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Vendredi, 20 Avril 2018

  •   Abdelkader Zahar
  • lundi 18 novembre 2013 19:31

Algérie - Au pays du gaz, le GPL est très loin d’être roi

GPLLes politiques publiques ne sont pas incitatives au GPL (dr)

150.000 véhicules convertis au GPL/c, un carburant plus propre, moins cher, produit en Algérie ! Le bilan du programme, plus récent, du développement du gaz naturel comprimé (GNC), est tout aussi maigre. Faute d’une politique volontariste, le gasoil et l’essence – dont une partie est importée – dominent. 

 

 Lancée en 1983, la politique algérienne de substitution aux carburants traditionnels, le gasoil et l’essence, marque le pas. Pourtant, l’explosion du parc automobile, fait du développement de carburants peu polluants comme le GPL/c et le GNC un impératif aussi bien économique qu’environnemental. Avec des capacités nationales de raffinage encore insuffisantes, une partie importante des besoins en carburants est importée (environ 2,5 millions de tonnes en 2012). Selon l’Office national des statistiques (ONS), à fin décembre 2012, le parc national automobile comptait plus de 4,8 millions de véhicules dont  65% à essence et 35% à gasoil. Inversement, le gasoil représente 64% de la consommation de carburants dans le secteur des transports, contre 33% pour l’essence. Sur plus de trois millions de véhicules roulant à l’essence, la part de ceux roulant au GPL/c est infime, même si l’on tient compte des chiffres faisant état de 250.000 véhicules convertis au GPL/c au début 2013. Le parc de véhicules Sirghaz était estimé à 135.000 véhicules en 2011. Ces chiffres ne semblent pas correspondre à ceux de la consommation de GPL/c qui reste aux alentours de 350.000 tonnes métriques par an depuis 2011, soit à peu de chose près la même quantité que celle de l’année 2009 où le nombre de véhicules convertis était de l’ordre de 120.000 unités. Mais même en adoptant l’hypothèse haute de 250.000 unités, la part des véhicules roulant au GPL/c ne dépasse pas les 7%.

 Des programmes et peu de résultats

 En 2009, l’Agence Nationale pour la Promotion et la Rationalisation de l'Utilisation de l'Energie (APRUE) a lancé le programme PROP-AIR en partenariat avec la BDL, la SAA et une douzaine d’installateurs de Kits GPL/c. Le programme consistait à octroyer des crédits non rémunérés aux particuliers souhaitant convertir leurs véhicules au GPL/c. L’objectif d’atteindre les 4000 véhicules de particuliers n’a pas été atteint. Quelques 200 "flottes captives" (véhicules) des "administrations centrales et des entreprises publiques et privées" ont été converties. L’APRUE est passée à la phase "PROP-Air 2", qui accorde une "subvention de 50%", prise en charge par le Fonds National pour la Maîtrise de l’Energie (FNME). L’objectif sur trois ans (2011-2013), est de convertir 55.000 véhicules, dont 5000 "flottes captives". Pour les administrations et les entreprises, l’aide financière est de 25% du coût du kit GPL/c installé. 27 centres de conversion de Naftal et 38 installateurs privés dont la liste reste inconnue et même pas publiée sur le site Internet de l’Agence  sont parties prenantes de cette 2e phase. La "vaste campagne de communication" envisagée brille par sa discrétion. Le seul bilan disponible, pour cette 2e phase, fait état de la conversion de 2000 "flottes captives" en 2012. Outre les questions d’aides financières et de manque de communication, d’autres obstacles empêchent le développement de carburants peu polluants. Il y a d’abord, le nombre nettement insuffisant des stations-services proposant le GPL/c, estimées à environ 500 sur plus de 2100 réparties sur le territoire national. En outre, le faible différentiel entre le prix du GPL/c (9 DA/l) et celui du gasoil (13,7 DA/l) n’incite pas les automobilistes à aller vers un carburant environnemental.

 Le GNC a encore du chemin à parcourir

 Si l’introduction du GPL/c a pris 30 années pour atteindre 250.000 véhicules, celle du GNC risque de prendre encore plus temps. Depuis le lancement de l’opération pilote comprenant la réalisation de deux stations de compression (à Gué de Constantine siège de Sonelgaz, et Caroubier dépôt de bus de l’ETUSA), la mise en circulation de 10 autobus roulant au GNC (05 acquis par Sonelgaz en 2004 et 05 par l’ETUSA fin 2006), "en plus de 85 véhicules de Sonelgaz convertis depuis 2002", les choses évoluent lentement. L’APRUE a été chargée, en 2008, de définir une stratégie pour le développement du GNC en Algérie, une étape suivie par l’adoption d’une réglementation concernant toute l’activité GNC, de la distribution à la tarification à la pompe, en passant par la transformation des véhicules, et l’agrément des installateurs. Deux centres de remplissage ont été installés au niveau de la station Sissane à Rouïba et à l’aéroport international d’Alger. Une troisième est en cours de réalisation au niveau du parc de l’ETUSA de la place du 1er mai. Une seconde opération pilote a également été lancée pour l’acquisition ou la conversion de 100 bus roulant au GNC, au profit des entreprises de transports de voyageurs de la wilaya d’Alger. A ce jour, on reste dans l’annonce, sans plus. Pour rappel, en 2007, deux programmes de développement de GNC ont été annoncés par différents responsables du secteur de l’énergie. Un programme (2007-2011) de 7,3 milliards de DA pour l’achat de 175 bus GNC, la mise en place de 40 stations-service et la conversion de 14.000 véhicules taxis (GNV). Et un second programme (pour 2012 à 2025) qui comprend l’installation de 112 stations-service GNC dans plusieurs villes d’Algérie et l’acquisition de 500 bus utilisant ce carburant. En attendant, la facture d’importation des carburants liquides (gasoil et essence) continue d’augmenter.


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