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Mercredi, 24 Janvier 2018

  •   Nejma Rondeleux
  • mardi 3 décembre 2013 14:15

«Les télécoms en Algérie est une éternelle histoire de retards-rattrapages» - N. Kerdjoudj sur Radio M

Nassim Kerdjoudj, invité de Radio M (Ph. M. Kerrouche)

En l'absence de stratégie et d'anticipation du coté des pouvoirs publics, les télécoms en Algérie se sont développées de façon « chaotique », selon Nassim Kerdjoudj, PDG de Net-Skills et expert en TIC. Il estime toutefois qu'avec une vision forte et claire du gouvernement, le pays pourrait rattraper ce retard en deux ans. 

 

Le report de la 3G fait partie de ces « à coup » caractéristiques de l'histoire des Technologies de l’information et de la communication (TIC) en Algérie, faite de « retards et rattrapages », a déclaré, Nassim Kerdjoudj, PDG de Net-Skills et vice-président du Forum des chef d'entreprises, lors de l'émission de « l'invité du direct » de Radio Maghreb M, la webradio de Maghreb Emergent. Tous les ingrédients existent pourtant, pour que l'Algérie retrouve un niveau de technologie avancé, « avec un bon cahier des charges et un chemin critique ».

Pour le lancement de la 3G, dont le report a provoqué une violente salve de critiques contre le gouvernement, Nassim Kerdjoudj estime que les pouvoirs publics auraient dû privilégier l’émergence de start ups spécialisées dans la création de contenu. « Si j'avais été à la place des autorités, plutôt que de vendre les licences 3G aux opérateurs à un prix extrêmement bas, je leur aurai cédé à un prix symbolique en demandant en contrepartie de mettre 15 à 20 millions de dollars chacun dans un fonds d'investissement dédié au financement des startups qui développeront du contenu, des applications mobiles ». Les opérateurs auraient ainsi été les premiers donneurs d’ordre pour ces starts ups, ce qui aurait pu diminuer la pression sur la bande passante avec l’Europe. Pour le PDG de Net-Skills, ce sont de telles initiatives qui manquent à l'Algérie pour « cimenter le développement de l'économie numérique dans le pays ».
L'échec du cyberparc Sidi Abdellah
Autre exemple de cette absence de vision stratégique : le cyberparc de Sidi Abdellah qui, trois ans après son ouverture, demeure désespérément vide. « On n'a pas été au bout de la logique », déplore Nassim Kerdjoudj. « On a pensé naïvement qu'il suffisait de prendre 110 m2 dans un endroit agréable au bord de la mer, avec une logique attractive de foncier, pour que les investisseurs viennent s'installer ». Les multinationales ont horreur des zones sismiques (pour le bon fonctionnement de leurs équipements) et les procédures bureaucratiques, ajoute-t-il. « En tant que membre du conseil consultatif des TIC, on a avalisé une quarantaine de dossiers d'entreprises qui souhaitaient s'établir dans le cyberparc mais à ce jour, elles n'ont toujours pas d'autorisation », regrette Nassim Kerdjoudj.

En finir avec l'affaire Djezzy

Le retard de l'Algérie dans la 3G est inséparable du dossier Djezzy, à savoir la volonté de l'Etat algérien d'acquérir coûte que coûte, les 51 % du capital de la société auprès de son propriétaire, le russe Vimpelcom. « Il est difficile de revenir en arrière dans ce processus », a déclaré l'invité du direct. « Il est impératif que cette opération se termine le plus vite possible, quelle que soit la solution », a-t-il poursuivi, en réitérant sa préférence pour une solution « privée algérienne » plutôt « qu'étatique » dans cette affaire où « 5 à 7 milliards de dollars sont en jeu ».

Retard rattrapable

En dépit de toutes ces mauvaises performances, le PDG de Net-Skills reste confiant dans la capacité de l'Algérie à intégrer véritablement l'ère numérique. « On peut rattraper en deux ans, le retard pris dans les télécoms et les TIC » a-t-il indiqué, « pour peu que l'on ai une stratégie de développement cohérente sur le long terme ». Pour cela, Nassim Kerdjoudj compte sur l'association des professionnels de l'informatique, l'Association algérienne des technologies de l'information (AITA), pour se faire entendre et peser sur les décisions des autorités. L'entrée d'un quatrième opérateur télécom permettrait aussi de débloquer le statut-quo actuel et franchir un saut qualitatif en matières d’innovation et d'amélioration de l'écosystème des TIC, a-t-il avancé lors de son intervention.

 

 

 


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