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Samedi, 26 Mai 2018

  •   Boualem Alami
  • samedi 28 septembre 2013 13:00

Le Centre marocain de conjoncture estime que l’économie marocaine est mal en point

A. Benkirane Premier minitre Marocain

Le CMC a attribué à tous les secteurs et agrégats une mauvaise note (B ou C). Aucun n’a obtenu la note A. La clé d'un possible retour à la croissance, estime-t-il, est le secteur industriel qui, avec 12% du PIB, ''est en mal d’émergence de résultats''.

 

L'économie marocaine va mal et n'arrive pas à rebondir: c'est le constat établi cette semaine par le Centre marocain de conjoncture (CMC) qui, à l'issue d'une enquête sur le modèle de croissance choisi par le gouvernement et les grands agrégats économiques du pays, donne à l'industrie la plus mauvaise note, la note C.

La grille du CMC est décroissante, de A à C. L'enquête montre, encore une fois, le ralentissement généralisé de la croissance et le recul des grands indicateurs. Tous les secteurs sont mal. Le modèle de croissance et le tourisme sont notés ''B'', le plan de relance de l'industrie (plan Emergence) a obtenu un ''C"", tout comme le marché de l’emploi et le pouvoir d’achat. La même note ''C'' est attribuée aussi bien au commerce extérieur qu’à l’application des réformes structurelles prévues par la nouvelle Constitution votée dans la foulée du Printemps arabe. En résumé, aucun secteur ou agrégat n’a obtenu la note ''A''

Pour le CMC, le ralentissement généralisé de l'économie marocaine est patent. La croissance n'est plus au rendez-vous depuis le Printemps arabe, qui a coïncide avec l'arrivée au gouvernement des islamistes du PJD (parti de la Justice et du Développement), alors que le déficit budgétaire atteint les 7% du PIB, avec une dette publique de 60% du PIB.

''La pauvreté supposée avoir reculé entre 2001 et 2007 continue d’affecter quelque huit millions de personnes'', estime le CMC, qui préconise une urgente ''mise en œuvre d’une stratégie de croissance inclusive pour stimuler les investissements novateurs à travers l’amélioration du climat des affaires, l’adoption d’un système fiscal rassurant et l’éradication de l’économie de rente''. La clé d'un possible retour à la croissance, ajoute-t-il, doit être le secteur industriel qui, avec seulement 12% du PIB, ''est en mal d’émergence de résultats''.

 

Mises en garde

 

Selon le CMC, le coût du retard dans la réalisation de réformes structurelles équivaut à 2,5% de croissance, notamment dans l'application des recommandations du FMI pour la réforme du système de compensation, les retraites ou le régime fiscal.

Les conclusions du centre rejoignent celles du gouverneur de la Banque du Maroc (Bank al Maghrib) dans son rapport 2012 sur l'état de l'économie marocaine. Abdelatif Jouahri ne prend pas de pincettes: il faut réformer au plus vite la boulimique caisse de compensation (plus de 50 milliards de dirhams en 2012), les caisses de retraites ainsi que la fiscalité pour améliorer le niveau de financement de l'économie à travers le renflouement du Trésor.

Pour le gouverneur de Bank Al Maghrib (BAM), ''ces réformes, aussi difficiles et impopulaires soient-elles, sont les seules à même de rétablir les équilibres macro-économiques'' du Maroc et la viabilité des finances publiques pour relancer la croissance.

Le bilan de 2012 n'est pas reluisant: un déficit budgétaire de 7,6% du PIB, soit 0,4% point de plus que ce qu’avait annoncé le gouvernement, et une croissance de seulement 2,7 %.


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