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Vendredi, 23 Février 2018

  •   Aïssa Bouziane
  • mardi 12 février 2013 11:39

Le soutien du tarif d’électricité est «illusoire», selon le PDG de Sonelgaz

Entre l’obligation de réserve et les contraintes économiques, le PDG de Sonelgaz, Noureddine Bouterfa, tente de trouver un juste milieu. Difficile cependant de trouver un équilibre. Il rappelle qu’il ne peut commenter la politique de subventions du gouvernement, mais ne peut s’empêcher de qualifier d’illusoire les fortes subventions actuelles du prix de l’électricité.

 

Le PDG de Sonelgaz, M. Noureddine Bouterfa, a critiqué, mardi, le soutien du prix de l’électricité, affirmant que c’est une démarche « illusoire ». Tout en se défendant de porter un jugement sur la politique du gouvernement en matière de subventions, il a déclaré, au cours d’une émission de radio, qu’il faudra, « tôt ou tard », procéder à une révision de la tarification.

A l’heure actuelle, « l’augmentation des tarifs n’est pas à l’ordre du jour », car « le gouvernement pense que ce n’est pas opportun », a déclaré M. Bouterfa. Mais « on en reparlera tôt ou tard », a-t-il dit. Précisant qu’il n’a « pas de commentaire à faire sur la politique sociale du gouvernement », il a toutefois affirmé que cette démarche est « illusoire », car l’argent consacré aux subventions « ne va pas là où il devrait aller », notamment à l’investissement. Il a cependant souligné que cette politique de bas prix de l’énergie peut avoir des répercussions positives, et qu’elle constitue « un soutien à l’activité économique ».

Malgré cette politique de bas tarifs, Sonelgaz « n’a jamais trouvé de problèmes financiers pour investir ou payer les salaires », a-t-il dit. « Le gouvernement a toujours trouvé les solutions palliatives », a-t-il ajouté, soulignant toutefois que « les capacités de remboursement de Sonelgaz s’amenuisent ».

La compagnie publique doit faire face à des investissements colossaux. Elle arrive à les assumer, en empruntant auprès des banques, avec une garantie du Trésor. Mais ce sont des financements bancaires, non des donations de l’Etat.

 

Sonelgaz veut fabriquer une partie des équipements en Algérie

 

Très attendu pendant l’hiver, qui connaît traditionnellement de fortes perturbations dans l’approvisionnement en électricité, Sonelgaz n’a pas enregistré de défaillances majeures. « Nous maîtrisons la situation », a déclaré M. Bouterfa, ajoutant qu’à l’exception d’incidents liés aux perturbations climatiques, « réparés en moins de vingt-quatre heures », il n’y a pas eu d’incident majeur.

Autre plaie pour la compagnie publique, le piratage est évalué à 8% de la production, a indiqué M. Bouterfa. Selon lui, Sonelgaz perd 18% de sa production, répartis entre des pertes techniques, qui représentent 10%, et le piratage, qui s’élève à 8%. Il a également reconnu que la compagnie a sous-estimé l’impact de la climatisation sur la consommation d’énergie. En 2011 et 2012, l’augmentation du marché de la climatisation a été de 18%. L’équipement en climatiseurs devrait décroître à partir de 2014.

Résultat : Sonelgaz est contrainte d’installer des capacités de production qui ne sont utilisées que pendant une courte période, moins de deux mois pas an. Ceci se traduira par des investissements, destinés également à satisfaire l’explosion de la demande. D’ici 2022, la compagnie investira 3.000 milliards de dinars (30 milliards d’euros). La moitié de cet investissement sera consenti avant 2017, pour faire face à une demande qui va doubler en cinq ans, selon les prévisions.

Pour atténuer l’impact de ces contraintes sur l’importation, Sonelgaz veut lancer des unités de production pour fabriquer en Algérie une partie des équipements.


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