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Samedi, 21 Avril 2018

  •   Propos recueillis par Abdelkader Zahar
  • mercredi 2 octobre 2013 06:00

Selim Mazni, d’Octave.dz : "Le e-commerce B to B s’adapte mieux au contexte algérien"

Algérie Octave.dz Selim MazniSelim Mazni, Directeur Algérie d'Octave.dz (Ph. A. Zahar)

 

Après une année en Algérie, la société française Octave.biz, spécialisée dans la création de sites de e-commerce, va lancer une filiale avec un partenaire local. Devant le ralentissement du modèle B to C destiné au consommateur final, c’est le B to B, entre entreprises, qui a de l’avenir dans l’immédiat, estime, Selim Mazni, le directeur Algérie de la société. Entretien.

 

Octave.biz est en Algérie depuis une année. Qu’y a de nouveau sous le ciel du e-commerce algérien ?

Nous sommes arrivés en Algérie en septembre 2012, lors du dernier salon Med-IT. Une année plus tard, Octave.biz, qui est une entreprise française, est entrain de finaliser son implantation en Algérie. Nous sommes, actuellement, en plein négociations avec un partenaire local pour lancer une filiale.

Qui est votre partenaire ?

Il s’agit de Djamel Bendjaber, le patron de la société Algérie Cyber Market (propriétaire du site www.nechrifenet.com, ndlr). La nouvelle société s’appelle donc Octave Algérie, et le nom de marque est "octave.dz". Nous sommes spécialisés dans tout ce qui est ERP (Enterprise Resource Planning) de gestion commerciale avec site web de prise de commande tout commerce, à la fois en B to B (business to business), c’est à dire des entreprises qui vendent à leurs revendeurs, mais aussi sur du B to C (business to consumer), pour la vente aux consommateurs finaux.
L’année dernière on avait annoncé deux sites qui devaient être lancés cette année. Nechrifenet.com (produits high tech, électroménagers, jouets, cosmétiques…) est opérationnel depuis janvier dernier. Le second site marchand est Kitabi.dz, spécialisé comme son nom l’indique, dans la vente de livres, a été lancé en avril.
L’activité commerce en ligne commence à décoller, même si c’est encore tout nouveau, et qu’il n’y a pas eu vraiment de la communication en direction des usagers pour leur faire découvrir ces sites marchands.

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de communication de la part de ces sites ?

Pour une seule raison : nos clients ont eu peur de ne pas pouvoir gérer le flux des commandes. Ils veulent faire les choses petit à petit. Par rapport au mode de paiement, nos deux sites clients ont trouvé des alternatives à savoir le paiement à la livraison. L’internaute qui réside dans une grande ville comme Alger, peut commander sur le site, le produit ou le livre qu’il souhaite acheter, et il payera à la livraison soit en espèce ou par chèque. Il recevra une facture, et il a un service après vente dans le cas où le produit est défectueux. Pour les gens qui habitent l’intérieur du pays, les deux sites en question ont constitué une soixantaine de "points relais" dans tous le pays pour pouvoir livrer le plus de villes possibles. Par exemple, une personne de Biskra qui achète des livres sur Kitabi.dz, se fera livrer à partir du point relais le proche de cette ville.

Quelle est la relation entre Octave.dz et les deux sites marchands ?

Nous sommes partenaires technologiques de nos clients. Nous sommes prestataires de service. Nous apportons au client toute la solution IT, à savoir le système de gestion commerciale et le site Web, ainsi que tout l’accompagnement en termes de webmarketing, de référencement, et de mise en place du projet. Notre volonté, et c’est pour cela que nous sommes en Algérie, c’est d’accompagner nos clients, et non pas de leur donner une solution clé en main, puis de leur dire débrouillez vous par la suite. Nos chefs de projets sont à la disposition du client. Ils sont disponibles quand il s’agit d’assurer la maintenance et de répondre aux problèmes urgents.

En une année, vous n’avez lancé que deux projets de sites Web. N’est-ce pas lent comme démarrage ?

C’était lent au début. Il faut dire que les clients avaient des aprioris au début. Mais nous les avons mis en confiance. Vu que la société est en Algérie, et dès qu’on finalise les formalités de registre de commerce, nous allons recruter des équipes dédiées à la gestion de projets dont la durée sera compris en trois et six mois maximum.

Quelles sont les étapes nécessaires pour créer un site marchand ?

Ce qu’il faut savoir c’est qu’en Algérie c’est un peu compliqué. Il n’existe pas à proprement parler de systèmes de logistique et de distribution. C’est ce qui rend très difficile pour un entrepreneur de se lancer dans le e-commerce. Ça pourrait être simple si, par exemple, l’ANSEJ s’occupait de l’investissement de base de ce genre de projets, comme elle le fait par exemple pour les centres d’appels ou d’autres secteurs, qui leur permettrait aussi d’investir dans la logistique nécessaire au développement du e-commerce. Par contre, là où ça va être complètement possible, comme c’est déjà pour l’un de nos clients, c’est que des entreprises existantes, qui vendent déjà du matériel, qui disposent d’entrepôts et leurs propres systèmes de distribution, et qui veulent se différencier sur le Web. Cela veut dire que ces entreprises continuent à vendre par leur propre système, mais diversifient leurs débouchés via le e-commerce. Autre volet très important pour le e-commerce en Algérie, c’est que le B to C reste difficile en raison de l’absence du e-paiement, même si on arrive à trouver des alternatives comme le paiement à la livraison. Par contre, le B to B, c’est quelque chose qui est déjà opérationnel. Il permettra aux entreprises de gagner en système d’information, en efficacité et en productivité. Il n’y aura plus besoin de faire des commandes par téléphone ou par fax, car tout cela sera informatisé. Et au niveau du paiement, cela ne posera pas de problème, vu qu’il s’agit de clients en comptes, ils seront livrés et payeront à la fin du mois par chèque ou par virement. Donc je vois l’avenir immédiat plus dans le e-commerce B to B, ensuite on arrivera vers du B to C.

Avez vous des projets concrets de nouveaux sites marchands ?

Plusieurs sont en cours de mise en forme. On ne peut pas donner tous les détails maintenant, mais on peut déjà citer les domaines concernés. Il s’agit, entre autres, de projets de sites Web dans le cadre du B to B, de vente de matériel médical, de produits pharmaceutiques, de distribution de matériel informatique et de l’électroménager.



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