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Mardi, 23 Janvier 2018

  •   Mehdi El Amine
  • jeudi 26 septembre 2013 16:30

Algérie – Nette augmentation des crédits à l’investissement au premier semestre 2013

La hausse des financements à l'investissement ne suffit pas pour la relance de l'économie (DR)

Les banques algériennes ont octroyés plus de crédits à l’investissement au cours des 6 premiers mois de 2013 qu’auparavant. Mais le financement de l’économie à lui seul ne suffit pas pour relancer la machine et la croissance, estime l’Association des banques et établissements financiers (ABEF).

 

Dans une intervention mardi sur les ondes de la radio algérienne, le délégué général de l’ABEF Abderezak Trabelsi s’est félicité de l’équilibre macro-économique réalisé par le pays, qu’il considère comme une « condition indispensable pour la relance de la machine économique ». Selon les dernières données rendues publiques par le gouverneur de la Banque Centrale, l’Algérie a enregistré un encours des réserves de change à 189,7 milliards de dollars et un endettement extérieur historiquement bas à 3,4 milliards de dollars au premier semestre 2013.

Hausse record des crédits à l’économie

Selon le patron de l’ABEF, les banques algériennes ont consenti un effort considérable aux entreprises en débloquant 4.568 milliard de dinars à l’investissement au cours des six premiers mois de l’année en cours, soit « l’équivalent des crédits octroyés pour toute l’année 2012 ». Sur ce montant, 71 pour cent a été orienté vers le financement de l’investissement et 44 pour cent a bénéficié aux entreprises privées. Cet effort de financement contraste avec les critiques faites par les organisations patronales aux banques publiques et privées étrangères, de favoriser le financement de l’importation au détriment de la production.
Sur un ton qui tranche avec l’optimisme ambiant, M. Trabelsi estime que l’aisance financière dont jouit l’Algérie aujourd’hui et l’évolution « positive » dans l’attitude des banques vis-à-vis de l’entreprise productive « doivent impérativement être suivis de mesures structurelles de l’économie de « manière à rendre l’acte de produire plus compétitif que l’acte d’importer ».

Producteurs versus importateurs

« Aujourd’hui, il est plus rentable d’importer que de produire à cause d’un environnement défavorable » aux entreprises qui produisent, assène M. Trabelsi. Il cite en exemple le phénomène de la sous-déclaration des produits importés « qui crée des déséquilibres à la production nationale pour qui la sous-déclaration est difficile, voire impossible ». Cette pratique qui réduit à néant la compétitivité des produits nationaux met l’importateur dans une situation plus favorable face au producteur. A la question, si le retour à l’autorisation d’importation suggérée au gouvernement afin de juguler la hausse des importations en volume et en valeur, M. Trabelsi exprime ouvertement ses doutes sur l’efficacité d’une telle mesure : « l’histoire récente a montré les limites de la régulation administrative qui n’a fait preuve d’aucune efficacité », a-t-il dit. A l’intervention administrative, le patron de l’ABEF préconise une « régulation indirecte » par l’Etat en favorisant l’émergence d’un « environnement plus propice à l’entreprise qui produit qu’à l’importateur ».


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