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Mardi, 23 Janvier 2018

  •   Rédaction Maghreb Emergent
  • vendredi 27 septembre 2013 09:38

Tunisie - La Banque centrale s’inquiète de l’impact des tensions politiques sur l’économie

 Chedly AyariChedly Ayari, gouverneur de la banque centrale de Tunisie: des soucis à se faire (dr)

 Le Conseil d'Administration de la Banque centrale de Tunisie a publié jeudi, au lendemain d’une réunion tenue la veille, un communiqué  dans lequel il s’inquiète des tensions sur la scène politique économique et sociale.

 

 

Pour le Conseil qui a décidé de maintenir en l’état le taux directeur de la Banque Centrale, les tensions politiques lié à la préparation de l’ultime phase de la transition sur les plans gouvernemental et parlementaire ont engendré un « climat d’incertitude et de manque de visibilité de nature à entraver la mise en œuvre d’une politique monétaire rationnelle et efficiente, et à handicaper les efforts de relance de l’investissement, de création de nouveaux postes d’emploi et de réduction des disparités régionales ». Une situation de blocage politique règne en Tunisie depuis l’assassinat du député d’opposition Mohamed Brahmi en juillet dernier. La puissante centrale syndicale UGGT qui a joué un rôle de médiateur avec le patronat, le bâtonnat et la ligue des droits de l’homme est engagée depuis quelques jours dans un bras de fer avec la troïka au pouvoir et notamment le parti majoritaire Ennahda. Le syndicat lui reproche de tergiverser à accepter la « feuille de route » pour la sortie de crise présentée par  le « quatuor ». Ennahda rejette les accusations en affirmant qu’il a accepté la feuille de route mais qu’il refuse de créer un vide institutionnel en acceptant une démission préalable du gouvernement. L’UGTT a engagé des manifestations pour exercer une pression sur la troïka. Le mouvement ne semble pas, pour l’instant, mobiliser fortement. Mais la situation est suffisamment inquiétante pour pousser le Conseil d’administration de la Banque centrale tunisienne à lancer un « appel à toutes les parties et acteurs politiques, ainsi qu’à toutes les composantes de la société civile, afin d’agir de leur mieux pour garantir les conditions permettant de relever le défi crucial du développement économique pour la période restante de la phase transitoire ».

 Quelques évolutions positives…

 Le conseil de la Banque Centrale a noté quelques évolutions positives dans la conjoncture économique tunisienne avec la hausse de l’indice de la production industrielle au cours du premier semestre de 2013 (1,8% contre 1,4%, pour la même période de l’an passé) et  l’amélioration des ventes de secteurs exportateurs (textile, habillement, cuirs et chaussures et les industries mécaniques et électriques). Il constate également un regain de la croissance positive du secteur touristique au cours du mois d’août 2013 en comparaison avec le même mois de l’année précédente. Les nuitées  touristiques globales sont en hausse de +3,5%, le nombre des entrées de 20,1% et les  recettes en devises de 11%.  Le conseil enregistre une « détente » au niveau des prix tout en observant que le taux d’inflation reste à des niveaux élevés. « La hausse de l’indice des prix à la consommation a baissé pour le deuxième mois consécutif, au cours du mois d’août 2013, revenant à 6% en glissement annuel contre 6,2% le mois précédent. Cette tendance a aussi concerné le taux de l’inflation sous-jacente (hors produits encadrés et frais) qui a reculé de 6,4% à 6,1% d’un mois à l’autre ». Les avoirs nets en devisés restent à « un niveau acceptable, atteignant 11.291 MDT ou l’équivalent de 103 jours d’importation à la date du 25 septembre 2013 contre 9.983 MDT et 98 jours, à la même date de l’année dernière ».

 … et des indicateurs peu réjouissants

 Mais la conjoncture est marquée également par des évolutions moins réjouissantes. Parmi ces évolutions négatives, le « maintien du déficit courant à un niveau élevé, au cours des huit premiers mois de l’année en cours, soit 5,4% du PIB contre 5,7% une année auparavant et ce, en raison du creusement du déficit du commerce extérieur.  Les investissements directs étrangers (IDE) continuent à baisser : ils ont reculé de -0,7% au cours des huit premiers mois de 2013). L’excédent de de la balance des opérations en capital et financières s’est replié d’environ 790 MDT ; La persistance des pressions sur le taux de change du dinar qui a baissé de 7,7%, depuis le début de l’année et jusqu’au 20 septembre, vis-à-vis de l’euro et de 5,4% par rapport au dollar américain. Autres indicateurs négatif, les besoins en liquidité des banques restent à des niveaux élevés  tandis que le rythme des dépôts bancaires a poursuivi son ralentissement au cours de 8 premiers mois de l’année notamment pour les dépôts à vue et les comptes d’épargne. Le même ralentissement est observé pour les concours à l’économie avec « 4% contre 6,9% suite à la baisse des crédits à moyen terme et au ralentissement du rythme de ceux à long terme, en rapport avec l’atonie de l’activité d’investissement ».


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