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Dimanche, 21 Janvier 2018

  •   Habib Ferhi
  • mardi 26 novembre 2013 01:47

Des chiffres inquiétants sur le dérapage gasoil en Algérie

Station serviceUne station service sur l'autoroute: la part du diesel augmente de 6 à 7% par an (dr)

 A contre-courant de pratiques environnementales positives, la diésélisation du parc automobile s’accentue. La modicité du prix du gasoil, en partie importé, y est pour beaucoup. Plongée dans les statistiques de l’absurdité gasoil.

  Les raffineries de Sonatrach ne sont plus en mesure de subvenir à la demande nationale croissante en gasoil et en essence. Les importations ont atteint en 2012 un record historique. Selon l’Office statistique des communautés européennes, la balance commerciale des produits raffinés entre l’Algérie est l’Union européenne a été inversée entre 2010 et 2012. Les exportations algériennes ont baissé en volume et en valeur contrairement aux importations qui ont plutôt explosé. Ainsi, les importations de carburants en provenance de l’Europe des 27 ont atteint 2,7 millions de tonnes en 2012 pour une valeur de l’ordre de deux milliards d’euros (1,96). Le volume des carburants importés d’Europe, classés par l’Office statistique des communautés européennes sous le chapitre «huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux, autres que les huiles brutes, préparations non dénommées ailleurs, contenant en poids 70 % ou plus d’huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux et dont ces huiles constituent l’élément de base, déchets de huiles», était de 780 000 tonnes pour une valeur de 480 millions d’euros en 2011 et 600 000 tonnes pour une valeur de 240 millions en 2010. Ils sont ainsi passés du simple au double en volume et ont carrément quadruplé en valeur, en dépit des efforts consentis par Sonatrach pour la réhabilitation des raffineries en activité. Celles-ci cumulent une capacité de raffinage de 27 millions de tonnes mais la production n’a pas dépassé les 25 millions de tonnes (24,6) en 2011. Les exportations algériennes en produits raffinés, par contre, sont passées de 4,5 millions de tonnes pour une valeur de 2,4 milliards d’euros en 2010 à 3,8 millions de tonnes pour 2,6 milliards d’euros en 2011 et 4,15 millions de tonnes pour 2,8 milliards d’euros en 2012.

 La consommation en gasoil croît de 7% par an

 Sonatrach souligne dans son rapport annuel de 2011 (celui de 2012 n’étant pas disponible) que «les importations ont atteint 2,3 millions de tonnes, en hausse de 78% par rapport à 2010, suite à la hausse de la demande en importation du gasoil et des essences.». Le même rapport indique que Sonatrach a importé 1,271 millions de tonnes de gasoil et 387 746 tonnes d’essences pour un montant de 135, 7 milliards de DA (1,35 milliard d’euros environ). En 2010,  les importations de gasoil n’étaient que 383 835 tonnes pour un montant de 20,2 milliards de DA (200 millions d’euros environ). La production du gasoil était de 7,6 millions de tonnes durant cette même année pour une demande exprimée de 8,9 millions de tonnes. En 2012, Naftal a commercialisé un volume total de 15,16 millions de tonnes de produits pétroliers, dont 12,3 millions de tonnes de carburants Terre (gasoil et essences). Boostée par un prix à la pompe très avantageux par rapport aux essences et le fait que les vidanges d’huile ne se font qu’entre 8 8000 km et 10 000 km, la consommation du gasoil  croit de 6 à 7 % par an. Le prix du gasoil se distingue par un écart significatif par rapport à celui des essences et une faible évolution du niveau du prix. De 11,50 DA le litre en 2000, il n’a été révisé que deux fois en 13 ans. Il a bougé de 25 centimes en 2001 (11,75 DA) et de 1,95 DA en 2005 pour se stabiliser à 13,70 DA. La modicité du prix du gasoil oriente les concessionnaires vers les véhicules diesel. Selon un commercial du secteur, les « filtres à particules (FAP) constituent une source de revenus considérables pour les constructeurs automobiles. Elle entraîne des pannes de la vanne EGR qui coûte environ 500 euros hors taxes et main d’œuvre.».  Le nombre de véhicules gasoil est passé de 926 912 unités en 2005 (29 % du parc automobile national) à 1 437 431 à fin 2010, soit 34% (source : ONS). La hausse de la  consommation du gasoil est soutenue par plusieurs secteurs d’activités liées à l’accroissement des importations et du nombre des opérateurs du transport routier (368 236 camions, 848 820 camionnettes et 65 914 tracteurs routiers).  L’offre de transport des voyageurs est en hausse avec 72 538 autocars et autobus. Pour l’agriculture on enregistre 132 225 tracteurs agricoles.

Echappements cancérigènes et distribution onéreuse

Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ-Iarc), agence de l’OMS, a relevé en juin 2012 la classification des échappements des moteurs diesel de «cancérogènes probables» à «cancérogènes certains» pour l'homme. Le carburant coûte, en plus, fort cher à Naftal en couts de distribution. Le  gros du gasoil est produit par la raffinerie de Skikda et cela induit pour Naftal la mise en place en place d’une onéreuse logistique. Naftal dispose de 674 stations-service de 674 dont 338. Son réseau de pipelines (d’une longueur de 700 Km) et son parc roulant (de 3 300 unités) ne suffisent pas. La société a recours à des sous-traitants pour approvisionner l’ensemble de ses clients. Le transport par route est assuré essentiellement par la SNTR et les transporteurs privés en plus de la flotte NAFTAL.


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