Connexion S'enregistrer

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

Créer un compte

Pour valider ce formulaire, vous devez remplir tous les champs.
Nom
Identifiant
Mot de passe
Répétez le mot de passe
Adresse e-mail
Répétez l'adresse e-mail
Captcha
Samedi, 26 Mai 2018

  •   Boualem Alami
  • vendredi 4 octobre 2013 12:05

Benkirane veut une loi de finances qui rétablisse les grands équilibres de l’économie marocaine

Loi de financesLa loi de finances 2014 amorcera-t-elle le processus de guérison de l’économie marocaine ?

Dans sa lettre de cadrage pour le projet de loi de finances 2014, le Chef du gouvernement marocain Abelilah Benkirane préconise la réforme des retraites et du système fiscal. De peur d’exacerber les tensions sociales, la réforme du système de subvention de certains produits de première nécessité semble, quant à elle, avoir été reportée.

 

Au Maroc, 2014 devrait renouer avec la rigueur budgétaire, sur fond de réformes de certains secteurs budgétivores, notamment la Caisse des retraites et les salaires des fonctionnaires.

Dans sa lettre de cadrage pour le projet de loi de finances 2014 envoyée aux différents ministères, le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane insiste, en effet, sur la rigueur budgétaire pour rétablir les grands équilibres macroéconomiques.

Le document du gouvernement, qui table sur une croissance de plus de 4% et un déficit budgétaire de moins de 5% en 2014, préconise notamment une réforme de la justice, la préparation de la mise en œuvre de la régionalisation et la réforme des retraites et du système fiscal, comme mesures urgentes pour juguler le déficit budgétaire, qui avait atteint 7% du PIB en 2012 et probablement 5% pour 2013.

Pour rappel, la loi de finances pour 2013 tablait sur une croissance de 4,5%, une baisse du déficit budgétaire à 4,8 %, une inflation à moins de 3%, et un taux de chômage à moins de 10%.

La lettre de cadrage insiste sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement dont la masse salariale et les dépenses d'investissement. Mais si le gouvernement Benkirane veut réformer le régime des retraites et le système fiscal, il a fait machine arrière sur le refonte de la compensation des prix des produits de première nécessité, dont les produits énergétiques.

Avec un budget annuel de plus de 50 milliards de dirhams, dont le quart va au poste énergie (le gaz butane, notamment) et un autre aux importations de céréales, la Caisse de compensation est un véritable boulet pour les différents exécutifs depuis l'ère d’Abderrahmane Youssoufi (USFP, socialiste). 

 

Pessimisme

 

Le budget de la Caisse de compensation pourrait atteindre, pour la période 2013-2016, plus de 200 milliards de dirhams contre 123 milliards de dirhams entre 2009-2011. Le recul du gouvernement sur la réforme du système de subvention de certains produits de première nécessité pourrait s'expliquer par son souci de ne pas trop exacerber le front social.

Le maintien du système de subvention de ces produits à travers la Caisse de compensation est en porte à faux avec les récentes recommandations du FMI, qui avait donné son feu vert, en août dernier, à la reconduction de la ligne de précaution et de liquidités (LPL), dotée de 6,2 milliards de dollars. Cette institution adossait l'octroi de cette LPL à une réduction des subventions à 3 % d’ici 2017 et sur la réforme de la compensation et du régime des retraites.


Évaluer cet élément
(1 Vote)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.