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Mardi, 23 Janvier 2018

  •   Nejma Rondeleux
  • mercredi 28 août 2013 10:49

Sombres chiffres du chômage en Afrique du Nord selon un sondage Gallup

 La situation du travail dans la région MENA est loin d'être aussi optimiste que les discoursLa situation du travail dans la région MENA est loin d'être aussi optimiste que les discours.

19% en 2012 : la région Moyen Orient-Afrique du Nord (MENA) affiche le taux de chômage le plus élevé au monde, révèle une enquête de Gallup International rendue publique début août dernier. Plus de la moitié de la population adulte de cette région se trouve en dehors du marché du travail formel.

 

Malgré les discours officiels rassurants sur une baisse constante du chômage dans les pays du Maghreb, la situation est loin d'être parfaite. Les pays du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord ont enregistré le taux de chômage le plus élevé au monde en 2012, avec 19%, dépassant ainsi l'Afrique sub-saharienne et ses 15%. C'est ce qu'indique un sondage de l'institut américain Gallup sur la situation de l’emploi en 2012 basé sur des entrevues téléphoniques et des rendez-vous face-à-face avec 224.975 adultes âgés de 15 ans et plus, dans 141 pays.

Autre indicateur prouvant que la situation de l'emploi dans la région MENA est loin d'être aussi radieuse que ne le laissent entendre les discours: 56% de la population adulte (15 ans et plus) ne font pas partie de la population active réelle (« workforce » en anglais), soit parce qu'ils sont au chômage, soit parce qu'ils sont en recherche d'emploi à plein temps.  Avec un tel pourcentage, la région MENA arrive en tête du classement, loin devant l'Afrique sub-saharienne qui enregistre un taux de  32%.

 

Travailleurs indépendants : attention danger !

L'indice Gallup sur « la population employée » ou « payroll to population » en anglais (P2P) utilisé dans le sondage est étroitement lié au PIB (produit intérieur brut), souligne l'Institut américain. Les pays les plus riches ont tendance à avoir un large pourcentage de leur population travaillant pour un employeur tandis que les pays les plus pauvres ont tendance à avoir un fort pourcentage de leur population qui travaille à son propre compte. Or, dans les pays en voie de développement, « le travail indépendant est synonyme de travail de subsistance qui s'inscrit dans l'informel et suggère donc un manque d'opportunités de bons postes », à la différence de ce qu'est la situation dans les pays développés, où le « travail indépendant est pensé comme un moteur de croissance », souligne le rapport.

Dès lors, dans les pays du Maghreb, travail indépendant signifie généralement travail informel, avec des travailleurs engagés dans une activité de subsistance bien plus que dans une micro-entreprise dynamique ou start-up. Ainsi, en Algérie, sur les 3.9 millions de personnes travaillant dans l'informel (soit 11% de la population), près de la moitié est constituée de salariés non permanents (47,9% ) et 44,3% de personnes travaillant pour leur propre compte, révélait, fin 2010, une enquête de l’Office national des statistiques (ONS). En Tunisie, le travail informel représente 53% de l’ensemble de l’emploi du pays et 38% du produit intérieur brut (PIB), selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2010. Enfin, au Maroc, l’économie informelle était estimée à environ 14% du PIB en 2010 et  33,7 % de la population active sans diplôme exerçaient une activité indépendante, un nombre équivalent à celui des salariés (33.8%), selon le rapport 2010 sur l'emploi du Haut Commissariat au plan du Maroc.

Certains économistes algériens estiment, par ailleurs, que le chiffre annoncé par le ministre algérien du Travail, Tayeb Louh, à la mi-août de « plus de 222.000 micro-entreprises créées de l’année 2010 au 1er semestre de l’année 2013 », n’entre pas non plus dans la catégorie de « travail indépendant synonyme de moteur de croissance ». C’est plutôt, estime l’un d’eux, une « dépense sociale de l’Etat à fonds perdus ».


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