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Lundi, 26 Février 2018

  •   Merouane Korso
  • mardi 5 novembre 2013 20:14

Les députés marocains critiquent le projet de loi de finances 2014 de Benkirane

Le gouvernement Benkirane sous le feu de la critique pour une loi de finance jugée austère (Ph. DR)

Le projet de loi de finances 2014 préparé par le parti islamistes du Parti justice et développement (PJD au pouvoir) est passé au peigne fin par le parlement. Austère, le texte présenté aux députés pour débat est vivement critiqué, notamment par l'Istiqlal, chef de file des partis conservateurs qui est sorti du gouvernement au début de l'été dernier.

 

La sortie bruyante de l'Istiqlal du gouvernement dirigé par le parti islamiste du PJD, avait créé une crise politique difficilement circonscrite fin septembre par l'entrée dans la majorité gouvernementale du RNI (Rassemblement national des indépendants). La présentation du projet de loi de finances 2014 par le gouvernement Benkirane est une opportunité à l'Istiqlal de revenir à la charge et critiquer le programme économique du PJD. Le président du groupe de l'Istiqlal au parlement (Chambre des représentants), Noureddine Mediane, estime que ce projet ''constitue un recul sur les engagements pris par le gouvernement'', et porte sur « des promesses destinées exclusivement à la consommation politique ». Pour lui, le budget d'investissement a été réduit, ce qui se répercute sur ''les opportunités de croissance et de création d'emploi''. Ce projet de loi de finances 2014 ''n'est pas à la hauteur des aspirations eu égard à la situation difficile de plusieurs secteurs vitaux comme la santé, l'éducation et l'habitat''. Plus direct, le député istiqlalien estime que le gouvernement a opté ''pour la facilité en touchant directement au pouvoir d'achat des classes pauvres et moyennes, au moment où il devait s'attaquer à l'évasion fiscale''. Le gouvernement prévoit pour 2014 une réduction des postes d'emploi, qui passent de 26.000 en 2013 à 17.000 prévus par le projet de loi de finances 2014, ainsi que le recul des transferts de l'Etat au profit du Fonds de développement social et du Fonds de développement agricole. L'absence d'un calendrier pour la reprise du dialogue social avec les syndicats est également mise sur la table par le représentant de l'Istiqlal. Pour le représentant du Parti Authenticité et Modernité (PAM, proche du Palais royal), M. Younes Skouri, le projet de loi de finances 2014 a des '' objectifs contradictoires''. Il dénonce ''l'incapacité du gouvernement à prendre en considération les priorités'' dans le cadre de ce projet. Quant au député de l'Union Constitutionnelle (UC) Mouloud Berkayou, il estime que le gouvernement ne peut réaliser en 2014, l'objectif d'un taux de croissance de plus de 4%. Abdelaziz El Aboudi, député de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), relève de son côté le PLF 2014 présente des chiffres difficiles ''à atteindre eu égard à la conjoncture économique actuelle''.

Le gouvernement veut maîtriser les dépenses

Le document du gouvernement, qui table sur une croissance de plus de 4% et un déficit budgétaire de moins de 5% en 2014, préconise notamment une réforme de la justice, la préparation de la mise en œuvre de la régionalisation et la réforme des retraites et du système fiscal, comme mesures urgentes pour juguler le déficit budgétaire, qui avait atteint 7% du PIB en 2012, et probablement 5% pour 2013. Dans sa lettre de cadrage, le gouvernement insiste sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement dont la masse salariale et les dépenses d'investissement. Mais, si le gouvernement Benkirane veut réformer le régime des retraites et le système fiscal, il a cependant fait machine arrière sur la refonte de la compensation des prix des produits de première nécessité, dont les produits énergétiques, ainsi que le maintien de l'indexation des prix. Avec un budget annuel de plus de 50 milliards de dirhams, dont le quart va au poste énergie (gaz butane notamment) et un autre aux importations de céréales, la caisse de compensation est devenue un véritable boulet pour les différents exécutifs depuis l'ère de Abderahmane Youssoufi (USFP, socialiste).

 


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