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Mardi, 23 Janvier 2018

  •   Oussama Nadjib
  • vendredi 22 novembre 2013 08:21

Des investisseurs étrangers à la Bourse d’Alger… pour bientôt

 Benmouhoub BourseYazid Benmouhoub : la capitalisation boursière actuelle ne reflète pas l’économie algérienne

Les investisseurs étrangers vont pouvoir acheter des actions à la Bourse d’Alger, a indiqué à l’agence Reuters, M. Yazid Benmouhoub, le Directeur Général de la Bourse (SGBV).  Des entreprises publiques s’apprêtent à rejoindre la Bourse. Objectif des autorités : une capitalisation de 48 milliards dollars en cinq ans.

 Selon le Directeur Général de la Société de Gestion de la Bourse des Valeurs (SGBV) qui a pris ses fonctions en juin dernier, la mesure fait partie d’une démarche plus large d’ouverture économique et de diversification dans le respect des standards internationaux. La Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob) a signé, le 6 novembre dernier, un accord avec Paris Europlace, pour un appui technique pour promouvoir une Bourse qui n’est jamais sortie de sa léthargie et qui n’a que quatre entreprises cotées, après quinze ans d’existence. Il s’agit de l’EGH El Aurassi, du groupe Saidal, d’Alliance Assurance et de NCA Rouiba.

 Selon Yazid Benmouhoub, plusieurs accords sont prévus avec des bourses étrangères afin « d’obtenir une expertise » et préparer le terrain à l’entrée des investisseurs étrangers. « Ce n’est pas encore autorisé pour le moment, mais c’est en préparation » a-t-il indiqué. Pour donner un élan à la Bourse, les autorités ont décidé d’inciter des entreprises publiques à ouvrir leurs capitaux en Bourse. Mais de manière limitée, les responsables évoquant des niveaux de l’ordre de 20 à 30%. Le président de la Cosob, M. Abdelhakim Berrah, a confirmé que sept entreprises publiques et une privée sont sur le point de rejoindre la Bourse. Il s’agit de la banque publique CPA, de trois cimenteries du Groupe industriel des ciments d’Algérie (Gica), de la compagnie d’assurance CAAR, de Cosider Carrières, filiale du groupe public du BTPH Cosider, de l’entreprise Hydro-aménagement et enfin de l’opérateur historique de téléphonie mobile Mobilis. L’entreprise privée Avenir Décoration a également entamé les démarches pour une introduction en Bourse.

 « Un signal fort »

 Le président de la Cosob a qualifié l’ouverture du capital de ces entreprises publiques, choisies « pour leur solidité financière », de « signal fort de la part des pouvoirs publics pour développer le marché financier et moderniser l’économie". Selon Benmouhoub, l’objectif est d’atteindre 7 à 8 nouvelles sociétés cotées par an pour arriver entre 40 et 50 entreprises sur les cinq prochaines années. Les pouvoirs publics ont l’ambition de faire passer la capitalisation boursière de 190 millions de dollars actuellement à 48 milliards de dollars. La « capitalisation actuelle ne reflète pas la réalité de l'économie algérienne", a-t-il  indiqué. Pour rappel, l’ancien DG de la Bourse d’Alger, Mustapha Ferfara qui tablait sur un « décollage » en 2011- 2012 a démissionné en mars dernier, lassé par les lenteurs de la réforme. Désigné en Octobre 2007, Mustapha Ferfara, diplômé de l’Ecole supérieure de Banque, nourrissait l’ambition de sortir la Bourse d’Alger de sa situation végétative. Les projections optimistes du nouveau DG de la Bourse restent à vérifier même si les annonces d’une entrée d’un nombre important d’entreprises publiques se sont multipliées.  Les experts de la Cosob qui ont travaillé avec le Pnud ont préconisé le recours à la Bourse pour assouplir les modalités d’application de la règle du 51/49%, souvent présentées comme rédhibitoire par les investisseurs étrangers. Depuis la LFC 2009, les entreprises étrangères sont tenues de s’associer à des partenaires algériens majoritaires  et à respecter lors de l’ouverture de leur capital,  le droit de préemption de l’Etat concernant la cession de leurs participations. Selon la proposition des experts, l’autorisation donnée à ces entreprises de céder à la bourse une partie de leur capital sans demander à l’Etat s’il désire les reprendre lui-même dans le cadre du droit de préemption va inciter davantage ces entreprises à s’introduire en bourse » .


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