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Mardi, 22 Mai 2018

  •   Younès Djama
  • mercredi 10 juillet 2013 12:19

Le projet Desertec n’est pas enterré malgré le retrait de son actionnaire principal

L’important ensoleillement dans le Sahara: une source quasi-inépuisable d’énergie.

La direction du consortium DII, chargé de la mise en œuvre de ce projet de transfert vers l’Europe d’électricité verte produite en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (MENA), est restructurée, ont annoncé mardi ses actionnaires. Les énergies renouvelables pourraient représenter 55% du mix électrique de l’Europe et de la région MENA d’ici 2030.

 

Le projet Desertec, qui ambitionne d’assurer le transfert d’énergie verte vers l’Europe à partir de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, ne sera pas enterré en dépit du retrait de la fondation du même nom, son principal actionnaire. Voilà en substance le message que veulent envoyer les actionnaires du consortium industriel en charge de sa mise en œuvre, Desertec Industrial Initiative (DII), qui compte parmi ses actionnaires plusieurs sociétés européennes et non européennes.

Les changements politiques dans le monde arabe, la crise économique et l'effritement des soutiens politiques pour des problèmes de financement du projet sont autant de facteurs ayant freiné les ardeurs de Desertec, lancé en 2009. En juin, Siemens et Bosch avaient annoncé leur retrait, suivis par la Fondation Desertec. Les observateurs ont vu dans ces défections la fin du projet.

Mardi, les actionnaires de DII ont réaffirmé, dans un communiqué commun, leur volonté de redynamiser DII en dévoilant la nouvelle stratégie de l’entreprise. Ils ont également annoncé la restructuration de leur organisation sous la direction de Paul van Son.

Estimé à 400 milliards d'euros, ce projet énergétique prévoit d'installer 100 GW d'énergie renouvelable au Maghreb et au Moyen-Orient afin de répondre à 15% à de la demande d'électricité de l'Europe d'ici 2050.

Lors d’une assemblée générale, les actionnaires de DII ont clairement exprimé leur consensus quant à l’orientation stratégique du consortium. La mission de celui-ci reste inchangée : travailler à la création d’un marché de l’électricité verte entre l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe (EUMENA).

Le volume des ressources disponibles est tel qu’il pourrait permettre aux pays producteurs d’exporter, dans les décennies à venir, une part toujours plus importante d’électricité propre et peu coûteuse vers l’Europe. « DII a accumulé et développé ces trois dernières années et demie une expertise sur tous les aspects de l’électricité des déserts. (Son) plan d’action complet ‘’Desert Power : Getting Started’’, publié en juin 2013, constitue la base (de ses) activités futures », ont rappelé les actionnaires.

D’après ce rapport, les énergies renouvelables pourraient représenter 55% du mix électrique de l’Europe, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient d’ici 2030. D’ici 2050, les combustibles fossiles ne joueraient plus qu’un rôle de réserve, les énergies renouvelables constituant alors le pilier de l’approvisionnement électrique à hauteur de 90%.

 

L’Algérie insiste sur le transfert technologique

 

Les recommandations concrètes de DII touchant à des aspects tels que les conditions-cadres politiques, les sites adéquats, le développement du marché de l’électricité, les lignes de transport et les impacts socio-économiques seront le point de départ de discussions menées par l’initiative avec des représentants politiques, industriels et de la société civile en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Rappelons que l’Algérie a signé, en décembre 2011, à Bruxelles, un accord portant sur la collaboration entre Sonelgaz et DII pour la « promotion commune » du développement des énergies renouvelables en Algérie et à l’international. Elle a conditionné sa participation au projet par le transfert de technologies, le partage des financements et l’ouverture du marché européen à l’énergie issue du renouvelable.

Ce partenariat entre dans le cadre du Plan algérien de développement des énergies renouvelables qui prévoit de porter à 40% la part de ces énergies renouvelables dans la production de l’électricité destinée à la consommation nationale.

La partie algérienne estime que la signature d’un protocole d’accord avec Desertec constitue « les prémices d’une collaboration encore plus étroite et plus fructueuse avec toutes les initiatives et toutes les entreprises qui encouragent (…) la coopération industrielle en matière de R&D dans les domaines de la fabrication, de l’installation et de l’exploitation des énergies renouvelables ».

La capacité à installer en Algérie dans le domaine des énergies renouvelables, pour la période 2012-2022, est de 4.219 MW pour un coût de quelque 2.111 milliards de dinars soit 21 milliards d’euros.


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