Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mardi, 23 Janvier 2018

  •   Abdelmalek Touati
  • mardi 3 décembre 2013 11:51

«Il faut un 4e opérateur télécom pour faire bouger le marché en Algérie » - Nassim Kerdjoudj ( Audio)

Nassim Kerdjoudj, PDG de Net-Skills et vice-président du FCE sur Radio M (Ph. M. Kerrouche)

Nassim Kerdjoudj, PDG de Net Skills et vice-président du Forum des chefs d’entreprises est catégorique : L’Algérie a besoin de s’ouvrir à un quatrième opérateur télécom pour débloquer le statut-quo actuel et espérer un saut qualitatif en matières d’innovation et de qualité de services et améliorer l'écosystème des Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le pays.

 

Invité mardi dans l’émission hebdomadaire de Radio M, la web radio de Maghreb Emergent, le jeune patron de Net-Skills, une société de solutions informatiques aux entreprises et qui a fait un virage plutôt réussi vers les services télécoms depuis 2005, a plaidé en faveur de l’entrée « d’un ou plusieurs nouveaux acteurs télécoms en Algérie » pour faire bouger le marché et améliorer l’écosystème algérien des TIC. « Je suis profondément convaincu que c’est une nécessité et je pense qu’on va forcément y arriver dans les prochaines années car c’est une tendance mondiale et il faut impérativement débloquer le statu quo, » a-t-il déclaré. Nassim Kerdjoudj considère que l’évolution rapide des TIC dans le monde et l’émergence de nouveaux segments de marché dans les télécoms, tels que l’internet et les applications mobiles, font que les opérateurs « traditionnels » n’arrivent pas à suivre et rechignent à investir dans ces nouveautés. « Des opérateurs télécoms qui réalisent 85 à 90 pour cent de leur chiffre d’affaires dans la voix ne peuvent pas supporter une diversification aussi importante de leur services car les investissements sont lourds alors qu’ils sont dans une logique de rentabilité financière », a-t-il expliqué. « Il faudra donc laisser entrer de nouveaux acteurs qui investiront dans ces nouveaux segments et apporteront de l’innovation », a-t-il ajouté.
Bloquer Skype, "une décision commerciale"
Le PDG de Net-Skill renforce son argumentaire en citant des exemples « proches de l’Algérie », comme celui de l’Espagne qui s’apprête à accueillir un 4e opérateur télécom ou la France, qui a ouvert son marché à l’opérateur « Free », dont le modèle a ébranlé les 3 acteurs « historiques » en introduisant de nouveaux services pour les consommateurs, à des tarifs extrêmement compétitifs. « La tendance mondiale à la diversification des services dans le domaine des télécoms implique impérativement l’arrivée de nouveaux opérateurs qui vont se spécialiser dans ces nouveaux segments et vont y investir, » a-t-il martelé. Il en veut pour preuve, l’annonce par les opérateurs comme Ooredoo et Mobilis de bloquer l’application Skype dans leur offre 3G, justifiée officiellement pour éviter de « congestionner le réseau ». « C’est une décision purement commerciale et de protection des revenus », explique Nassim Kerdjoudj. Selon ce dernier, les opérateurs s’inquiètent de la baisse de leur chiffre d’affaires généré par la voix, que risque de provoquer l’utilisation de la célèbre une application qui permet d’effectuer des appels gratuits via un terminal mobile. A ce propos, le patron de Net Skills regrette que les pouvoirs publics ne soient pas intervenus sur cette question : « L’Etat a fait une ouverture totale sur l’internet depuis des années, je ne vois comment il peut tolérer que des opérateurs fassent ce genre de blocage », a-t-il dit.

Ecouter l'intégralité de l'émission

  

 

 

 


Évaluer cet élément
(3 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.