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Vendredi, 20 Avril 2018

  •   Mustapha Boudhine
  • vendredi 22 novembre 2013 15:26

Algérie - Le Qatar serait prêt à renoncer au projet sidérurgique de Bellara

Steel BellaraLe projet Bellara serait victime d'une remise à plat des investissements qataris à l'extérieur (Ph site Qatar Steel)

L’information n’est pas encore officielle et c’est tout juste si elle a été évoquée récemment par l’hebdomadaire Meed, spécialisé dans les économies du Golfe. Selon toutes probabilités, le Qatar s’apprêterait à annuler ou du moins à réviser fortement à la baisse ses investissements prévus en Algérie dans le secteur de l’acier.

 

 La principale conséquence de cette remise en cause serait le projet de nouveau complexe sidérurgique que Qatar Steel International envisageait de construire dans la zone industrielle de Bellara, dans la wilaya de Jijel. D’une capacité de 4,8 millions de tonnes d’acier et prévu pour entrer en fonction à partir de 2016, l’installation est prévue pour un coût total de 3,2 milliards de dollars. Pour mémoire, l’Algérie devait contrôler 51% du complexe via Sider les 49% restant étant attribués à Qatar Steel (24%) et Qatar mining (24%).

 Les raisons de ce revirement sont encore peu claires. Selon une source à Doha ayant demandé à ne pas être citée, le Qatar serait engagé dans une « remise à plat pour cause d’optimisation de ses investissements à l’étranger ». Une formule vague qui laisse tout de même entendre que l’émirat semble bel et bien confronté à des urgences en matière d’allocations de ressources financières. Loin de l’image de grand dépensier et investisseur international, ce pays anticipe une réduction de ces recettes notamment du fait de la montée en puissance du gaz de schiste. Et cette baisse de revenus interviendrait alors que Doha entend dépenser entre 100 et 150 milliards de dollars pour financer les installations liées à l’organisation de la Coupe du monde de football de 2022.

 Le Qatar est-il le meilleur partenaire industriel ?

 Interrogé sur ce même sujet, un consultant international européen confirme lui aussi que des informations sur l’annulation du projet sidérurgique de Bellara agitent le milieu de l’acier depuis un bon moment. "Une chose est certaine, le recours à un procédé de ‘réduction directe’ est plus que pertinent pour l’Algérie qui a de gros besoins en acier et qui est obligée actuellement de se tourner vers les importations, relève-t-il. Par contre, la première question qui s’est posée dès l’annonce du projet c’est-ce que le Qatar est le meilleur partenaire industriel pour cela ? Et la réponse est que c’est loin d’être sûr et qu’il y a certainement eu des considérations politiques qui auraient présidé à ce choix".  

Outre le fait que les responsables qataris n’auraient pas digéré l’impossibilité pour leurs entreprises de détenir la majorité dans le complexe – du fait de la fameuse règle  imposant une participation maximale de 49% aux opérateurs étrangers – c’est aussi l’avenir du complexe d’El-Hadjar qui pourrait avoir influé sur ce dossier. « Il y a des décisions importantes que l’Etat algérien doit prendre à propos de ce complexe détenu par ArcelorMittal, confirme l’expert pour qui les Qataris se seraient peut-être impatientés vis-à-vis d’une installation qu’ils considèrent peut-être comme menaçant la rentabilité de leur projet ou, autre hypothèse, qu’ils souhaiteraient récupérer en cas de départ d’Arcelor-Mittal ».

Pour rappel, Sider est redevenu actionnaire majoritaire à 51 % à El Hadjar après la cession de 21% de parts d’ArcelorMittal. Ce changement de configuration dans le capital adossé à un plan d’investissement de 763 millions de dollars.   En tout état de cause, l’hebdomadaire Meed – pour qui les Qataris auraient été négativement influencés par l’attaque terroriste contre le site d’In Amenas en janvier dernier - affirme de son côté que la décision finale concernant un retrait sera prise d’ici la fin du mois de novembre.


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1 Commentaire

  • si les qataris viennent c pour pomper de l'argent de l'algérie c pas pour les beaux yeux du présidents. au moment où cevital premier investisseur privé du pays, voulait créer une aciérie, le pouvoir à nagé contre courant pour offrir le projet au qataris. liberer les initiatives et l'entrepreneuriat privé

    Rapporter kamel dimanche 24 novembre 2013 10:33