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Samedi, 26 Mai 2018

  •   Merouane Korso
  • vendredi 15 novembre 2013 14:26

Pour le patronat marocain, le gouvernement Benkirane n’a pas de stratégie de relance industrielle

bekirane avec patronne des patronsDiscussion entre Miriem Chaqroun Bensalah et Abdelilah Benkirane (photo publié par Tel Quel).

Selon Miriem Chaqroun Bensalah ''le projet de loi de finances n’est pas en adéquation avec les objectifs partagés de relance industrielle''. Sur son compte Twitter, elle tire la sonnette d’alarme en rappelant le recul des exportations industrielles du Royaume.

 

Pour Miriem Chaqroun Bensalah, la présidente de la puissante confédération marocaine des entrepreneurs (CGEM), le projet de loi de finances pour 2014 préparé par le gouvernement Benkirane II n'est pas assez clair sur la politique industrielle et pas assez encourageant pour les PME. Sur son compte Twitter, elle lâche: ''Nous avons été déçus par (ce) projet qui n’est pas en adéquation avec les objectifs partagés de relance industrielle.''

''La CGEM manque de visibilité sur la politique industrielle'' du gouvernement, affirme la patronne des patrons marocains selon qui ''les choses s’aggravent pour le secteur'', notamment parce ''nous n’avons pas développé l’industrie locale''. Rappelant la stagnation, voir le recul des exportations industrielles et la hausse des importations, elle déplore que ''25% des biens consommés par les Marocains sont importés''.

Au mois de mai dernier, Miriem Chaqroun Bensalah, patronne des Eaux minérales d'Oulmès, avait vertement critiqué le Chef de gouvernement, lui reprochant de n'avoir pas consulté la Confédération sur sa politique économique. "Nous souhaitons être beaucoup plus en amont et beaucoup plus efficaces pour pouvoir accompagner les différentes décisions par une force de proposition, d'une façon sincère et responsable", avait-t-elle alors souligné.

 

La CGEM veut être entendue

 

La présidente de la CGEM est d'autant plus remontée contre le gouvernement, qui a présenté une loi de finances 2014 peu orientée vers les investissements, que le tout nouveau ministre de l'Industrie, un industriel lui-même, n'est autre que l'ex-patron de la CGEM. Elle appelle les pouvoirs publics à lutter contre ''la concurrence déloyale'' et l’informel, qui est un ''dérégulateur social'' et estime que ''l’industrie est un outil d’indépendance pour le Maroc''. Selon elle, le secteur industriel compte 2,2 millions d’emplois, soit 21% des emplois du pays.

Le projet de loi de finances 2014 table sur une croissance de plus de 4% et un déficit budgétaire de moins de 5%. Il prévoit notamment une réforme de la justice, la préparation de la mise en œuvre de la régionalisation et la réforme du régime des retraites et du système fiscal, entre autres mesures urgentes pour juguler le déficit budgétaire, qui a atteint 7% du PIB en 2012 et atteindra probablement 5% pour 2013.


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