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Vendredi, 23 Février 2018

  •   Aïssa Bouziane
  • lundi 6 mai 2013 18:10

L’assurance auto continue de tirer le marché algérien

Amara LatrousAmara Latrouss, président de l’Union des assureurs et réassureurs (dr) 

 Un chiffre d’affaire en hausse de 12%, trois points de plus que l’inflation seulement : le marché algérien de l’assurance progresse modestement, toujours dominé par l’automobile et les compagnies publiques.

 

 

Le secteur algérien des assurances a enregistré une croissance modeste en 2012, avec une légère baisse de l’assurance de personnes, en raison de la réorganisation des compagnies opérant dans le secteur. En outre, malgré quelques avancées dans des secteurs innovants, les compagnies peinent à lancer de nouveaux produits. L’assurance auto demeure le premier terrain d’activité.

Selon un bilan dressé par M. Amara Latrouss, président de l’Union des assureurs et réassureurs, le chiffre d’affaires du secteur des assurances a connu une augmentation de 11 pour cent en 2012. Au total, le chiffre d’affaires pour l'assurance catastrophe s’est élevé à 1.5 milliards de dinars. Le nombre de contrats s’est élevé 520.000.

Parmi les segments qui ont peu évolué, l’assurance catastrophe, pourtant peu chère et soumise à des formalités très simples, peine à décoller. Sur sept millions de logements, seuls 7.4% sont assurés, malgré une obligation légale. M. Latrouss a souligné que la loi de 2003, adoptée après le séisme de Boumerdès, a imposé l’obligation d’assurer les habitations, mais elle n’a pas prévu de mesures  coercitives ni de mécanismes contraignants. Pour l’heure, seuls les habitations destinées à la location ou à usage de bureaux, et celle appartenant à des organismes publics, sont assurées. Ce type d’assurance est pourtant peu onéreux. Les contrats commencent à partir de 1.500 dinars seulement. Les assureurs espèrent que le gouvernement impose de nouvelles mesures pour encourager de nouveaux clients à s’assurer. Cela pourrait se faire par le biais d’obligation aux notaires à exiger une assurance pour tout bien immobilier qui fait l’objet d’une transaction. Pour les commerçants, cela pourrait se faire faire pour la validation des bilans comptables. Mais il s’agit de propositions des assureurs, que le gouvernement hésite à valider depuis de nombreuses années.

 L’assurance auto, en tête

 En 2012, toutes les branches de l’assurance ont progressé, à l’exception des assurances de personnes, qui ont enregistré un recul de cinq points. Selon M. Amara Latrouss, ce recul est dû à une réorganisation, consécutive à la séparation entre différents types d’assurances. Par branche, le chiffre d’affaires des assurances « dommage » s’est élevé à 92 milliards de dinars, soit une hausse de 15%. 55% de ce chiffre d’affaires provient de l’assurance automobile, qui demeure en tête de l’activité des assurances. L’explosion du parc de véhicules, avec plus d’un million de véhicules importés en deux ans, a maintenu ce segment, mais les assureurs se plaignent que les tarifs n’aient pas bougé depuis six ans. Ils ont engagé des démarches auprès du gouvernement pour obtenir une révision des prix, et une étude en ce sens est réalisée par un cabinet spécialisé.

 … et les entreprises publiques

 Le marché reste par ailleurs dominé par les compagnies publiques, qui représentent encore les deux tiers du marché. Mais les compagnies privées, algériennes et étrangères, grignotent du terrain, à un rythme encore lent, mais régulier. Quant à la qualité de service, elle demeure controversée. Les compagnies d’assurances avancent des chiffres, concernant l’accueil, les facilités offertes et les délais de remboursement, mais les clients continuent à râler. « On part de trop bas. Il faut du temps pour atteindre une qualité de service adéquate », estime un cadre d’une grande compagnie publique. Au total, les compagnies ont enregistré près d’un million de déclarations accident en 2012. « Nous avons intérêt à faire vite dans le traitement des dossiers », commente un assureur.


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