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Dimanche, 24 Septembre 2017

  •   Yazid Ferhat
  • dimanche 22 décembre 2013 17:40

Algérie -L’ARPT annonce la disponibilité du roaming national pour la 3G…dans 3 ans

Le roaming national qui permet d'utiliser les réseaux des trois opérateurs mobiles, a été introduit dans le cahier des charges relatif à l’exploitation du réseau 3G. Mais cette option ne pourra être opérationnelle qu’au bout de 3 années après l’attribution des licences.

 

C’est ce qu’a affirmé ce dimanche, le président de l’Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications (ARPT), Mohamed Toufik Bessai. Le Président de l’ARPT, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse en marge de la journée parlementaire sur la 3G organisée à l’Assemblée populaire nationale (APN), a expliqué que 3années correspondent la durée de déploiement pour que les opérateurs soient présents dans toutes les wilayas du pays. C’est-à-dire, après l’achèvement des investissements réseau des opérateurs.
Cette clause, contenue dans la loi sur les technologies de l’information et des communications avant que le texte ne soit retiré de l’APN, prévoit le partage des infrastructures entre les opérateurs. Dans le cahier des charges relatif à la 3G, cette possibilité est mentionnée mais sans donner la date de son entrée en vigueur.
Disposition du cahier des charges

« Sous réserve d'avoir satisfait aux obligations de couverture exigibles au terme de la troisième année telles que définies en Annexe III du présent cahier des charges, le Titulaire de Licence 3G pourra à tout moment conclure des accords d'itinérance nationale avec les autres Opérateurs de réseaux publics radioélectriques de télécommunications en Algérie, si ces derniers le souhaitent, relatifs aux modalités d'accueil sur leurs réseaux respectifs de leurs clients respectifs », stipule l’article 14. Dans son article 10 traitant de la location de capacités de transmission-Partage d’infrastructures, le cahier des charges stipule aussi : « le Titulaire (l’opérateur, NDLR) bénéficie du droit de louer les infrastructures des sites. Il est lui-même tenu de mettre les infrastructures des sites du Réseau 3G à la disposition des opérateurs qui lui en font la demande. Il est répondu aux demandes de partage d’infrastructures dans des conditions objectives, transparentes et non discriminatoires. La méthode de fixation des prix de location des infrastructures doit être fondée sur les modalités et tarifs approuvés par l’Autorité de régulation ». « Le refus de partage d’infrastructures ne peut être justifié qu’en raison d’une incapacité ou d’une incompatibilité technique », précise-t-on.

Quid de la mutualisation des investissements
Pour des experts en TIC, la mutualisation des investissements n’est pas mentionnée dans le cahier des charges, alors que c’est cette « exigence » qui devait être introduite, pour accélérer le déploiement du réseau 3G à travers le territoire national et rentabiliser les infrastructures.
Selon le Président de l’ARPT, le déploiement « progressif » de 3G ne couvrira dans la première année que 28 wilayas du pays. C’est le résultat du choix assumé par le gouvernement pour un déploiement en douceur, quitte à laisser sur le carreau une vingtaine de wilayas sans accès à la 3G. Mohamed Bessai défend ce choix par un «On ne peut faire autrement ». Ces mêmes experts estiment aussi que la gestion rigoriste du Régulateur frisant la rigidité, freine le déploiement du réseau. Un opérateur ne peut, en effet, être autorisé à commercialiser son réseau dans une wilaya optionnelle, même si son réseau est prêt à l’emploi. Une autre aberration du cahier des charges de la 3G.


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