particulier''.

Le Gouvernement PJD a terminé l'année 2012 dans le rouge: une modeste croissance de 2,7%, et un énorme déficit budgétaire de 7,1%. Suffisant pour attiser la colère de la CGEM, qui veut dorénavant être associée aux décisions du gouvernement concernant les grandes orientations économiques.


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