Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Samedi, 21 Avril 2018

  •   De Marseille, Nejma Rondeleux
  • mercredi 13 novembre 2013 03:30

Lancement d'une plateforme électronique régionale de la jeunesse arabe

Arab PlatformCette plateforme bénéficie du soutien de Microsoft (Ph. N. Rondeleux)

 

Après un mois d'échanges virtuels, dix sept jeunes de pays arabes se sont retrouvés à Marseille dans le cadre de la Semaine économique de la Méditerranée pour élaborer les bases de la future plateforme régionale de la jeunesse arabe destinée à renforcer le rôle des jeunes dans la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA).

 

Pour leur première rencontre, la vingtaine de jeunes venus de Jordanie, Yémen, Koweït, Maroc, Palestine, Tunisie, Irak, Egypte, Libye et Liban – l'Algérie devait être présente mais ses deux représentants n'ont pas obtenu leur visa - ont discuté des « grandes lignes » de la plateforme régionale de la jeunesse arabe. « Marseille est la première étape de ce projet », explique à la tribune Sadem, originaire de Tunisie, pour justifier l'absence de contenu en ligne. « Nous avons discuté pendant deux jours des objectifs et nous nous sommes mis d'accord sur la stratégie de développement de la plateforme ». Les participant(e)s, au nombre de 70, âgés entre 18 et 35 ans, se donnent deux mois pour rénover la plateforme déjà en ligne, trois mois pour intégrer les 22 pays de la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA) dans le processus (actuellement seuls 13 pays sont représentés) et 6 mois pour avoir une plateforme active.

Avec plus de 100 millions de jeunes entre 15 et 29 ans vivant dans la région MENA, soit 30 % de la population arabe, le chantier est immense. « Nous avons choisi de nous diviser en cinq groupes de travail correspondant à cinq thèmes identifiés comme prioritaires pour la jeunesse arabe : la gestion des conflits, armés, politiques et générationnels, l'environnement, l'entrepreneuriat et l'aide à l'emploi, la santé et l'éducation », souligne Sadem. « Pour chacun, nous nous sommes demandés quel pourrait être le rôle de la jeunesse dans le monde arabe ? », ajoute Asmaa venue du Maroc, « en réfléchissant à chaque fois à deux pistes d'action : envers les gouvernements, les politiques publiques ainsi que les lobbys et envers les ONG et les jeunes eux-mêmes ».

Aides institutionnelles

A la différence d'autres initiatives similaires, cette plateforme régionale de la jeunesse arabe bénéficie du soutien d'institutions internationales et d'un acteur privé de poids : Microsoft. « Plus important que le montant, c'est l'engagement de Microsoft sur le long terme qui compte », a indiqué une des responsables du projet en réponse à une question sur l'aide fournie par la multinationale américaine. « La contribution de Microsoft se fait en nature avec un support technique dans l'élaboration et le suivi de la plateforme en ligne », a-t-elle ajouté. Quant aux organisations internationales qui soutiennent la plateforme à savoir la Banque mondiale, la Ligue des Etats arabes et le Centre pour l'intégration en Méditerranée, elles offrent aux jeunes membres du projet leurs expériences et savoir-faire. « Cet appui institutionnel est essentiel car il va nous permettre de trouver des financements, mobiliser des experts et apprendre à réaliser des rapports », argumente Sadem qui soutient que « les expériences précédentes ont échoué faute d'accompagnement et de planification sur le long terme ». Pour autant, « nous serons une structure indépendante », insiste notre interlocuteur.

Elaboration d'une feuille de route

La rencontre à Marseille entre les jeunes membres fondateurs a permis de dégager quelques pistes d'organisation. La plateforme sera ainsi gérée par un bureau exécutif composé de membres permanents dont un président, deux vice-présidents, un directeur de projets, un responsable de recherche et un gestionnaire financier. Des sous-comités gérés par le bureau exécutif seront mis en place dans chaque pays. « Le quota hommes, femmes sera respecté ainsi que les règles de transparence et de bonne gouvernance », assure Sadem. Au début, la sélection sera assez exclusive pour « gagner une image de marque », poursuit-il, « mais dès que l'on sera suffisamment solide, on ouvrira la plateforme au maximum pour la développer ». Les travaux accomplis par les cinq groupes de travail seront publiés sur la plateforme électronique afin de réaliser une banque de données sur la jeunesse arabe, explique Anna, originaire de Syrie.

Cette large cartographie et évaluation des acteurs de la jeunesse dans la région permettra de renforcer les capacités du Secrétariat des affaires sociales de la Ligue des Etat arabes afin de mieux travailler avec et pour les jeunes, affirme un représentant de l'institution présent à Marseille où la plateforme a été présentée dans le cadre de la Semaine économique de la Méditerranée. Des formations et des stages seront aussi organisés, ajoute Anna. A terme, la plateforme de la jeunesse arabe sera inscrite comme une organisation non gouvernementale (ONG) dans un pays arabe avec pour mission de gérer des projets à l'échelle de la Méditerranée. « Mais, pour l'instant, nous sommes dans la phase de lancement », souligne Emad, d'origine égyptienne, avant d'appeler tous les intéressés à rejoindre la page Facebook du projet qui sera lancé dans les semaines à venir.

 


Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.