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Vendredi, 20 Avril 2018

  •   Sunniva Rose
  • lundi 7 octobre 2013 16:08

Algérie - Les entreprises qui refusent d’intégrer les nouvelles TICs sont appelées à disparaître (Expert)

L'intégration des systèmes d'information est vitale pour les entreprises (DR)

PDG d’ALTAIR, une compagnie de droit canadien basée à Montréal, Redouane Hamza a animé lundi une conférence-débat à Alger autour du thème : « Quelle infrastructure et système d’information pour l’entreprise et l’administration algérienne ? ».

 

Des ressources significatives, une population jeune, une situation géographique stratégique : l’Algérie possède de nombreux atouts qui devraient aider ses entreprises à mieux intégrer le marché mondial. Pourtant, elles sont souvent handicapées par une forte inertie et une fiscalité et une administration désuètes, a expliqué Redouane Hamza lors de la conférence organisée lundi par le Cercle d’action et de réflexion autour de l’Entreprise (CARE), à l’hôtel Hilton.
« L’environnement des entreprises était stable et contraignant, mais il va bientôt devenir turbulent », met en garde M. Hamza. Il est donc nécessaire pour les entreprises algériennes de s’adapter. « Si l’Algérie rentrait dans l’OMC aujourd’hui, il y aurait un nombre significatif d’entreprises qui seraient laminées », ajoute-t-il. La demande d’adhésion de l’Algérie à l’OMC remonte à 1987, mais les négociations n’ont débuté qu’en 2001. La raison principale de ce retard est le refus de l’Algérie de l’ouverture des services relatifs au secteur de l’énergie.

Les avantages des systèmes d’information

Pour M. Hamza, « un bon CEO va utiliser de la technologie pour aligner son entreprise sur les défis de la mondialisation, particulièrement celle des TICs (Technologies de l’information et de la communication, NDLR) ». Les TICs auront plusieurs rôles : celui de réduire les variations dans les processus d’affaires mais aussi de permettre à l’entreprise de comprendre ses choix stratégiques.

L’économie digitale ne se résume pas à l’utilisation d’ordinateurs et de réseaux. Il faut, avant tout, savoir bien les utiliser, insiste M. Hamza, qui déplore que beaucoup d’entreprises algériennes se servent encore de vieilles technologies qui les empêchent d’évoluer. Hamzaoui Sidi Mohamed, General Manager à la SERI qui était présent dans l’assistance, a aussi insisté sur le manque de courage face à la résistance au changement. « C’est l’Algérie qui doit s’adapter aux normes internationales, et pas l’inverse », a-t-il déclaré.

Primordiale, une bonne gouvernance complémentera la structure organisationnelle et permettra à l’entreprise de résoudre des objectifs conflictuels. « Avant toute chose, la gouvernance dépend de la transparence », a martelé M. Hamza. Pour preuve, il ajoute que « les entreprises qui ont une gouvernance TIC efficiente font en moyenne 20% de profit en plus de leur compétition ».

Inquiétude des dirigeants algériens

« Nous sommes accablés par des études internationales qui nous disent que l’Algérie ne fonctionne pas », s’est lamenté le directeur général du CNIS (centre national de l’informatique et des statistiques relevant des Douanes), présent dans l’assistance. « Nous devons développer nos systèmes d’information nous-mêmes. Ceux que nous avons acquis sont rapidement désuets. ». L’Etat algérien a un rôle à jouer dans le déploiement des infrastructures, a avancé M. Hamza, considérant l’intensité technologique faible des PME nationales. Selon lui, il faudrait que l’Etat protège mieux l’entreprise et la propriété intellectuelle des ingénieurs. « L’Algérie ne peut pas être une singularité dans le monde arabe », a-t-il souligné.

L’idée d’une plus forte volonté étatique a aussi été soutenue par le modérateur de la conférence-débat, le professeur Youcef Mentalecheta, ancien recteur de l’Université d’Alger qui a dirigé le Programme intergouvernemental en informatique à l’UNESCO. « L’Etat pourrait accorder un crédit impôt à ceux qui crééent des emplois », a-t-il proposé. Sinon, a-t-il poursuivi, les meilleurs ingénieurs informaticiens continueront à vouloir quitter l’Algérie.

 

 

 

 


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