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Lundi, 22 Janvier 2018

  •   Nejma Rondeleux
  • lundi 25 novembre 2013 19:59

Avec Plasticycle, Besma Belbedjaoui fait dans la bonne récup !

  Besma Belbedjaoui Besma Belbedjaoui , directrice de Plasticycle (Ph Nejma Rondeleux)

Grâce à elle, nos déchets plastiques, envahissants et destructeurs, deviennent des granulés régénérés de type PET (Polytéréphtalate d'éthylène), efficaces et discrets, utilisés dans l'industrie du plastique, du textile et de l'emballage. De la bonne récupération menée Plasticycle Algeria, entreprise de recyclage, habilement dirigée par Besma Belbedjaoui.

 

Dans quelques semaines, des granules PET sortiront de l'usine installée à Ibn Ziad dans la wilaya Constantine. Ils seront ensuite vendus à des entreprises qui les transformeront en cordes, bouteilles, vêtements et autres objets à base de plastique. Ce seront les premiers pas de Plasticycle...sept ans après le dépôt du dossier auprès de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ). Il en a fallu de la patience et de la détermination, à Besma Belbedjaoui pour réaliser, fin novembre 2013, les premiers essais sur une machine de broyage-lavage-séchage et une autre de granulation.

« Je viens de recevoir mon matériel de travail importé de Chine et acheté grâce aux fonds de l'ANSEJ mais il m'a fallu me battre pour l'obtenir », raconte la chef d'entreprise de 29 ans, diplômée d'une licence en biologie, option génétique, à l'Université des sciences et technologies Houari Boumédiène d'Alger (USTHB) et d'un diplôme d'études supérieures (DES) en marketing et communication. « Mon dossier est resté bloqué pendant cinq ans à l'ANSEJ jusqu'au jour où le Premier ministre Abdelmalek Sellal a annoncé que 2013 sera l'année de l'environnement », poursuit Besma Belbedjaoui.

Pendant ce temps, la persévérante entrepreneure ne perd pas son temps. Elle commence par un stage chez un fabricant de « plafond tendu » où elle acquiert pendant deux ans les « notions du plastique » à savoir la température, la matière, la forme, etc. Elle s'envole, ensuite, pour la Chine, en 2012, où se déroule à Shanghai, le Salon international des plastiques. « C'est là-bas que j'ai choisi mes fournisseurs et mes machines », explique-t-elle. Désormais engagée dans une bataille avec les banques qui refusent de lui accorder le crédit nécessaire à la construction d’une usine sur le terrain reçu en concession par la Comité d’aide à la localisation et à la promotion de l’investissement et de la régulation du foncier (CALPIREF), Besma Belbedjaoui loue pour une petite fortune un hangar dans une ancienne usine étatique en faillite. « Pour l'instant, c'est grâce à mes fonds propres que j'arrive à payer mes 100.000 dinars de loyer mensuel et mes 5 employés », confie-t-elle.

 Pionnière

 Mais dès que les machines tourneront à plein régime pour produire 300 kilos de granulés PET par heure et 1,2 tonne par jour, Plasticycle deviendra vite rentable. Avec 5 millions de sachets plastiques utilisés chaque année par l'Algérie soit 200 sachets par habitant, par an et une augmentation annuelle de 5 à 6 %, la matière première n'est pas prête de se tarir. Et la position de pionnière dans le secteur - une des rares entreprises du pays à faire la granulation - donne à Plasticycle un avantage certain.

Sans compter que Besma Belbedjaoui a scrupuleusement préparé son « business plan », ce qui lui ne fait pas douter que Plasticyle a de l'avenir. Après avoir constaté que 44 % des sociétés productrices de plastique en Algérie étaient situées à l'est, l'enfant de Constantine a choisi d'y installer son entreprise. « Bien que l’unité de recyclage soit installée à Ibn Ziad, wilaya de Constantine, Plasticycle propose ses services à tout l’est et au centre du pays », précise la chef d'entreprise qui compte d'ores et déjà cinq ou six fournisseurs, répartis entre Alger, Sétif, Batna, Kenchela, etc., dont le groupe hôtelier Accor propriétaire des chaînes Ibis, Sofitel et Mercure.

« Nos principaux clients sont des fabricants de produits plastique à qui l’on recycle leurs déchets industriels, ce qui leur permet de récupérer leur propre matière première à moindre coût », explique Besma Belbedjaoui. Acheté entre 28 et 30 dinars le kilo, parfois même donné gratuitement, le plastique, une fois transformé en granulé PET est vendu entre 100 et 110 dinars le kilo, détaille cette passionnée de génétique qui couve déjà d'autres projets pour sa toute jeune entreprise. « Nous avons l’ambition d’agrandir notre unité pour recycler d’autres produits d’ici 2015, notamment les déchets ménagers ». D'autres matières retrouveraient alors un second souffle.


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