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Mardi, 23 Janvier 2018

  •   Oussama Nadjib
  • vendredi 26 avril 2013 08:22

Alger veut introduire des entreprises publiques en Bourse sans «privatiser» !

City BelouizdadLes promoteurs de la 'city' Cnep-Banque à Belouizdad veulent attirer la Bourse d'Alger 

 Le gouvernement algérien envisage des entrées en Bourse de PME publiques à un niveau qui ne dépasse pas les 20% de leur capital a indiqué le ministre des finances, Karim Djoudi, en prenant soin de préciser qu'il ne "s'agit pas de privatisation".

 

 Techniquement, il s'agira bien de mettre en Bourse une partie des actions de l'entreprise et donc de les privatiser. La "précision" du ministre des finances rapportées par un journal traduit surtout une frilosité à mettre en œuvre une option dans les cartons depuis au moins deux ans. Un projet de réforme du marché financier a été élaboré par la Cosob avec l’appui du Pnud. Le constat, partagé y compris par le FCE, est que la taille des entreprises privées et leur statut, très majoritairement des Sarl et non des SPA, ne les prédisposent pas â être, dans l’immédiat, les vrais animateurs d’une Bourse à l’état végétatif. C’est pourquoi dans le projet piloté par la Cosob avec le Pnud, l’entrée en Bourse des entreprises publiques constitue la démarche essentielle. L’une des options préconisées est de favoriser l’émergence de partenaires stratégiques pour l’Etat à travers la cession d’actions en bourse à des partenaires privés mais aussi au grand public. L’ancien président de la Cosob, M.Nouredine Ismail avait d’ailleurs souligné que les privatisations des entreprises publiques réalisées entre 2003 et 2008 en dehors de la Bourse avait été une occasion manquée. Une privatisation boursière aurait donné, avait-il dit, « une assise financière et une transparence importante à la Bourse ». La privatisation partielle des entreprises publiques est très largement considérée par les experts nationaux comme le seul moyen sérieux de donner une vie à la Bourse d’Alger. Lyes Kerrar a estimé qu’il faut aller vers un plan de “privatisation par la Bourse de toutes les entreprises publiques éligibles immédiatement ou à terme”.

 Frilosité

 Le seuil de 20% fixé par le ministre des finances est encore beaucoup plus modeste que ce qui était préconisé par le projet de réforme qui envisageaient des cessions allant jusqu’à 30%, un niveau qui n’a rien de « révolutionnaire ». Pour l’heure, et selon les déclarations du ministre des finances, c’est une « identification » des entreprises publiques de de taille moyenne susceptibles d’être éligibles à une introduction en bourse qui a été lancée. "Les ministères concernés sont en train de nous remettre les listes des entreprises pour voir si elles remplissent les conditions. Une fois identifiées, ces entreprises seront présentées en Conseil de participation de l’Etat (CPE) qui décidera de leur introduction en bourse ou pas", a indiqué le ministre des finances. Ce qui risque d’être long. La Bourse d’Alger est l’une des moins actives du continent africain avec une capitalisation financière inférieure à 1/1000e du PIB national.

10 entrées par an contre une tous les 2 ans !

L’étude réalisée par la Bourse d’Alger et le PNUD souligne que « l’'ordre de grandeur du marché algérien, comme objectif cible, devrait atteindre une capitalisation boursière de 40 mds de dollars avec 150 sociétés cotées en Bourse et un taux de rotation annuel de 10 %, soit 4 mds de dollars». Il faut donc introduire une dizaine de sociétés par an pour un volume d'opération de l'ordre de 500 millions de dollars afin de réaliser l’objectif d’atteindre, en cinq ans, une capitalisation boursière de 10 mds de dollars, soit  5% du PIB de l'Algérie. Actuellement trois entreprises sont cotées en Bourse (Alliance assurances, Aurassi et Saidal) avec une capitalisation plutôt famélique de 13,3 milliards de dinars (179 millions de dollars). Pour atteindre l’objectif d’une capitalisation de 10 milliards de dollars il faudrait introduire une quarantaine d’entreprises en Bourse. Le projet de réforme préconise de parvenir à l’introduction d’une dizaine d’entreprises par an pour atteindre l’objectif à moyen terme. Un objectif ambitieux quand on sait que la Bourse d’Alger a connu ces dernières années une introduction en Bourse… tous les deux ans.  


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