Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Mercredi, 26 Juillet 2017

  •   Rabah Said
  • mercredi 25 décembre 2013 12:21

Une étude américaine classe Sonatrach dans le top 20 mondial des entreprises polluantes

L'étude américaine veut dédouaner les Etats de leur responsabilité dans les émissions des gaz à effet de serre (DR)

Une étude du chercheur Richard Heede, rendue publique quelques jours avant le rendez-vous de Varsovie sur l’état des négociations climatiques, classe Sonatrach à la 17ème place, des plus grandes entreprises polluantes dans le monde avec 0,64‘% de la totalité des gaz à effet de serre. Un classement qui suscite des interrogations sur les objectifs réels d’une telle étude.

 

Le top 5 des entreprises qui ont émis à elles seules 15% de la totalité des gaz à effet de serre, est constitué par l’américain Chevron (3,52% des émissions en 150 ans), ExxonMobil (3,22%), Saudi Aramco (3,17%), BP (2,47%) et Gazprom (2,22%).
Passé pratiquement sans commentaires dans les médias ou alors présentée comme une simple contre performance de la compagnie nationale, ce classement pose des interrogations sur les motivations de ses auteurs.
D’abord sur le personnage de l’auteur, Richard Heede, qui a travaillé pour le congrès américain, et dirige ou siège dans différentes institutions sur l’énergie et le climat aux Etats Unis, dont Climate Mitigation Services (CMS), une agence américaine de conseil sur les mesures relatives aux changements climatiques. Ensuite la période de calcul des émissions de gaz à effet de serre. L’étude se base sur de longues investigations pour cumuler, entre les années 1854 et 2010, les émissions de chacune des entreprises choisies.
La faute aux entreprises, pas aux Etats
Dès le préambule, l’auteur avertit que ce n’est pas une étude académique mais bien des investigations pour aider à identifier les auteurs historiques de la concentration excessive des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. En faisant remarquer que plusieurs gros émetteurs de carbone et de méthane, qui sont les principaux gaz à effet de serre, ne sont pas domiciliés dans les pays développés (Annexe I du protocole de Kyoto), il dédouane ces Etats de leurs responsabilités historiques. Du même coup, il suggère que ceux qui doivent financer les mesures d’atténuation et d’adaptation dans le monde sont ces grandes entreprises qu’il liste dans son étude et non les Etats qui sont sensés être les régulateurs pour la réduction des gaz à effet de serre.
Jusque-là les conventions internationales désignent clairement et à juste titre les pays industrialisés, dans la fameuse Annexe I, comme historiquement responsables de la saturation de l’atmosphère par les rejets industriels. Ce tour de passe-passe, du chercheur américain Richard Heede, tente d’effacer cette responsabilité des Etats pour la porter sur des acteurs économiques « apatrides ». Ceci étant, cette démarche n’est pas isolée. Pour la première fois dans une réunion internationale sur le climat, des entreprises privées, à l’instar d’ArcelorMital ou de BMW ont sponsorisé et pris part aux négociations sur le climat, qui se sont déroulées au mois de novembre dernier à Varsovie, la capitale Polonaise.
Le GIEC "infiltré" par les multinationales polluantes
Fait marquant de ce rendez-vous, les ONG écologistes présentes à ce regroupement ont décidé de quitter la conférence des Nations unies sur le climat et déclarent qu’« elles n’ont plus rien à faire dans une enceinte envahie par les multinationales et où les pays les plus responsables du changement climatique refusent d’avancer d’un pouce ».
L’enjeu des négociations sur le climat dépasse de simples considérations techniques. Pour imposer des mesures à même de limiter les concentrations de CO2, conformément aux recommandations du Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), seuls les Etats qui ont le pouvoir d’édicter des lois et des règlements dans leurs sphères de souveraineté respectives peuvent prendre des engagements contraignants et les mettre en œuvre. Si les pays développés ne prennent pas le leadership pour des réductions significatives de leurs émissions domestiques, il est fort à parier qu’aucun accord sérieux sur le climat ne peut être conclu et suivi d’effet.


Évaluer cet élément
(2 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.