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Lundi, 22 Janvier 2018

  •   Yazid Ferhat
  • mercredi 9 octobre 2013 04:00

Le Maghreb un peu mieux connecté dans un monde en fracture numérique

La valeur de l'indice IDI des pays du Maghreb leur a évité d’être référencés parmi les moins connectés au monde. 

 

Les pays du Maghreb ont amélioré leur indice de développement des TIC, selon le dernier rapport de l’UIT « mesurer la société de l'information ». Ils offrent un niveau acceptable en ce qui concerne les prix et l’accessibilité économique des abonnements à la large bande.

 

Le rapport de l’Union internationale des télécommunications (UIT), « mesurer la société de l'information » dans son édition 2013, rendu public le 7 octobre indique qu’à fin 2013, le monde comptera 6,8 milliards d'abonnements à la téléphonie mobile. Selon ces chiffres, 2,7 milliards de personnes seront connectées à l'Internet « même si les débits et les prix varient considérablement, tant entre les régions qu'à l'intérieur d'une même région ». « Les connexions à la large bande mobile sur des réseaux 3G et 3G+ augmentent à un taux annuel moyen de 40%, ce qui équivaut à 2,1 milliards d'abonnements à la large bande mobile et à un taux de pénétration mondial de presque 30% », précise le document, ajoutant que près de la moitié des habitants de la planète sont aujourd'hui desservis par un réseau 3G.
D’après les nouveaux chiffres de l’édition 2013 du rapport de l’UIT, la Corée du Sud arrive pour la troisième année consécutive en tête du classement mondial des TIC, suivie de près par la Suède, l'Islande, le Danemark, la Finlande et la Norvège. Dans le top 10 figurent également les Pays-Bas, le Royaume-Uni, le Luxembourg et Hong Kong. Le rapport note que tous les pays figurant parmi les 30 premiers du classement sont des pays à revenus élevés, « ce qui fait bien ressortir la forte corrélation entre revenu et progression des TIC ». Les pays d’Afrique et de l’Asie mineure figurent parmi les mal classés, selon l’indice de développement des TIC (IDI).
Les pays du Maghreb en léger mieux
Les pays du Maghreb ont eu une valeur de l'indice IDI supérieure à 2,33, ce qui leur a évité d’être référencés dans la catégorie des pays les moins connectés du monde. Le Maroc (3,79) est classé à la 89e sur les 157 pays classés, suivi par la Tunisie (3,70) à la 91e place et l’Algérie (3,07) à la 106e place. Les données sur la Libye et la Mauritanie sont indisponibles. Les trois pays ont enregistré une légère amélioration du niveau d’accès au TIC sur l’indice IDI. Néanmoins, la Tunisie et l’Algérie ont perdu chacune une place dans le classement ; seul le Maroc a pu conserver le même classement que l’année dernière. Le rapport met toutefois en évidence un groupe de « pays les plus dynamiques » ayant obtenu des résultats positifs supérieurs à la moyenne en ce qui concerne leur classement selon l'indice IDI et/ou la valeur de cet indice au cours des 12 derniers mois. Dans ce groupe de pays figurent les Emirats arabes unis, le Liban, la Barbade, les Seychelles, le Belarus, le Costa Rica, la Mongolie, la Zambie, l'Australie, le Bangladesh, Oman et le Zimbabwe.
Dans la moyenne de l’accessibilité économique
Le rapport montre, dans une analyse sur l’évolution des prix dans plus de 160 pays, que les prix de large bande fixe ont baissé de 82% au niveau mondial entre 2008 à 2012. « Alors qu'ils représentaient 115,1% du revenu moyen mensuel par habitant en 2008, ce pourcentage était tombé à 22,1% en 2012 », notent les rédacteurs du rapport. La baisse la plus forte a été observée dans les pays en développement où les prix du fixe large bande ont chuté de 30% chaque année entre 2008 et 2011. La Tunisie est classée à la 58e place en ce qui concerne les prix et l’accessibilité économique des abonnements à la large bande fixe par rapport au revenu national brut (RNB). Le coût d’un abonnement à la large bande fixe d’entrée de gamme est de 2,1 % du RNB (Revenu national brut) pour la Tunisie, de 3,8% pour l’Algérie (79e), de 4% en Libye (81e), de 4,9% au Maroc 4,9% (90e) et de 26,8% pour la Mauritanie (136e). Le rapport note également une diminution considérable du prix moyen au Mbit/s entre 2008 et 2012, « le prix médian à l'échelle mondiale se situant à 19,50 USD par Mbit/s en 2012, soit près d'un quart du prix facturé en 2008 ». Notons que les pays du Maghreb se situent dans leur majorité au-dessous du seuil fixé par la Commission UIT/UNESCO « La large bande au service du développement numérique ». L’objectif de cette dernière en ce qui concerne l'accessibilité financière du large bande est de ramener le coût du service large bande d'entrée de gamme à moins de 5% du revenu mensuel moyen.
Fracture numérique
Le rapport de l’UIT estime toutefois que la large bande mobile sur smartphone et sur tablette est devenu le segment de marché des TIC qui enregistre la plus forte croissance. Les chiffres de l’UIT notent une forte demande soutenue pour les produits et services des TIC et une baisse régulière du prix des services cellulaires et large bande et un engouement sans précédent pour les systèmes 3G. Cependant la fracture numérique est toujours pendante. Les données du rapport font apparaître que le nombre de ménages disposant d'un accès à l'Internet est en augmentation dans toutes les régions mais qu'il demeure des disparités importantes, avec des taux de pénétration qui devraient atteindre à la fin de cette année près de 80% dans les pays développés contre 28% dans les pays en développement. Il reste néanmoins un signe encourageant : « La proportion de ménages ayant accès à l'Internet dans les pays en développement est passée de 12% en 2008 à 28% en 2013, ce qui représente un taux de croissance équivalent annuel de 18%, un chiffre tout à fait remarquable ».

 


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