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Dimanche, 21 Janvier 2018

  •   Merouane Korso
  • samedi 28 septembre 2013 16:40

La surpopulation urbaine met à rude épreuve les ressources du Maroc

casaCasablanca, poumon économique du Maroc, compterait 5 millions d’habitants.

Selon le directeur de l'Institut national d'aménagement et d'urbanisme Abdelaziz Addi, un des effets pervers de l’urbanisation rapide du Maroc (60% contre 8% en 1912) est une pression accrue sur les ressources naturelles et une division sociale accentuée des habitants des villes entre privilégiées et salariés précaires travaillant au jour le jour à cause du rétrécissement de l’offre d’emploi.

  

La croissance urbaine au Maroc pose problème. Selon le directeur de l'Institut national d'aménagement et d'urbanisme (INAU) Abdelaziz Addidi cité par l'agence marocaine Mghreb Arabe Presse (MAP), elle met à rude épreuve les potentialités économiques des villes, pose un problème de gouvernance et exacerbe les problèmes sociaux. Elle menacerait également les grands équilibres écologiques du pays.

Au Maroc, la croissance urbaine est démentielle. La population urbaine du royaume est passée de 8% en 1912, au début du protectorat français, à 60% actuellement. Elle devrait s'établir à 75% dans les vingt prochaines années, estime M. Addidi.

''Cette croissance rapide de la population urbaine pose des problèmes économiques induits par une concurrence accrue entre les villes pour attirer les investissements nécessaires à leur développement et pour créer davantage de richesses'', estime t-il. Sur un autre registre, ajoute t-il, elle ''pose des problèmes écologiques du fait d'une forte pression sur les ressources naturelles (eau, forêts...), de la régression des superficies agricoles (cas des régions du Gharb, Salé, ou Tadla...) et de la production de davantage de déchets et de gaz toxiques''.

Sur le plan social, indique M. Addidi, la surpopulation des villes a accentué la division sociale de leurs habitants : des couches aisées et une armée des fonctionnaires, d’un côté, et, de l’autre, des dizaines de milliers de travailleurs au jour le jour du fait du rétrécissement de l'offre d'emploi dans des zones urbaines saturées. 

 

Casa, Tanger, Agadir et Fès…

 

Parmi les villes marocaines les plus exposées aux effets pervers d'une forte croissance urbaine induite notamment par l'émergence des services comme second pôle de croissance économique à côté de l'industrie manufacturière, il y a d'abord la mégalopole de Casablanca, poumon économique du pays, qui compterait plus de cinq millions d'habitants, entre ceux des zones urbaines et ceux de la multitude de bidonvilles qui ceinturent la ville.

La capitale économique marocaine, qui rassemble à elle seule l'essentiel des activités bancaires et financières avec sa place boursière, est également le centre de l'industrie manufacturière du Maroc.

Tanger, avec les activités de son terminal portuaire (Tanger-med), Agadir avec son industrie touristique et dans une moindre mesure Fès, complètent le tableau des villes les plus surpeuplées du royaume, avec une croissance urbaine à deux chiffres.


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3 Commentaires

  • ce qui compte en ce moment c´est disposer de moyens humains et materiels, et malgré son retard sur ces voisins l´Algérie est le pays qui progressera le plus dans ce domaine grâce aux énormes capacités financières et aux ressources disponibles

    Rapporter zebi mardi 22 octobre 2013 13:10
  • Avec la politique de développement durable au rural, dans les petites villes et villages qui se traduit par la générlisation de l'électrification, l'accès à l'eau potable et à la scolarisation en plus de développement de l'agriculture et le paraagricole pour créer des valeurs ajoutées , l'immigration se fait dans le sens inverse même au niveau des investisseurs étrangers.
    Donc la stratégie des marocains est de maintenir l'équilibre socio économique =======bien fait de la non existence du gaz et pétrole

    Rapporter Zzin vendredi 11 octobre 2013 20:49
  • Encore un nième DIAGNOSTIC!!!!
    Quelqu'un serait il, un jour, en mesure de proposer l'ébauche d'une ORDONNANCE, et une prescription?
    Cet afflux massif vers les villes ne serait il pas lie a l'abandon du monde rural a son sort? Un monde rural pour le développement duquel on n'a pas fait grand chose, si ce n'est qu'on a même retire le "développement rural" des attributions du ministère qui en avait la charge!!!!!!!

    Rapporter Ahmed arafa mardi 1 octobre 2013 07:49