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Mardi, 23 Janvier 2018

  •   Yazid Taleb
  • lundi 3 juin 2013 22:32

Alger cible la niche du commerce extérieur des banques privées

LaksaciMohamed Laksaci : les agréments sont pour l’épargne et le financement de l’investissement

 

Les autorités algériennes devraient annoncer au cours des prochaines semaines une série de mesures destinées à encadrer plus efficacement le financement  du commerce extérieur algérien, apprend-on de source bien informée.  En ligne de mire, les banques privées qui ont profité de l’effet d’aubaine du Credoc.


Un texte allant dans ce sens serait actuellement au niveau du Secrétariat Général du Gouvernement. Les premières cibles pourraient être des banques privées auxquelles on reproche  de s’être spécialisées excessivement, pour nombre d’entre elles, dans le financement des importations. A l’origine des  mesures en préparation, le constat que la généralisation du crédit documentaire (Credoc) imposé voici plus de 3 ans n’a pas pu empêcher les importations de continuer à augmenter de près de 50% depuis cette date, ni la structure des importations d’évoluer en faveur des biens de consommation et au détriment des biens d’équipement. L’imposition du Credoc comme moyen de paiement unique des importations n’a pas permis d’atteindre l’objectif recherché qui était le contrôle de la croissance des importations. La mesure a eu pour conséquence imprévue d’inciter fortement au renforcement de  la spécialisation des banques privées dans un financement du commerce extérieur devenu extraordinairement rentable. Cette généralisation de Credoc  serait aussi à l’origine, et cette fois c’est l’ensemble du secteur bancaire qui est en cause, d’un renchérissement des importations responsable d’une partie non négligeable de la flambée inflationniste constatée depuis près de 2 ans.

Une spécialisation des banques privées

Aucune information n’est donnée officiellement sur ce sujet très sensible par la Banque d’Algérie mais un banquier nous assurait récemment  que plus de la moitié du commerce extérieur est aujourd’hui financée par les banques privées. Une proportion qui contraste fortement avec leur poids dans les actifs bancaires qui ne dépasse pas 10% actuellement.  Ce  résultat  est généralement attribué à la célérité qui caractérise l’exécution des opérations de financement par les banques privées, un argument qui semble avoir séduit beaucoup de clients. Sur la quinzaine de banques privées actuellement présentes sur la place,  seules les plus importantes d’entre elles, à l’image de  Société générale Algérie ou de BNPParibas voire d’El Baraka  ou de la Gulf Bank, auraient fait un réel effort de diversification de leurs activités. La plupart des petits établissements privés auraient au contraire accentué la priorité réservée au financement du commerce extérieur dans la période la plus récente. Résultat de cette quasi-spécialisation, un  banquier de la place estime que le commerce extérieur procure aujourd’hui suivant les établissements « entre 50 et 85% du PNB bancaire ».

Les commissions bancaires en question

A défaut d’une remise en cause pure et simple de l’obligation du recours au crédit documentaire - cette dernière  faisant, selon diverses sources, partie des « tabous présidentiels » - ce sont essentiellement les rémunérations prélevées  par les banques qui seraient dans le collimateur du gouvernement. Les coûts de confirmation  sont jugés  « très élevés » - on parle d’un montant de 500 euros pour un crédit documentaire  de 50 000 euros - comparativement à un  mode de règlement classique comme le transfert libre désormais banni par la réglementation algérienne et qui représente pourtant  selon des estimations d’experts plus de deux tiers du commerce mondial. Notre interlocuteur souligne également le caractère particulièrement élevé, voire « choquant », des commissions de change prélevées par les banques privées qui atteignent « entre 1et 2% alors que la commission de la Banque d’Algérie ne dépasse pas 0,1% ».Les rémunérations substantielles prélevées par l’ensemble des banques de la place  n’auraient « quasiment aucune contrepartie en terme de service rendue » et seraient « plus de 10 fois supérieure à la normale ». Une situation qui ne serait pas non plus sans conséquence sur le niveau  général des prix. Notre banquier estime « entre 1 et 2 points d’inflation » l’impact des commissions  bancaires prélevées dans le sillage de la généralisation du Credoc.

Priorité au financement de l’investissement.

Des « performances » qui   ne sont manifestement pas du goût du régulateur du secteur. Le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci rappelait en substance voici quelques mois  aux banquiers privés que « les agréments leur ont été délivrés pour faire de l’intermédiation bancaire, c'est-à-dire principalement pour collecter l’épargne et financer l’investissement ».Un rappel en guise d’avertissement qui devrait donc être suivi prochainement de mesures destinées à rendre l’activité  de financement du commerce extérieur nettement moins attractive. Le principal objectif des autorités algériennes est réorienter l’ensemble des banques et notamment les banques du secteur privé vers le financement des PME, chantier de longue haleine dans lequel les résultats enregistrés au cours des dernières années restent très décevants.


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1 Commentaire

  • Saha noum ! Ce n'est donc que maintenant que la B A s'est rendue compte de sa gestion calamiteuse de cette ineptie qu'est le recours exclusif au CREDOC.
    Eh bein c'est trop tard le mal est fait ; les caisses dce l'etat sont déjà syphonnées ya Si Laskaci ;

    Rapporter Toofeek mardi 4 juin 2013 07:55