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Lundi, 22 Janvier 2018

  •   Habib Ferhi
  • lundi 25 novembre 2013 23:10

La contrefaçon en Algérie fait perdre 20 pour cent de parts de marché/an à BCR

Si les saisies opérées par les douanes algériennes ont baissé comparativement aux années précédentes – 377 000 articles en 2013 contre 782 000 en 2010 et 2,3 millions en 2007 –, des entreprises continuent de souffrir du phénomène de la contrefaçon et voient des parts entières de leurs marchés grignotées par les contrefacteurs à l’instar de la BCR.

Un chinois a poussé le bouchon jusqu’à venir exposer des produits BCR contrefaits au 16e salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics «Batimatec 2013», organisé en mai dernier au palais des expositions de la Safex aux pins maritimes à Alger. Il a fallu quarante-huit heures aux responsables du groupe public pour faire entendre leur voix auprès de la justice et saisir les produits. Le Chinois, lui, est rentré chez lui, sans répondre avoir été inquiété par la justice. Cette anecdote, racontée ce lundi par le secrétaire général du groupe BCR, M. Mohamed Gouasmia, en marge du colloque international sur la contrefaçon en Algérie, qui se déroule à l’hôtel Mercure est révélatrice de l’ampleur qu’a prise le phénomène.

Rien n’échappe à la contrefaçon
Beaucoup de produits de cette entreprise publique, qui fabrique et commercialise des produits de boulonnerie-visserie, de robinetterie, de coutellerie-platerie et des éviers de cuisine, font, en effet, l’objet de contrefaçons, lesquelles concurrencent les modèles originaux sur le marché. «Cela représente environ 20 % des parts du marché de l’entreprise.», a estimé M. Gouasmia. Et d’ajouter : «Ce ne sont pas seulement les particuliers qui, par méconnaissance ou attirés par des prix qui sont de 30 à 35 % moins chers que les produits originaux, achètent chez la quincaillerie du coin. Il y a même des entreprises qui construisent dans le cadre des programmes de logements qui approvisionnent leur chantiers en produits BCR contrefaits.», a-t-il déploré.
Dangers sur la santé et la sécurité des consommateurs
M. Gouasmia a ainsi mis en garde contre les dangers auxquels expose l’usage des produits contrefaits. «Nos produits de coutelleries-pelleterie (cuillères, fourchettes, couteaux, plats…) ont une teneur de 18,10 % de chrome. Or, ceux contrefaits découverts sur le marché contiennent moins de 13 % de chrome et sont ainsi non alimentaire (c’est à partir de 13 % de chrome que l’acier devienne inoxydable, Ndlr).», a-t-il indiqué. La contrefaçon touche aussi aux produits de robinetterie, de boulonnerie et des éviers de cuisine. «Les paillasses de nos éviers sont fabriquées avec un acier qui contient 18,10 % de chrome et les bacs avec 17 % de chrome. Alors les contrefaits n’en contiennent que moins de 13 % et sont non alimentaires. Les boulons contrefaits portent une indication de 10,9 de chrome alors qu’ils sont de 8 selon nos analyses et une charpente montée par ces boulons pose un sérieux problème de sécurité. Idem pour les robinets qui ont été incriminés dans la mort d’une vingtaine de personnes à Guelma il y a deux ou trois années.», a-t-il précisé. L’Etat reste néanmoins impuissant face à ce phénomène.
L’Etat ne dispose pas des outils nécessaires de contrôle 
«On manque d’un outil analytique qui nous permet de déterminer les produits industriels originaux de ceux qui sont contrefaits.», a souligné le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du commerce, M. Abdelhamid Boukahnoune, qui a annoncé un projet de réalisation d’un laboratoire national d’essai à Sidi Abdellah (Alger) pour faire les contrôles analytiques sur les produits industriels (non alimentaire, Ndlr). «Nos moyens ne nous permettent que de faire des contrôles de conformité aux normes.», a-t-il soutenu. Et de préciser : «18 cargaisons cumulant 40 000 unités de poêles à gaz sont actuellement bloquées aux frontières pour non-conformité aux normes de sécurité.». Le DG des Douanes algériennes, M. Abdou Bouderbala a annoncé de son côté que son institution travaille en collaboration avec son homologue états-unienne sur un autre projet portant réalisation d’une centrale de gestion et d’analyse des risques. Une nouvelle entité devant fournir des renseignements aux douaniers afin de faire des contrôles ciblés aux frontières et ne pas se disperser dans des vérifications tous azimuts, a ajouté M. Bouderbala.


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1 Commentaire

  • C'est encore une fois du n'importe quoi . Le produit BCR n'est même pas disponible sur les étals..On masque l'incompétence par la contrefaçon. Trop léger comme argument. . Deux axes pour ne plus pleurnicher:
    1/ disponibilité du produit
    2/ innover ,innover,innover

    Rapporter didine mercredi 18 décembre 2013 17:39