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Lundi, 26 Février 2018

  •   Boualem Alami
  • dimanche 17 novembre 2013 09:01

Rabat veut stopper le "Trabendo" avec les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla

Un commerce juteux de 1,5 milliards d'euros entre le Maroc et les enclaves espagnoles de Ceuta et Melila (DR)

Les trafics en tout genre entre le Maroc et les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla exaspèrent les autorités marocaines. Le ''bizness' des marchandises achetées en ''Espagne'' et vendues au Maroc rapporterait un peu plus d'un milliard d'"euros aux trafiquants, et autant de manque à gagner pour le Trésor du Royaume. Suffisant pour que le gouvernement introduise dans le projet de loi de finances 2014, des mesures de lutte contre ce phénomène.

 

Il y a d'abord ce que le gouvernement propose dans le projet de loi de finances 2014 pour stopper le ''trabendisme'' des MRE (Marocains résidant à l'étranger), qui consiste à leur interdire d'introduire au Maroc des marchandises provenant généralement des marchés aux puces de pays européens, de France et d'Espagne notamment. Chaque été, des dizaines de milliers d'émigrés marocains rentrent au pays avec des fourgons chargés de marchandises collectées un peu partout en Europe. Une concurrence que les autorités jugent déloyale, qui alimente le marché parallèle et les marchés hebdomadaire de Kenitra, Casablanca, Rabat, Fes, safi etc...Et un manque à gagner important pour le Trésor. Mais, ce qui hante le gouvernement marocain, ce sont surtout ces centaines de passeurs marocains qui traversent quotidiennement les ''frontières'' maroco-espagnoles au niveau des enclaves de Ceuta et melilla, chargés de marchandises qu'ils revendent en gros dans le Royaume. Face au phénomène, le gouvernement Benkirane a déjà donné un premier coup de vis en renforçant les contrôles aux frontières. Et attendant que le projet de loi de finances 2014 soit adopté pour que de nouvelles mesures de protection de l'économie locale entrent en vigueur.

Les commerçants ''espagnols'' furieux

Une mesure qui ne semble pas du goût des commerçants ''espagnols'', des marocains en fait avec la double nationalité, habitant les deux dernières enclaves espagnoles en territoire marocain. ''La nouvelle politique restrictive fâche non seulement ceux qui s’approvisionnent à Ceuta via Tarajal et à Melilla, via Beni Enzar, mais aussi les propriétaires des magasins espagnols des deux enclaves qui vendent ces marchandises. Depuis le début de la semaine, les commerçants espagnols multiplient les grèves et manifestent leur mécontentement'', rapporte la presse électronique marocaine. Les mêmes sources rapportent qu'une forte tension règne actuellement au niveau des frontières maroco-espagnoles, notamment aux abords des deux enclaves. Les commerçants de Ceuta ont protesté lundi dernier contre les mesures restrictives marocaines, tandis que ceux de Melilla ont pris la relève mardi. ''Cette situation nous nuit, complique la vie de nos clients. C’est pour cela que nous avons fermé nos magasin afin d’observer la grève'', rapporte le quotidien espagnol El Pais, citant le président de l'Association du Cercle des détaillants de Melilla, Youssef Kaddour. Le ''trabendo'' entre les deux enclaves espagnoles et le Maroc rapporterait environ 1,5 milliard d'euro annuellement en moyenne aux deux enclaves.

Frontières surveillées, pas de transit de marchandises

Assez pour susciter la colère à Rabat, d'autant que selon des chiffres non officiels, la contrebande entre les deux enclaves espagnoles et le territoire marocain représente entre 40 à 50% du PIB de Ceuta et Melilla, soit environ 1,3 Md d'euro pour la première et 1,4 Md d'euros pour la seconde. Et puis, El Pais estime que ce trafic génère entre 1 à 1,5 milliard d’euros chaque année, c'est à dire l'équivalent des exportations espagnoles vers le Japon. D'ores et déjà, certains se posent la question de l'efficacité des nouvelles mesures de protection des frontières entre les deux pays, annoncées par le directeur général de la police espagnole, Ignacio Cosidó. ll a annoncé à Melilla que ses services installeront une frontière ‘'intelligente’' entre l’enclave occupée et le reste du territoire marocain, pour notamment ''fluidifier le trafic de voyageurs et des véhicules''. Mais, il n'a pas parlé de transit de marchandises entre les deux enclaves et le Maroc, une activité tout à fait licite et tolérée par le gouvernement espagnol.


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