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Mardi, 23 Janvier 2018

  •   Merouane Korso
  • vendredi 12 juillet 2013 19:15

Le marché boursier marocain broie du noir

Bourse de CasablancaLe marché boursier marocain déprime

 Le marché boursier marocain est en mode pause. La crise est là. Pour les analystes, 2013 ne sera pas bonne année pour les affaires. Le climat des affaires est vraiment en berne, selon des cambistes à la place de Casablanca, l'une des plus vieilles places boursières africaines.

 

 Pour les intermédiaires en bourse, la situation est difficile. Le souvenir du bon cru de 2010 s’est estompé pour laisser place aux appréhensions. Le bilan de 2012 est déprimant, avec une baisse du chiffre d’affaires de 31% à 173 millions de DH, sur le sillage d'une déprime de 34% en 2011. Le résultat net a reculé de 16% à 45 millions de DH. Tout le monde est touché par la chute des transactions, petits et grands acteurs du marché. Les quatre grands titres, Attijari Intermédiation, CDG Capital, BMCE Capital Bourse et CFG Marchés, qui détiennent ensemble 70% des parts de marché, ont quand même dégagé 50 millions de DH de profits, avec une hausse de 19% sur un an. Pourtant, seul CFG Marchés a réussi à maintenir ses bons résultats, en multipliant par quatre ses bénéfices d’une année à l’autre à 53,6 millions de DH. Par contre les bénéfices d’Attijari Intermédiation ont chuté de 67% à 5,1 millions de DH, et la CDG Capital et BMCE Capital Bourse ont enregistré de leur côté des déficits respectivement de 5,9 et 2,7 millions de DH. Signe du retour de la crise, plusieurs sociétés cotées à la bourse de Casablanca peinent à réaliser 1 million de DH de chiffre d’affaires. Les transactions sont en baisse, et le second semestre 2013 ne s'annonce guère plus actif que le premier. Le volume des transactions est dérisoire à la fin du premier semestre. ''Nous n’avons jamais enregistré des volumes aussi faibles sur le marché'', estime un courtier, cité par le quotidien ''L'Economiste'', qui estime qu''aujourd’hui, les opérateurs sont clairement en mode pause''. ‘‘Il est difficile d’avoir un marché dynamique dans une conjoncture morose'', selon un professionnel du marché.

Morosité et déclassement

Signe de la faiblesse des transactions à la bourse de Casablanca, le déclassement du Maroc de pays ''Emergent'' à pays ''Frontière'' par l'Indice pays de la Banque d'affaires américaine Morgan Stanley. Le 11 juin dernier, le Morgan Stanley Country Index  (MSCI) avait annoncé son classement pour 2013: le Maroc sera déclassé en novembre prochain de pays ''Emergent'' à pays ''Frontière''. Le Maroc, longtemps classé ''pays Emergent'' par le MSCI, une position confortable qui permet notamment d'attirer les investissements étrangers, redouble et se classe dorénavant parmi les pays Frontières.  L’indice MSCI Emerging Markets est composé de 821 sociétés cotées dans 21 marchés différents, et sa capitalisation totale est de 3.917 milliards de dollars. Mais, sur ce volume global, le Maroc ne représente que 0,1% dans la pondération de l'indice, puisque seuls Maroc Télécom, Attijari Wafa Bank et le groupe immobilier Addoha, cotées à la bourse de Casablanca, figurent dans les tablettes du MSCI, car répondant aux critères d'éligibilité.

 


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