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Vendredi, 20 Avril 2018

  •   Farid Farah
  • mercredi 4 décembre 2013 02:05

La cohabitation 2G/3G commence mal

Il y a 136 ans, Alexander Graham Bell, l’inventeur du téléphone a prononcé sa fameuse phrase téléphonique « Monsieur Watson, venez ici, je veux vous voir ». A cette époque, il était loin d’imaginer le côté stratégique de sa découverte. S’il était aujourd’hui parmi nous, il aurait dénoncé l’imposition d’un plan de numérotation spécifique à la 3G++. Il aurait qualifié cette décision d’un outrage au premier pouvoir des télécommunications à savoir le consommateur. Ce dernier n’a jamais été consulté ni de près ni de loin dans cette prise de décision. Pourquoi le faire payer à lui seul l’absence d’un cadre juridique qui permet le fusionnement des registres comptables des technologies réseaux 2G et 3G. Il aurait fallu juste un peu de temps, de volonté et de savoir-faire pour réfléchir à un nouveau modèle économique créateur d’innovation dans la régulation technico-économique des réseaux téléphoniques multi technologiques. L’imposition par l’ARPT, d’un amortissement séparé des coûts spécifiques 2G et des coûts spécifiques de la 3G ne doit pas remettre en cause le droit des consommateurs à migrer vers la 3G++ avec un confort total.

Selon des observateurs, cette obligation a pour objectif d'améliorer la visibilité de l'ARPT sur l'impact du trafic des réseaux 2G vers les réseaux 3G, sur les coûts relatifs aux terminaisons d'appel mobile (voix et SMS). La cohabitation 2G/3G commence donc mal, à la fois, pour les opérateurs et les consommateurs. Pour les premiers, la décision de l’ARPT engendrera des coûts inutiles alors que les seconds devront multiplier leurs efforts pour rester joignable par leurs proches une fois passé à la 3G++. Les différentes offres 3G++ sont attendues pour la fin de cette année. On se posera la question de savoir si les usagers pourront bénéficier des offres mixtes, c'est-à-dire  contenant simultanément des services 2G et 3G. Une chose est sure, les clients entreront dans l’ère du haut débit mobile avec leurs propres terminaux. La subvention de ces derniers par les opérateurs n’est toujours pas à l’ordre de jour des conseils de l’ARPT. Ainsi, au moment où le secteur des télécommunications est sous une pression inédite, l’Algérie se dirige vers le sens inverse de ce qui se fait à l'étranger. Le régulateur, au lieu d’être obsédé par le confort des usagers de la téléphonie mobile et l’abolition de l’économie dirigée des annales des télécommunications du pays, se noie dans un cadre juridique menaçant directement l’avenir du haut débit mobile en Algérie.

 

 


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