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Mardi, 23 Janvier 2018

  •   Aissa Bouziane
  • vendredi 21 juin 2013 12:05

En Algérie, le crédit est abondant, mais sans impact sur la production

Abderrezak Trabelsi ABEF AlgérieAbderrezak Trabelsi, délégué général de l'ABEF (dr.)

 

Les crédits à l’investissement augmentent en Algérie, mais leur impact sur la production reste limité. Abderrezak Trabelsi, délégué général de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), déplore ce décalage.

 

Les banques algériennes accordent beaucoup de crédits, mais pas de la meilleure manière. L’investissement productif en profite peu. Le délégué général de l’Association des Banques et Etablissements Financiers (ABEF), Abderrezak Trabelsi, en convient. Même s’il défend les banques, qui ont, selon lui, amélioré leurs relations avec les entreprises, il estime que c’est tout l’environnement de l’entreprise qui doit changer pour que l’investissement productif puisse avoir un impact sur l’économie algérienne. Durant le premier trimestre 2013, les crédits aux entreprises privées ont atteint 2.400 milliards de dinars (24 milliards d’euros), a indiqué M. Trabesli au cours d’une émission de radio. Les prêts aux compagnies publiques ont été légèrement inférieurs, confirmant une tendance qui s’est installée depuis 2005 : les crédits au secteur privé ont dépassé ceux accordés au secteur public. C’est "sans équivoque", a-t-il dit, "la croissance des crédits est extrêmement importante, elle est à deux chiffres". Toutefois, ces crédits ne suffisent pas pour lancer l’investissement productif, qui reste "le parent pauvre", selon M. Trabelsi. Ce "déséquilibre" est aggravé par un autre phénomène : l’essentiel de l’investissement productif est assuré par les banques publiques. En outre, les crédits ne sont pas adaptés aux entreprises algériennes, qui sont, dans leur écrasante majorité, des petites ou très petites entreprises. M. Trabesli reconnait qu’il est nécessaire d’adapter l’offre de financement à ces petites entreprises. Les banques préférant traditionnellement travailler avec les grandes entreprises, car c’est "plus aisé".

Paradoxes

Les banques algériennes tentent de s’adapter, notamment depuis que le recensement des entreprises algériennes réalisé par l’Office National des Statistiques (ONS) a permis une meilleure connaissance du secteur économique, selon M. Trabelsi. Un programme de formation a été lancé, en coopération avec un organisme spécialisé allemand, GIZ, pour mettre en place des procédures de financement des petites entreprises. Des tests ont été réalisés avec deux banques algériennes. Aujourd’hui, le "dispositif est prêt", dit-il. Cette situation débouche sur un paradoxe. "Aujourd’hui, il est plus facile d’importer que de produire", reconnait le délégué général de l’ABEF. Les opérations d’importation sont ponctuelles, maitrisées, et obéissent à une "procédure facile". A l’inverse, les procédures d’investissement obéissent à un "processus long, qui dure des années". Selon lui, les importations algériennes durant le premier trimestre 2013 se sont élevées à 12 milliards de dollars, légèrement en retrait par rapport à 2012, alors que la Banque d’Algérie avait fait état d’une augmentation des importations.

Autre paradoxe : parmi les crédits, 70% sont consentis à moyen et long terme, donc supposés être des crédits d’investissement. Les crédits destinés à l’importation sont des crédits à court terme, et ne représentent que 30%. Pourtant, cela n’influe pas de manière décisive sur la production. Par ailleurs, M. Trabesli relève une méconnaissance du tissu économique algérien, qui ne permet pas d’orienter les investisseurs. Nombre d’entre eux partent avec les schémas des années 1980 ou 1990, pour réaliser des investissements "à l’aveugle". Mais l’économie algérienne a évolué, pour devenir plus compétitive. Certains secteurs sont saturés, comme ceux des minoteries et des briqueteries, ce dont les investisseurs ne tiennent pas suffisamment compte.

 


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2 Commentaires

  • Les credit au secteur prive selon ces statistiques incluent les prets immobilier et les prets pour le logement.

    Rapporter Moh vendredi 21 juin 2013 23:18
  • Le problème des entreprises Algériennes, c'est leurs incapacités à trouver des marchés à leurs produits.
    C'est facile de se cacher derrière les banques pour justifier leurs échecs !!
    la banque, c'est uniquement le catalyseur.

    Rapporter hox vendredi 21 juin 2013 22:02