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Vendredi, 23 Février 2018

  •   Ferhat Yazid
  • samedi 14 septembre 2013 15:56

En Algérie, la culture fossile continue d’éclipser les énergies renouvelables

Youcef YousfiYoucef Yousfi, ministre de l'énergie: la sortie du fossile n'est pas pour demain

 Les pouvoirs publics algériens sont dans des logiques d’urgence en matière de production d’électricité qui éclipsent le programme des énergies renouvelables au second plan.  Au grand dam des experts algériens qui s’alarment d’une surexploitation des énergies fossiles.

 

Dans le plan de développement 2013-2017 de Sonelgaz en matière de production d’électricité dévoilé lors de la conférence de presse consacrée avant-hier à la présentation des projets en cours de réalisation, les énergies renouvelables ne semblent pas constituer une priorité. Le plan de développement qui s’étale sur 5 ans prévoit la réalisation d’une capacité totale de l’ordre de 18 344 MW. Les énergies renouvelables ne représentent que 600 MW, soit 3 % de l’ensemble des capacités de production d’électricité. Sonelgaz est en charge de la réalisation du  programme national de développement des énergies renouvelables qui prévoit à l’horizon 2030 la production de  22 000 MW issus de l’exploitation des énergies renouvelables dont 10 000 MW destinés à l’exportation.

Ce plan du renouvelable lancé en 2011 devrait se réaliser en trois phases. La première (2011-2013), consacrée aux études et au lancement de projets pilotes ; la seconde (2014-2015), à la réalisation des premières installations, et la troisième (2016-2020), au lancement de l’industrie à grande échelle. «J’ai applaudi l’adoption du programme des ENR, mais le plan est resté au stade des déclarations. Il n’a pas connu de suite à mon avis », estime le directeur général de l’Agence nationale des changements climatiques (ANCC), Kamel Mostefa Kara.

 Un objectif qui s’éloigne

 Ainsi, au vu des projections de Sonelgaz, le plan du renouvelable ne dépassera pas la phase du lancement des projets pilotes d’ici 2017. Il est en effet  attendu la réalisation d’une capacité de l’ordre de 500 MW d’électricité issue du photovoltaïques et 100 MW de l’éolien. L’objectif des 40 % d'électricité d’origine renouvelables destinée à  la consommation nationale s’éloigne à mesure que la demande se fait pressante sur l’électricité. Celle-ci devrait encore augmenter d’environ 18 % sur la période 2013-2017, poussant le  gouvernement à adopter un plan d’urgence de production d’électricité à partir des hydrocarbures  au détriment des énergies renouvelables. En effet, sur  les 18 344 MW prévus à fin 2017, 11 350 MW seront en cycle combiné (CC), 4 608 MW en Turbines à gaz (TG) fixes, 936 MW en TG mobiles et 1 050 MW de puissance récupérée (réhabilitation et puissance déclassée). Le plan des énergies renouvelables  prévoit toutefois  une économie de 600 milliards de mètres cubes de gaz. Ce qui représente près de 20 années de consommation nationale, estimée par le ministre de l’Energie et des mines, Youcef Yousfi à 31 milliards de m3 par an.

 Encore du gaz pour produire de l’électricité

 La demande en gaz est aussi en augmentation constante de 2 milliards de m3 annuellement, selon le même responsable, qui mise encore sur le « potentiel » gazier de l’Algérie pour compenser l’amenuisement des réserves « prouvées », en déclin.   L’Algérie dispose d’environ 4 000 milliards de m3 de réserves de gaz naturel actuellement et produit annuellement  environ 80 milliards de m3. Ce qui représente 50 années de production.  Le recours au gaz pour la production de l’électricité est en partie responsable de l’augmentation de la demande.  De nombreux experts ont alerté les autorités sur le danger que peut constituer l’exploitation massive des énergies fossiles sur l’avenir énergétique de l’Algérie. Des alertes sans grand écho chez les pouvoirs publics qui continuent à accorder peu d’intérêts pour les énergies renouvelables.  Manifestement, la « culture fossile l’emporte toujours sur le renouvelable » constate un observateur.


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3 Commentaires

  • Ben justement, mon comentaire sur le sujet n'a pas été publié et où je me demandais comment le Maroc va payer la difference entre le MWh par gaz (environ 40-50$) et le MWh solaire (190$) aux Seoudiens. Est-ce que ce sont les consommateurs Marocains ou l'Etat qui va emprunter pour payer le surcoût?
    Si des arguments de prix, de rentabilité et de technologie sont légers, je veux bien. D'ici 25 ans, la technologie aura avancé et on aura inventé d'autres process et d'autres méthodes plus efficaces et surtout industriellement, on aura le recul suffisant pour voir quelles filieres marchent vraiment.
    Ceux qui connaissent un peu les processus d'industrialisation, savent que ceux qui partent les premiers ne sont pas forcement les gagnants. Ceux qui partent après profitent toujours de l'experience de ceux qui ont essuyé les plâtres...

    Rapporter Truc samedi 14 septembre 2013 19:08
  • Quand on voit, trois articles plus loin, que le Maroc avance, les arguments anti-renouvelables invoqué par Monsieur Truc, me paraissent bien léger. Bien entendu, il faut freiner la consommation, lutter contre le gaspillage, mais il faut se projeter aussi dans 25 ans, quand les ressources se seront taries. Nos enfants seraient sans doute content que les "fossiles" n'ont pas freiné l'avenir

    Rapporter Selma samedi 14 septembre 2013 18:13
  • Je me demande qui sont ces experts et quel est leurs background pour penser qu'il est réaliste de remplacer les energies fossiles par les energies renouvelables.
    Ce n'est ni techniquement ni economiquement possible en Algèrie dans l'etat actuel des choses. Là où on a pu le faire (significativement) ça été à coups de subventions payés par les consommateurs, alors dans un pays où seulement une part de l'energie qui est payée...
    La priorité numero 1 ne devrait pas être les energies renouvelables mais de freiner la consommation electrique, de remplacer les turbines a gaz par les cycles combinés et d'augmenter l'efficacité energetique. Cela est réaliste et réalisable...

    Rapporter Truc samedi 14 septembre 2013 17:24