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Vendredi, 23 Février 2018

  •   Nejma Rondeleux
  • mercredi 2 octobre 2013 16:22

Nouvelle alerte de la Banque centrale de Tunisie sur l'impact des blocages politiques

Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (DR)

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedly Ayari, tire la sonnette d'alarme sur la situation économique de la Tunisie en « l'absence de visibilité politique et budgétaire ». « L'incapacité de la classe politique à stabiliser la Tunisie entrave la relance de l'économie », a-t-il jugé mardi, dans un discours devant l'Assemblée nationale constituante.

 

"Les entraves politiques commencent à avoir des répercussions importantes sur l'économie et l'absence d'une vision politique constitue le problème essentiel de l'économie tunisienne", a-déclaré Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), à la tribune de l'Assemblée nationale constituante (ANC). Lors d'une plénière à l'Assemblée, réservée au débat sur la situation économique du pays, Chedly Ayari a souligné que pour « la première fois depuis l'indépendance, la Tunisie ne dispose pas d'un plan quinquennal ce qui a induit l'absence de vision économique ».
"Il sera difficile et presque impossible d'atteindre un taux de croissance de 3.5 % pour 2013", a indiqué le gouverneur, contredisant ainsi les prévisions du gouvernement de 3,6 % de taux de croissance, déjà revu à la baisse à deux reprises. Selon les statistiques officielles, le pays a connu une croissance de 3% au premier semestre 2013 et le déficit budgétaire a déjà atteint 7,4% cette année selon le ministère des Finances, Elyes Fakhfakh.

Face à cette situation, Chedly Ayari a annoncé que la Banque Centrale de la Tunisie œuvrera à réduire le taux d'intérêt directeur si l'inflation baisse. Le taux d'inflation est passé de 6,5% fin août à 6% fin septembre et devrait s'établir à 5,8% fin octobre, a affirmé le gouverneur de la BCT. Il a également révélé que « la BCT songe à augmenter le taux d'intérêt sur l'épargne qui reste dérisoire voire à un niveau négatif, par rapport à celui de l'inflation».

L’inquiétude des investisseurs étrangers

Selon le gouverneur de la BCT, les investisseurs étrangers qui souhaitaient investir en Tunisie "commencent à poser des questions sur la situation politique. Leur problème n'est pas d'ordre économique mais plutôt politique", a-t-il souligné avant d'insister sur la nécessité d'« envoyer des signaux positifs aux partenaires étrangers de la Tunisie » qui participeront du 8 au 10 octobre prochain aux Etats-Unis aux réunions d'automne du Fonds monétaire international (FMI). Face à la dégradation de la crédibilité de la Tunisie à l'étranger, seul un gouvernement avec un rayonnement international pourra drainer les ressources financières nécessaires, a estimé Chedly Ayari.
"Nos performances économiques seront insuffisantes tant que la situation politique restera instable", a-t-il conclu. L'ouverture du dialogue national, prévue dans le courant de la semaine permettra peut-être de débloquer une crise politique qui dure depuis deux mois. A la tête du quartet parrainant le dialogue national, l'UGTT a précisé, lundi, dans un communiqué que l'ordre du jour de la première séance du dialogue portera sur la composition d'un nouveau gouvernement dirigé par un indépendant et qui ne se portera pas candidat aux prochaines élections. Le nouveau gouvernement aura, selon la même source, toutes les prérogatives de gérer les affaires de l'Etat car il ne sera pas exposé à un retrait de confiance tout au long de son mandat, sauf dans le cas d'un vote majoritaire à la Constituante, émanant au moins des deux tiers des députés.

 

 


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