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Lundi, 22 Janvier 2018

  •   Abdelmalek Touati
  • mardi 19 novembre 2013 18:35

Abdelmadjid Attar : Augmenter les salaires des cadres et ingénieurs de Sonatrach est une décision capitale

Abdelmadjid Attar, consultant international et ex-PDG de Sonatrach (Ph. M. Emergent)

L’ancien PDG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar, soutient la volonté du management de Sonatrach d’augmenter les salaires des ses ingénieurs et de ses cadres dirigeants pour faire face à la saignée des ressources rares et compétentes de l’entreprise. Il considère une telle décision comme "vitale" pour Sonatrach et le secteur énergétique algérien en général.

 

« Sonatrach a perdu beaucoup de ses compétences spécialisées en engineering et en management et il est vital pour l’entreprise de maintenir des salaires élevés pour les retenir, » estime l’ancien patron du groupe pétrolier public, invité mardi de Radio M, la webradio  de Maghreb Emergent. Depuis plusieurs années, la concurrence fait rage entre les majors pétroliers activant en Algérie, pour s'adjuger les meilleurs cadres de Sonatrach, dont l’expertise est reconnue à l’échelle internationale. Une chasse aux compétences moyennant des salaires extrêmement attractifs, parfois 10 fois plus élevés que ceux qu’ils perçoivent chez Sonatrach ou ses filiales. « Les ingénieurs recrutés en Algérie par les multinationales sont envoyés partout dans le monde, mais ce qui fait le plus mal au cœur est qu’ils sont souvent employés en Algérie, dans les gisements développés avec Sonatrach », déplore Abdelmadjid Attar. Cependant, tempère-t-il, il ne s’agit pas pour la compagnie nationale, de pratiquer les même salaires que les majors internationales mais « d’offrir aux cadres des packages qui puissent les retenir ».

Les activités « capitales » pour Sonatrach

Pour l’ancien numéro un de Sonatrach, il y a des activités où les ressources compétentes et expérimentées sont capitales pour le secteur : il s'agit du forage, du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) et du Réservoir ingeniering. Dans le domaine du forage, Sonatrach va déployer un important programme dans le futur pour l’exploration et le développement des hydrocarbures non conventionnels qui nécessite des ingénieurs hautement qualifiés. Pour le GNL, Sonatrach aura besoin de ressources pour faire fonctionner les nouvelles installations d’Arzew et de SkiKda, destinées à augmenter les capacités nationales d’exportation pour le ventes de gaz spot. Concernant le réservoir ingeniering, l’enjeu et l’augmentation des taux de récupération d’hydrocarbures dans les gisements actuels en déclin, à travers de nouvelles techniques qui nécessitent une excellente maitrise.  

Prérogative présidentielle

Bien qu’il soit un fervent défenseur d’une hausse des salaires qui fidéliserait les cadres de Sonatrach, Abdelmadjid Attar dit « comprendre » la difficulté d’une telle décision : « Cette question est un vrai dilemme pour le haut management de Sonatrach car il y a toujours cette crainte que ça fasse tache d’huile sur tous les employés du secteur », reconnait-il. « Mais nous avons perdu beaucoup de nos cadres compétents et il est impératif de faire quelque chose pour retenir ceux qui sont encore là », a-t-il ajouté. Il considère que, de toute évidence, une telle décision ne relève ni du PDG de Sonatrach ni du ministre de l’Energie. « C’est une prérogative du Président de la République », a-t-il confié.

 

 

 


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1 Commentaire

  • M Attar a dit que les compagnies étrangères s'arrachent les cadres de Sonatrach. Cela était vrai dans le passé, touts les bons sont déja partis de Sonatrach et il ne reste que les bras cassés, les pistonnés et autres fils de. Ce n'est plus les années 70 où il y'avait très peu d'ingénieurs formés, que la formation était d'un relatif bon niveau et que ces diplomés etaient naturellement recrutés chez Sonatrach. Actuellement, il y'a pléthore de cadres médiocres et il n'y' a que les pistonnés qui ont un parent à Sonatrach qui sont recrutés. Et il y'a au moins 3 à 4 fois plus de travailleurs que ce que Sonatrach a reellement besion.
    Augmenter ces gens c'est jeter l'argent par les fenêtres. S'ils etaient bons, ils seraient déja partis. En 2013, il n'ya que M Attar qui croit encore qu'ils y restent par nationalisme...

    Rapporter Truc mardi 19 novembre 2013 19:36