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Dimanche, 24 Septembre 2017

  •   Abed Charef
  • dimanche 29 décembre 2013 11:38

Pas d’impact significatif de la 3G sur l’économie algérienne en l’absence du e-commerce

L'avènement de la 3G n'a pas encore révolutionné l'économie algérienne (DR)

Les spécialistes sont sceptiques. La 3G n’aura qu’un effet limité sur l’économie algérienne. En cause : l’absence de commerce en ligne.

 

L’avènement de l’internet 3G, à la mi-décembre, n’aura pas d’impact significatif sur la croissance dans l’immédiat en Algérie. Selon des spécialistes de la net-économie, l’environnement de l’entreprise reste suffisamment rigide pour empêcher toute mutation significative, alors que le e-commerce en est encore à ses premiers balbutiements.

Le principal facteur qui empêche les TIC d’influer sur la croissance économique demeure le faible développement du e-commerce et de la monétique, malgré les assurances des banques sur ce terrain. Officiellement, près de sept millions de cartes bancaires sont en circulation en Algérie. Leur utilisation demeure toutefois limitée au retrait d’argent, très peu de commerçants offrant la possibilité du paiement en ligne, selon Mme Nawel Benkritli, directrice de la SATIM, l’entreprise qui gère le paiement électronique.
Selon Mme Benkritli, qui souhaite une plus stricte réglementation du paiement en ligne, les commerçants ont le sentiment que les terminaux électroniques risquent de permettre une traçabilité des transactions. Pour eux, cela pourrait signifier plus de transparence avec, au bout du compte, un impact sur les impôts. Ils hésitent à les installer et à s’en servir. Les clients, quant à eux, ne pensent guère à ce mode de paiement, ce qui empêche son développement, « malgré la sécurité qu’il offre ».
Aller plus vite et plus loin
Mme Benkritli se veut toutefois optimiste. Un premier site de paiement en ligne a été lancé. Il est spécialisé dans les … télécoms, a-t-elle indiqué. Elle s’attend à une montée en cadence durant la nouvelle année 2014.
M. Lyès Kerrar, expert financier, se montre plus critique. Il relève que l’impact de l’internet sur l’économie se fait par deux biais, le commerce électronique et l’utilisation de l’internet dans la gestion des entreprises, ainsi que dans les opérations quotidiennes de la vie courante. Selon lui, la 3G aura peu d’impact « à cause de l’inexistence du paiement en ligne ». On aurait pu s’attendre à un point de croissance supplémentaire avec l’arrivée de la 3G « grâce au e-commerce, qui demeure inexistant en Algérie ».
« Il y a une progression, mais il faudrait que ça aille plus vite et plus loin », affirme M. Kerrar. Pour lui, l’usage de l’internet devrait être élargi dans les administrations. « Payer une facture nécessite trois ou quatre déplacements », alors qu’il est possible de le faire en ligne, relève-t-il. Cela réduirait les déplacements, la pollution, la consommation de carburant, et permettrait un gain de temps énorme.
Passer du fax au mail
M. Kerrar trouve « surprenant comment on utilise toujours le fax dans les administrations algériennes», alors qu’il est possible de passer au mail et au téléphone. « Pourquoi n’arrive-t-on pas à régler un problème très simple au téléphone ? Mystère. Pourra-t-on le régler grâce à l’internet et à la 3G ? Certainement pas », note avec humour un chef d’entreprise publique. Pour lui, « les entreprises n’arrivent pas encore à admettre le mail comme un document de travail. A quoi leur servira la 3G ? »
Il rejoint ainsi M. Kerrar, qui considère comme un progrès, le fait de « passer du fax au mail ». Mme Benkritli note quant à elle que l’utilisation de l’internet dans les entreprises « relève souvent de l’initiative individuelle », alors qu’il aurait fallu que ce soit « une stratégie d’entreprise ».
Au final, les principaux bénéficiaires de la 3G seront les compagnies de téléphonie mobile et les vendeurs de Smartphones. Pour l’heure, les Smartphones sont intégralement importés, alors que le développement des contenus, très attendu, n’a pas encore connu le boom attendu.


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