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Dimanche, 21 Janvier 2018

  •   Yazid Ferhat
  • mardi 19 novembre 2013 16:49

L’Algérie gaspille trop d’énergies et les décideurs redoutent d'ajuster les prix (A.Attar audio)

Abdelmadjid Attar ancien responsable à Sonatarch lors de l'émission Invité du Direct de Maghreb M

Abdelmadjid Attar rejoint le professeur Chemseddine Chitour sur l’idée d’investir dans l’économie d’énergie. M. Attar qui a été l’invité de la Webradio Maghreb M estime aussi que la réduction de la consommation de l’énergie passe aussi par l’augmentation des prix, selon le système des prix par paliers.

 

 « On gaspille trop d’énergies en Algérie parce que les prix sont trop bas ». C’est le constat fait ce mardi par Abdelmadjid Attar consultant international en énergie sur la webradio Maghreb M. Selon lui, l’Algérie est l’un des rares pays au monde qui maintient un système de subvention kafkaïen. Il en veut pour preuve la situation de l’Iran qui possède, selon lui, les plus grosses réserves de gaz au Moyen-Orient où le gaz naturel est vendu dans le réseau domestique à 3, 2 dollars le million de BTU. « En Algérie le prix du millions de BTU est de 0,50 Cents. C’est sept fois plus cher qu’en Iran », a-t-il précisé.

Pour l’ancien PDG de Sonatarch, l’économie de l’énergie est le plus « grand gisement de l’Algérie ». Cela passe également par  l’augmentation du prix de l’énergie, réclamée par les acteurs du secteur notamment Sonelgaz. Cette question doit se décider au niveau du Gouvernement et du Parlement. Mais, pour des raisons politiques, on sursoit à cette décision, a-t-il estimé.

M. Attar, qui a également occupé le poste de ministre des ressources en eau, revient également sur la problématique globale des subventions et suggère de transposer le système de prix par paliers appliqué dans la facturation de l'eau sur le secteur de l’énergie et de « créer en plus des paliers de prix en fonction du type de consommateurs ». Le prix de l’énergie, faut-il le rappeler, est facturé actuellement au même prix aussi bien pour les particuliers que pour les industriels.

 Aller doucement pour démanteler le système des subventions

« Il y a trop de subventions », a-t-il résumé, suggérant d’ « aller doucement » pour démanteler ce système, qui est en partie à l’origine de la hausse de la consommation de l’énergie qui est de l’ordre de 7 %/an, l'une des plus élevées au monde. Pour faire face à cette augmentation effrénée de la consommation domestique, le gouvernement pris le chemin inverse en misant sur l’augmentation de la production en multipliant les investissements dans les énergies fossiles. « On ne pourra pas augmenter éternellement la production de pétrole et de gaz en Algérie », a martelé M. Attar. « Les principaux gisements vieillissent et la plupart des découvertes faites sont de petites tailles et de plus en plus complexes », a-t-il expliqué. Selon lui, la production pétrolière et gazière Algérienne seront à peine en mesure d’assurer « la sécurité énergétique de l’Algérie » à l’horizon 2030.

L’exploitation du gaz de schiste pas avant 2030

M. Attar, qui dit soutenir l’exploitation des ressources non conventionnelles, estime que celle-ci n’interviendra pas avant 2030, essentiellement pour des considérations de technologie et de coûts.

L’Algérie possède un important potentiel en gaz de schiste, évalué à 20.000 milliards de M3. Cautionnant cette évaluation faite par des géologues algériens, il a néanmoins émis des réserves concernant l’exploitation de cette ressource dans l’immédiat. Selon lui, aucun forage horizontal et aucune fracturation hydraulique n’ont été réalisés jusqu’à présent en Algérie. Sonatrach a réalisé seulement deux puits verticaux, alors que l’exploitation de ce potentiel requiert le forage de centaines de puits. En matière d'équipements, l’Algérie ne compte même pas 150 appareils actuellement, selon M. Attar. Cette entreprise est coûteuse et nécessite beaucoup de temps, a-t-il ajouté. En partisan de la transition énergétique, l’ancien responsable de Sonatarch reste convaincu que les prix de l’énergie issue du renouvelable, ne sera concurrentiel avec ceux de l'énergie fossile qu'à partir de 2030.

Au-delà de 2030 les hydrocarbures  « ne  peuvent plus constituer une rente »

Pour cette échéance, M. Attar pose la problématique de l’orientation à donner à notre politique énergétique. « Il n’y aura pas de problème sécurité énergétique d’ici 2030 », a-t-il rassuré. Cependant, a-t-il ajouté, « ce qui pose problème est que cette ressource ne pourra plus représenter une rente pour le pays d'ici 10 à 20 ans et devra servir exclusivement à assurer les besoins de la consommation domestique».

 

Ecouter l'intégralité de l'émission :

  

 


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