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Samedi, 21 Avril 2018

  •   Yazid Taleb
  • mardi 14 mai 2013 15:21

Algérie - Pour Slim Othmani le "syndrome Khalifa" empêche les gestionnaires publics de prendre des risques boursiers

Slim Othmani NCA RouibaSlim Otmani ce matin dans les locaux de Maghreb M. (photo: M’hamed Kerrouche).

Selon le patron de NCA Rouiba, qui était ce matin l’invité de Maghreb M, la radio web de Maghreb Emergent, l’introduction de sa société à la Bourse d’Alger est un « signal » pour toutes les sociétés privées algérienne. Bien que les souscripteurs institutionnels au capital de son entreprise soient tous des privés, il se dit « persuadé que l’Etat a un rôle important à jouer dans la stimulation de la Bourse d’Alger, en particulier au cours de cette phase de démarrage ».

 

C’est un Slim Othmani très satisfait et soulagé, mais toujours aussi offensif, qui était ce mardi matin le premier invité du direct de Maghreb M, la radio web rattachée au journal en ligne Maghreb Emergent. Pour le patron de NCA Rouiba, la récente opération de souscription au capital de son entreprise s’est « terminée de façon positive » et ses objectifs « ont été dépassés », les demandes d’actions ayant « atteint 105% du montant proposé ».Une « grande réussite » qu’il veut partager avec les nouveaux actionnaires mais aussi avec l’ensemble des acteurs du marché et, en particulier, les banques qui « ont bien joué leur rôle » et dont il veut saluer « la qualité de la contribution » et le « très grand professionnalisme ».

Au chapitre du bilan du déroulement de l’opération , l’allongement de 15 jours de la période de souscription a finalement permis l’entrée dans le capital de l’entreprise de plus de 1.800 particuliers et de 48 institutionnels, tous des entreprises privées, à hauteur, respectivement, de 75% et 25% du capital souscrit. Une répartition également assez proche des objectifs de départ, a-t-il relevé.

Une bonne opération pour le fonds d’investissement Africinvest et pour les 3 actionnaires minoritaires qui revendaient une partie de leurs actions. Surtout pour Africinvest, dont l’apport, au cours des dernières années, « a été extrêmement positif pour l’entreprise », selon Slim Othmani. Une bonne opération aussi pour NCA « parce que, fruit de cette collaboration, ce sont sa valeur d’ensemble et ses performances qui ont augmenté ». Une bonne opération à l’avenir pour tous les actionnaires également, et en particulier pour la quarantaine d’investisseurs privés qui ont « prononcé le mot magique: confiance ».

Pour le patron de NCA Rouiba, la réussite de cette opération publique de vente est aussi un signal hautement positif pour l’ensemble du secteur privé algérien : « Nous allons être regardés de très près par l’ensemble des entreprises familiales algériennes, et je suis convaincu que nous allons faire beaucoup d’émules. » Il y a déjà, selon lui, beaucoup de candidats dans les starting blocks. Premier à tenter l’aventure de l’ouverture du capital d’une entreprise familiale, il considère que, désormais, la difficulté souvent évoquée par nombre de ses pairs, celle de renoncer au contrôle exclusif de leur entreprise et de s’astreindre à des méthodes de gestion plus modernes et plus transparentes, est en train de cesser d’être « un mur infranchissable ».

 

 

Pas d’argent publics dans le capital de NCA

 

Il n’y aura finalement pas d’argent public dans le capital de NCA Rouiba. En dépit du dénouement heureux de l’opération de souscription, Slim Othmani continue de le déplorer. Il se dit « persuadé que l’Etat a un rôle important à jouer dans la stimulation de la Bourse d’Alger, en particulier au cours de cette phase de démarrage ». Il évoque un contexte toujours marqué, pour les gestionnaires des entreprises publiques, par le « syndrome Khalifa », la réticence à assumer les risques de la gestion et l’évocation persistante du « corbeau noir de l’IGF ».

Même s’il ne s’attendait pas à voir donner des « instructions » aux gestionnaires du secteur public, Slim Othmani continue d’attendre des autorités financières et de l’Etat actionnaire un « signal » adressé à ces gestionnaires les invitant à prendre pleinement leur autonomie. Il balaye également les arguments sur la disponibilité des financements bancaires qui serait un obstacle à l’appel aux ressources du marché financier de la part des entreprises : « C’est comme si on disait à un soldat : vous n’avez pas besoin de fusil, vous avez déjà un révolver. Les deux sont complémentaires et ne pas le comprendre, c’est ignorer les impératifs de fonctionnement et de développement d’une entreprise. »

Le 9 juin prochain, Slim Othmani fera sonner la cloche qui marquera symboliquement l’entrée de son entreprise à la Bourse d’Alger. Ce jour-là, il sera « très fier » de célébrer un « grand moment pour moi et pour ma famille ». Il affirme ne rien oublier, cependant, des obligations qui l’attendent : « A l’avenir, l’animation du titre sera extrêmement importante. » Il s’engage à se montrer très offensif et exigeant à l’égard des IOB et à communiquer intensivement en organisant tous les trois mois des réunions pour tenir les investisseurs informés des résultats de NCA Rouiba.


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