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Samedi, 26 Mai 2018

  •   Oxford business Group
  • vendredi 8 novembre 2013 15:29

Intensification de la prospection pétrolière et gazière au Maroc

Maroc offshore explorationJusqu'à 10 puits d'exploration offshore devraient être mis en place en 2013-14, soit deux fois plus que ces 10 dernières années.

Les compagnies pétrolières et gazières ont été particulièrement actives dans le pays ces deux dernières années. Cinq d'entre elles se sont vu octroyer de nouveaux blocs, tandis qu'une série d'acquisitions et d'autres accords ont été conclus ; plusieurs groupes pétroliers internationaux, tels que Chevron, Total et Galp, mais aussi des sociétés indépendantes, notamment Genel Energy, Cairn Energy et Kosmos Energy, ont en effet entrepris de renforcer leur couverture offshore.

 

Contrairement à l'Algérie voisine, dont l'économie repose depuis longtemps sur les vastes réserves d'hydrocarbures, le Maroc reste fortement tributaire de ses importations de brut et de gaz pour stimuler la croissance. Pourtant, les investisseurs manifestent un intérêt accru pour les réserves d'hydrocarbures offshore du royaume, largement inexplorées, attirés par différents facteurs, notamment les résultats prometteurs des études sismiques, et des conditions d'investissement attractives. Grâce au forage de 10 nouveaux puits, prévu en 2013-14, le Maroc pourrait enregistrer une hausse significative de sa production de pétrole et de gaz à moyen terme, et ainsi réduire ses importations énergétiques et redresser une balance commerciale de plus en plus déficitaire.

 

Ruée vers l'or noir

 

Déterminées à s'approprier les derniers hectares disponibles, les compagnies pétrolières et gazières ont été particulièrement actives dans le pays ces deux dernières années. Cinq d'entre elles se sont vu octroyer de nouveaux blocs, tandis qu'une série d'acquisitions et d'autres accords ont été conclus ; plusieurs groupes pétroliers internationaux, tels que Chevron, Total et Galp, mais aussi des sociétés indépendantes, notamment Genel Energy, Cairn Energy et Kosmos Energy, ont en effet entrepris de renforcer leur couverture offshore.

D'après l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), jusqu'à 10 puits d'exploration offshore devraient être mis en place en 2013-14, soit deux fois plus que ces 10 dernières années. Depuis 1968, 34 puits seulement ont été forés, dont 28 avant 2003, à des profondeurs relativement faibles.

La société indépendante Cairn Energy, basée au Royaume-Uni, a assis sa présence grâce au rachat de Nautical Petroleum en juin 2012, scellé par une prise de participation de 37.5 % dans la licence Juby Maritime, qui englobe la découverte de pétrole lourd sur le site de Cap Juby, le premier grand gisement découvert au Maroc. Par la suite, en août 2012, Cairn a acquis une participation de 50 % dans le bloc de Foum Draa, et obtenu le statut d'opérateur, moyennant un investissement de 44.1 millions d'euros destiné à financer le forage d'un puits exploratoire.

Genel Energy, une société anglo-turque indépendante, a obtenu une participation de 37.5 % dans la licence Juby Maritime mi 2012, grâce à l'acquisition de Barrus Petroleum. Si Cap Juby n'a pas produit de gisement commercial, l'ONHYM indique néanmoins que d'après de récents tests, la présence de pétrole et de gaz est confirmée dans le bloc ; Cairn et Genel devraient donc forer des puits exploratoires en 2014. Genel prévoit par ailleurs de creuser des puits en 2014 dans son bloc Sidi Moussa, dans lequel elle détient depuis fin 2012 une participation de 60 %, chiffrée à 36.8 millions d'euros, et le bloc Mir Left, qui lui a été octroyé en novembre 2012.

La licence offshore Mazagan a fait naître un sentiment d'optimisme quant à la présence de ressources potentielles. En septembre 2012, se basant sur de nouvelles données sismiques, le groupe indépendant DeGoyler & MacNaughton a évalué les ressources de la zone à 7 milliards de barils, soit une hausse considérable par rapport aux précédentes estimations, qui s'élevaient à 2.4 milliards de barils. En janvier 2013, Plains Exploration a acquis une participation directe de 52 % dans la licence Mazagan auprès du précédent opérateur, Pura Vida, et devrait débuter les forages exploratoires en 2014.

Désireux de renforcer leurs activités d'exploration frontalière, les principaux groupes pétroliers internationaux sont de plus en plus actifs dans la région. En janvier 2013, Chevron s'est vu octroyer des licences pour trois blocs dans le bassin à eaux profondes de Doukkala, tandis que Tangiers Petroleum a cédé 50 % de ses participations dans le bloc offshore Tarfaya à Galp en 2012. Un précédent puits d'essai, MO-2, foré à Tarfaya, a permis d'évaluer la capacité de production potentielle à plus de 2 300 barils par jour (bpj).

 

Attirer les investisseurs

 

L'enthousiasme excessif pour les travaux de prospection au Maroc pourrait être prématuré, car le pays doit encore produire un gisement commercial à grande échelle. Enhardis en partie par la hausse des volumes produits par les opérateurs non traditionnels dans d'autres pays du continent, notamment l'Ouganda et le Ghana, les investisseurs se montrent néanmoins intéressés, en raison notamment des conditions d'investissement attractives fixées par le gouvernement.

Conformément à la loi de 2000 relative aux hydrocarbures, la participation de l'ONHYM dans toutes les opérations d'exploration et de production est limitée à 25 %, l'un des taux les plus bas de la région, sensiblement inférieur aux 51 % de participation applicables en Algérie pour l'ensemble des opérations nationales. Les redevances sont également relativement modestes : 10 % pour la production de pétrole, et 5 % pour le gaz, des taux qui permettent de limiter la participation du gouvernement à 35 %. En outre, les entreprises bénéficient d'une exonération fiscale pendant 10 ans pour chaque nouveau gisement découvert. D'après la société Longreach Oil & Gas, basée au Royaume-Uni, le profit généré par la production d'un baril de pétrole au Maroc correspond à celui de 13 barils en Algérie, sept au Nigeria, et deux en Égypte.

Les efforts déployés par le Maroc pour favoriser l'exploration sont fondamentaux pour atteindre l'objectif affiché, à savoir réduire le déficit commercial croissant du royaume. Les factures pétrolière et gazière ont grimpé de 17.9 % en glissement annuel, pour s'établir à 106.5 milliards de dirhams (9.49 milliards d'euros) en 2012. Les dépenses énergétiques représentaient 27.6 % des importations totales en 2012, contre 25.3 % en 2011, et ont contribué en 2012 à un déficit commercial record chiffré à 197.2 milliards de dirhams (17.57 milliards d'euros). Les sociétés pétrolières et gazières étrangères s'intéressent de plus en plus au potentiel du Maroc ; les 18 mois à venir devraient être déterminants, les opérateurs ayant commencé à accélérer les travaux de forage à la recherche d'un gisement qui propulsera le secteur vers l'avant, et réduira le déficit du pays.


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