Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mardi, 23 Janvier 2018

  •   El Kadi Ihsane
  • mardi 30 avril 2013 08:00

La souscription NCA Rouiba portée par les privés attend les institutionnels algériens pour boucler

 

Slim OthmaniSlim Othmani, patron de NCA, reste optimiste (dr)


Le  jeudi 25 avril date initiale de sa clôture, la souscription  NCA Rouiba, passait le cap de la moitié du montant à lever. Une performance mitigée expliquée en partie par le long arrêt de la campagne publicitaire pour cause de deuil national. Mais pas seulement. La souscription est prorogée au 09 mai prochain.

 

 


 « Un million d’actions cédées pour  un millier de souscripteurs », sur le plan symbolique  les chiffres font relief. Les  18 jours de la souscription des  2 122 988 actions de NCA Rouiba à la Bourse d’Alger, du 07 au 25 avril, ont réussi à convaincre un millier d’investisseurs différents pour un total de plus d’un million d’actions. « Nous sommes exactement, c’est le cas de le dire pour un producteur de boisson, devant une problématique de verre à moitié plein ou à moitié vide. La diversité des actionnaires est un bon signe. Le montant bouclé après un tel délai est plus préoccupant » affirme un analyste financier auprès d’une des banques publiques IOB dans cette opération. Cette performance du million d’actions placées ne correspond  en effet qu’ à la moitié des  849 195 200 dinars que souhaite lever la grande enseigne des boissons pour payer la sortie de son capital social du fonds d’investissement Africinvest  Fund Ltd détenteur de 36,9% des actions. Slim Othmani, le président du conseil d’administration de NCA Rouiba, rencontré jeudi dernier à l’hôtel Aurassi  en marge d’un séminaire sur "les avantages de l’entrée en bourse " reste optimiste sur la suite de l’opération : "les institutionnels ne sont pas entrés en action. Et de nombreux acquéreurs ont différé leur opération depuis que nous avons annoncé que l’opération allait être prorogée au 09 mai". La campagne pour l’introduction en bourse du titre NCA a en effet disparue des médias  de l’audiovisuel pour cause de deuil national observé depuis le décès de Ali Kafi ancien président du Haut Conseil de l’Etat (HCE).  Les actions NCA restent donc disponibles pour deux semaines de plus auprès des partenaires IOB que sont BNP Paribas et Société Générale et  les banques publiques CPA, BNA, BEA, BDL , BADR, CNEP.  Elles sont cédées à  400 dinars pour un prix nominal de 100 dinars dans le capital de l’entreprise.
 
Une opération très observée par la finance internationale
 
La décision de prorogation de la campagne de souscription au 09 mai prochain n’est pas la seule prise par NCA Rouiba pour aller au terme des 849 195 200 de dinars recherchés  à la bourse d’Alger. « Nous avons déplafonné le nombre d’actions que peut acheter un même souscripteur. De nombreux investisseur ont exprimé le vœu d’acheter plus d’actions NCA » explique Slim Othmani. Le plafond en montant était de 34 millions de dinars. Un seuil jugé insuffisant pour des investisseurs qui veulent prendre une position durable au sein de cet acteur dynamique du secteur de l’agroalimentaire.  Slim Othmani  insiste sur la diversité des nouveaux actionnaires de l’entreprise qu’il dirige : « Il y a trois ou quatre acteurs de l’intérieur du pays que nous  ne connaissions pas, qui ont acheté de grandes quantités d’actions. Ils sont venus lors des roads shows et ont décidé de nous rejoindre. Cela est réconfortant pour l’image de NCA Rouiba ».  Face à cette satisfaction, un chapelet d’anicroches.  D’abord la discrétion des grands patrons du forum des chefs d’entreprise (FCE)  dans cette opération.  Ils n’auront pas été très actifs dans les souscriptions ; et dans l’entourage de NCA Rouiba, c’est à peine si le mot boycott n’est pas prononcé. Ensuite, la réserve des pouvoirs publics qui ont pourtant tout intérêt à contribuer à la réussite de cette opération. Aucun signe n’est venu du ministère des finances pour amener les investisseurs institutionnels publics à prendre des parts dans le capital de NCA Rouiba.  Il s’est même dit jeudi dernier dans les coulisses du séminaire sur « les avantages de l’entrée en bourse » que Karim Djoudi ne comptait pas donner la moindre injonction au secteur financier public pour venir prendre le relais des épargnants privés qui ont déjà  engagé plus de 400 millions de dinars sur le titre NCA Rouiba. Une attitude surprenante lorsqu’on l’oppose au discours très partisan de la bourse tenu par le ministre des finances à ce même séminaire.  Enfin le climat autour de la bourse d’Alger s’est dégradé un peu plus ces dernières semaines. Mustapha Ferafara, le  jeune  DG de la SGVB , la société qui gère la bourse d’Alger, a présenté sa démission au ministère des finances « découragé par le peu d’entrain  de sa tutelle pour le développement de la place d’Alger ». Il quittera ses fonctions à la fin de cette semaine. Les difficultés à rendre liquide le titre Alliance Assurance par la faute des acteurs en bourse depuis le début de l’année 2012 ont également largement concouru à altérer l’attractivité des nouvelles introductions en bourse. NCA Rouiba étant la première depuis décembre 2011. Le succès de cette opération va cependant beaucoup peser sur le climat des prochaines introductions annoncées.  Les spécialistes étrangers présents au séminaire d’Alger sur la bourse ont fait savoir en coulisse que le sort fait à la sortie du fonds d’investissement Africinvest par la bourse d’Alger intéresse au plus haut point les investisseurs étrangers. Ce serait un indicateur décisif de la maturité de la place d’Alger pour recevoir de nouveaux acteurs de taille. Ou pas.


Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

5 Commentaires

  • Pourquoi je dis que la valeur est chère. En se basant sur les résultats de 2012 (se baser sur ceux escomptés pour 2013 et au-delà sont du domaine de la spéculation plus qu'optimiste), on obtient un rendement de l'ordre de 2% (autrement dit l'action que vous payez à 400 DA vous aurait rapporté 8 DA en dividende en 2012 sur lesquels vous payez 10% en IRG), et encore il n'est pas sûr que tout le resultat a été distribué aux actionnaires. A comparer avec l'inflation officielle de 9%, investir dans les conserves, les acheter, les sotocker puis les revendre aurait rapporté plus...
    @Berkouk, touts les éléments que vous citez sont réels mais raison de plus que ces risques soient rénumérés! Qui serait interessé par une valeur qui n'est pas liquide et en plus ne rapporte rien? Le risque de la non-liquidité doit se retrouver dans le rendement. Lorsqu'on achete une action, soit c'est une valeur de croissance et cela doit se retrouver dans le cours de l'action qui va s'apprecier, soit c'est une valeur de rendement et cela doit se retrouver dans les dividendes versés. Comme le 1er cas n'est pas possible sur la bourse d'Alger par manque d'animation, NCA aurait dû offrir un meilleur rendement...
    En faite, NCA a été mal conseillé. En bourse c'est bien connu, tous ceux qui veulent faire une bonne introduction maquillent bien la mariée en gonflant le plus possible les bénéfices de l'année avant introduction, voire retarder celle-ci jusqu'à ce qu'ils puissent presenter de beaux billans...

    Rapporter Truc mercredi 1 mai 2013 15:25
  • Pour le marché Algerien , je crains qu il ne soit question d'autre chose que de valorisation excessive .Il s'agit d'un probleme beaucoup plus grave: LE MANQUE DE CONFIANCE total dans le systeme financier du Pays.Il y a une preference pour une thesaurisation sterile ou pour le placement immobilier au prix de Neuilly/Seine (c'est à dire sans rendement et sans plus value !).Si les epargnants se posaient uniquement la question du PER de NCA ROUIBA ou d'ALLIANCE ASSURANCES nous serions dans de saines preoccupations !
    Aujourd'hui ils se demandent seulement s'ils peuvent recuperer à tout moment leur argent !!
    Helas le fonctionnement de la Bourse d'Alger demontre le contraire
    En appeler aux Autorités pour sauver un IPO qui risque de faire un flop pour d'autres raisons que le prix n est rien d'autre qu'un rappel de Responsabilités Collectives !
    Mon Cher TRUC,à ce stade tu es trop sophistiqué ou tu detournes volontairement les yeux du vrai probleme:
    Quelqu un veut il une Bourse de Valeurs en Algerie?

    Rapporter BERKOUK Omar mercredi 1 mai 2013 06:56
  • Bonjour,

    "Pourquoi on compte toujours sur l'Etat", alors cette institution qui est (LA BOURSE) relevant des institutions publique, dont bien sûr vous aller me répondre que sa gestion et sous les lois de l'Etat n'est-pas, et cette dernière qui est l'Etat veille sur le bon fonctionnement de la bourse, alors là le ministère de finance Algérienne doive donner plus de manœuvres en matière d'encouragements pour réanimer cette institution "LA BOURSE d'Alger " et implique la participation de tout le monde y compris le rôle majeur de l'Etat dans cette opération d'entré en bourse par NCA-Rouiba afin de susciter d'autres opérateurs privés et aussi publique à adhérer à la bourse ...Car cette dernière "LA BOURSE D'ALGER", se trouvé depuis sa création fin des années (90) en mode "OFF"...De la part d'un actionnaire dans cette opération boursière pour le compte de NCA-Rouiba. Bon vent pour l'opération Inch'Allah.

    Rapporter Mohamed_Nil mercredi 1 mai 2013 01:00
  • Truc: a combien tu l aurais achetee l action de nca rouiba?

    Rapporter Moh mardi 30 avril 2013 20:48
  • La valeur est trop chère, elle est à des PER stratosphériques et je ne sais pas pourquoi on compte toujours sur l'Etat pour sauver la mise à des introductions manifestement surevaluées...
    C'est très tentant de vouloir gagner beaucoups d'argent lors d'une introduction en fixant un prix elevé mais il y'a un risque que les acheteur boudent la valeur, et ce n'est pas la peine de chercher des justificatifs (le deuil, le mauvais temps, le mal au dents etc.). Si c'etait une bonne affaire, cela se saurait....

    Rapporter Truc mardi 30 avril 2013 15:12